Ne te fie à personne

 

Sortie VF le 5 avril 2017

Présentation de l’éditeur : chez Casterman

Le type tressaillit en sentant le métal froid des menottes.
- Capitaine Jobert... Brigade des goules.

Elle vit les épaules se raidir, il commença à trembler. 
- Tu comprends de quoi je te parle ? 
- Je... Je... 

Il se mit à pleurer, comme un môme. 
- C'est la première fois ? demanda Diane. 
- J'ai... j'ai blessé quelqu'un ? 

Elle éprouva soudain un profond sentiment de pitié et de colère mêlées. 
« Blessé ? si tu savais... Tu n'imagines même pas. » 

L'avis de Linagalatée :

Les choses ont quelque peu changé au sein de la « Brigade des goules », Léon Markowicz sombre de plus en plus dans l’alcool, et laisse la direction de la brigade à son fidèle Bosco. Toujours secondé de Jobert appelée Diane de Moitié, et Toussaint Fermeture, surnommé Jimy Hendrix.

Les attaques de goules continuent de plus en plus violentes, elles ne laissent plus aucune chance à leur victime.

Mais rapidement d’autres meurtres sont recensés et ce n’est pas la brigade des goules qui en a l’exclusivité, même si des goules paraissent directement concernées.  Elle va mener une enquête parallèle à celle de la Criminelle, mais n’ayant que peu eu accès aux scènes de crimes, les choses se révèlent très vite compliquées.

Fleur et Adélaïde, les filles de Markowicz, vivent, elles aussi, des moments très sombres. Fleur est amoureuse, comme on peut l’être à 17 ans, et Adélaïde, sa cadette de 7 ans, devient de plus en plus taciturne et attirée par la mort et tout ce qui s’y rapporte. Mais une fois de plus Léon a baissé les bras quant à l’éducation de ses filles, si bien qu’elles n’osent plus lui parler ni l’une ni l’autre.

Jusqu’à quand la situation va t’elle continuer de se dégrader ? Quand tous sont au bord de la rupture, on peut craindre le pire.

C’est avec un grand plaisir que j’ai retrouvé cette équipe que nous avons déjà rencontrée dans « La prochaine fois ce sera toi », on retrouve les protagonistes, avec leurs carences et leurs blessures. La vie a continué pour eux, traînant son lot de tristesse et de coups durs.

Si, dans le précédent tome, on s’était un peu plus attachés à Léon et Jobert, celui-ci met en avant Bosco et Hendrix, et on découvre du coup, des personnages tout aussi intéressants, au passé chargé, mais eux aussi, pleins de foi en l’avenir.

Bosco en père protecteur envers les filles de Léon, et Hendrix, en homme sage et un peu (beaucoup) tourné vers le vaudou, il nous ferait presque un peu peur avec ses incantations et les herbes qu’il brûle. Mais, on dirait bien que parfois, on pourrait vraiment y croire, tant le doute est permis.

Les personnages vont se retrouver dans une situation complexe, avec ces nouveaux meurtres, et chacun va devoir composer avec ses armes pour parvenir à glaner quelques informations leur permettant d’avancer dans leur enquête.

Mais surtout, surtout, vous allez être témoins de révélations complètement inattendues, de situations incroyables, qui vont vous faire ouvrir grand les yeux et la bouche, et vous retrouver en apnée plus d’une fois.

Un scénario hallucinant, inutile de vous dire que j’ai autant adoré ce second tome que le premier. J’en reprendrai bien une troisième part, mais malheureusement la fin ne laisse pas la porte ouverte à une éventuelle suite, mais Vincent Villeminot, est suffisamment retors, pervers et génial, que finalement tout est possible, s’il le veut bien.