RESEAUX

Résumé de l'éditeur : chez Nathan

Sur les réseaux, tout le monde pense connaître tout le monde. Tout le monde aime, surveille, espionne tout le monde. Mais désormais, une guerre est déclenchée, sur le web et dans le monde réel. Et Sixie, 15 ans, est l’enjeu, le butin, le gibier de tous les combattants…

Mon avis :

Avec un démarrage quelque peu déroutant par les multiples informations données et le nombre de personnages, Réseaux est un roman jeunesse qui ne sera pas à la portée de tous les jeunes lecteurs.

Écrit comme un jeu vidéo, Réseaux est un roman à tableaux axé autour d'un personnage, Sixtine ou Sixie de son pseudo. Elle est en proie à des cauchemars qu'elle retranscrit, comme beaucoup d'autres, sur le net, sur une page d'un réseau appelé DKB (Dream Katcher Book). Ses cauchemars, qui mettent souvent en scène la mort d'une personne, servent d'inspiration à la réalisation de vidéos également postées sur ce même réseau mais qui sont tellement confondantes de réalité que la police finit par mener une enquête.

Dans ce même Réseau, César Diaz alias Nada#1, règne en maître et fait passer ses messages d'anarchie parmi tout un tas de "gamers" internationaux. Appelés les Nadas, ceux-ci sèment le chaos, sous la supervision de Nada#1, en faisant de sales (mais parfois drôles) blagues dans les milieux politiques et organisant des jeux vidéos réels appelés Play It for Real qui rendent totalement dinguesles forces de l'Ordre. Mais le temps du jeu semble révolu et un attentat a Paris relie Nada#1 à un acte terroriste...

Après pas mal de retours en arrière pour relire certains détails qui m'avaient échappé, je me suis plongée la tête la première dans cette course folle. Car avec chapitres très courts, parfois juste un paragraphe, accentué par l'alternance des personnages, l'auteur donne un rythme efrenné au roman. C'est un peu déroutant au début mais le temps de se familiariser avec tout ce petit monde, la lecture devient passionnante. Du coup pas le temps de s'ennuyer on passe d'un point de vue à un autre changeant sans cesse de décor.

L'auteur nous trimballe comme un sac a patates à travers l'Europe. Il nous jette de la poudre aux yeux, en véritable illusionniste il nous fait croire ce qu'il veut et nous, on gobe tout, même les incohérences, nombreuses, qui parsèment le roman : des actions totalement improbables de certains personnages au manque de sécurité de certains lieux officiels, certains scènes relèvent totalement de la fiction. Tant pis, une fois immergés dans l'histoire, on ne fait pas machine arrière, on veut savoir et on ira jusqu'au bout.

Vincent Villeminot  nous embarque dans les méandres de son histoire entre cauchemar et réalité.

Bon DKB...

Je vous laisse avec l'auteur: