scorpi 1 

Sortie VF le 5 octobre 2016

Présentation de l’éditeur : chez Calmann-Lévy

Par un de ces orages d’été dont Paris a le secret, Charlotte, 23 ans, découvre un petit garçon blotti au pied de son immeuble, ses cheveux sombres ruisselant d'eau, son T-shirt plaqué par la pluie. 

Charlotte, qui est la gentillesse même, lui propose de s’abriter chez elle. L’enfant la suit sans un mot. D’ailleurs, il parle très peu, mais quand il parle c’est pour dire des choses ahurissantes : ses parents et son grand frère seraient des tueurs à gages aux pouvoirs mystérieux, baptisés les Scorpi. Lui-même, Élias, serait en apprentissage. Et sa phrase fétiche semble être : « Tu veux que je le tue ? »

Charlotte n’en croit pas un mot, d’abord. Mais bientôt elle découvre dans son salon une version 25 ans d’Elias, un grand brun aux yeux bleu outremer qui a l'air de débarquer d'un autre monde. Adam, le fameux frère, vient d’entrer dans sa vie, et celle-ci va tourner à la cavalcade.

Poursuivie par des inconnus, repérée par la police, rendue chèvre par ses "invités", Charlotte arrivera-t-elle à maîtriser la folie tantôt joyeuse tantôt angoissante que devient son destin depuis qu'elle a rencontré les Scorpi ?

Alors ? Prêts à suivre ceux qui marchent dans les ombres ?

L'avis de Linagalatée :

Elias Lesath a 10 ans et sa mère l’a mis dehors. Il doit se débrouiller seul pendant un an, après quoi il aura le droit de revenir chez lui. Quelle ne fut pas la stupeur de Charlotte Laroche quand Elias lui raconte son histoire après qu’elle l’ait recueilli chez elle. Il était tout simplement devant le porche de l’entrée de son immeuble, il tombait des cordes, elle revenait de courses, l’avait trouvé là et n’avait pas eu le cœur de le laisser dehors, aux intempéries. Mais maintenant elle était bien embêtée, pas de Lesath dans les pages blanches ni à Paris, ni en proche banlieue ! Qui était ce gamin et d’où venait-il ? Mais surtout quelle mère pouvait imposer à un petit bonhomme, un tel exil ?

Ca, c’était le premier choc pour Charlotte, le second sera quand elle verra Elias torse nu, couvert de cicatrices, infligées par sa mère. Le troisième est quand Elias lui dit : « Pourquoi ? Elle ne t’en a pas fait la tienne ? ».

Charlotte a décidé de prévenir la police, en espérant que celle-ci ne prévienne pas immédiatement les parents. Les services sociaux seraient peut-être plus sûrs, mais il est hors de question de ressortir ce soir, premièrement parce que l’orage menace toujours et surtout un tueur rôde, et ce serait beaucoup trop dangereux. Il faudra donc attendre le lendemain mais entre-temps, tenter d’en apprendre un peu plus sur Elias.

Mais quand soudain Adam Lesath fait également son apparition dans la vie de Charlotte, tout bascule, ses certitudes, son quotidien, ses sentiments, ses limites.

Je vais m’arrêter là car je veux absolument que vous découvriez ce roman comme je l’ai fait, c’est-à-dire sans rien savoir (j’avais à peine lu la quatrième de couv).

La couverture est juste magnifique même si elle est un peu sombre, elle me rappelle les escaliers montmartrois de mon enfance.

Les personnages sont d’une richesse infinie, tout est fait et dit pour que vous vous les appropriiez d’une manière définitive et addictive.

Que ce soit Charlotte, Elias, Adam, Firmin, Lazare, … Je les aime tous, sauf Julia, mais Julia, personne ne l’aime …

J’ai adoré cette magnifique histoire, elle est d’une telle fraicheur, d’une telle spontanéité, d’une telle générosité, que je n’ai qu’un seul regret, c’est qu’elle ne puisse pas être réelle.

Je n’ai vraiment pas pu poser ce roman et je l’ai fini tard dans la nuit, parce je voulais connaître le dénouement bien sûr, mais surtout parce que je m’y sentais tellement bien que je ne voulais pas quitter la douce sensation qu’il me procurait. Et pour retrouver toutes ces sensations, je ferme les yeux, je caresse la couverture de ce bijou et je souris.

Une lecture gravement addictive, mais heureusement les deux tomes suivants vont paraître les 26 octobre et 9 novembre, donc assez vite finalement, parce que je tuerais pour avoir la suite, tout de suite !

Ce roman va vous replonger dans votre âme d’enfant, un conte moderne et merveilleux, écrit avec talent, avec des mots et des situations de tous les jours, mais avec cette pointe de magie qui fait la différence, toute la différence !

Merci beaucoup à Roxane Dambre et Calman-lévy de nous avoir donné l’opportunité d’accéder à cette merveilleuse histoire qui m’a fait un bien fou. Elle m’a fait l’impression d’un baume magique que ma maman me passait sur mes bobos d’enfant et qui faisait disparaître toute la noirceur environnante.

Les mots me manquent pour vous décrire toutes les sensations qu’il m’a procurées, un bonbon un petit peu acidulé qui exciterait vos papilles et qui coulerait dans votre gorge pour inonder votre corps jusqu’au bout de vos doigts.

Pour tout public, vraiment, de 7 à 107 ans et au-delà.