L'endroit le plus dangereux du monde

Sortie VF le 29 mars 2017

Présentation de l’éditeur : chez JC Lattès

Dans une communauté idyllique de riches californiens au nord de San Francisco – un faux paradis – un drame survient. Parmi les élèves privilégiés du collège local, Tristan Bloch, 13 ans, amoureux de Cally, lui a déclaré maladroitement sa flamme dans une lettre qu'elle a fait circuler sur Facebook. Un matin, il part à vélo se jeter du haut du Golden Gate.

Cette tragédie va hanter un groupe de jeunes dont le lecteur découvre, avec le nouveau professeur d’anglais, la jeune Molly, les secrets et les blessures d’une adolescence sans repères. Il y a parmi eux Emma, la danseuse si douée, et fêtarde, Dave, le tricheur, l’élève moyen qui s’efforce de répondre aux attentes de ses parents, Callista, la hippie marginale …Tous sont addict aux réseaux sociaux, à l’alcool, à la drogue, au sexe. Jusqu’au jour où, à l’occasion d’une fête improvisée dans la luxueuse demeure d’un des parents absents, leurs excès vont provoquer le saccage des lieux et entraîner un terrible accident de voiture.
À la fin de leur dernière année scolaire, avant d'intégrer l’université, ces jeunes qui lisent et se passionnent pour le roman de Fitzgerald, Gatsby le magnifique, perdent leur assurance et leur arrogance, ils vont enfin entrer dans le monde réel.

L’avis de Linagalatée :

Calista Broderick a 13 ans et va au collège de Mill Valley en Californie.  Ce matin elle est convoquée dans le bureau de Miss Flax, la conseillère du collège, elle a été vue en train de copier lors d’un devoir de maths.

Tristan Block était dans le bureau de Miss Flax et a offert à Cally une grue en origami, prête à s’envoler. Cally l’a acceptée, mais Tristan, est différents des autres élèves de l’école, et pour lui, accepter son cadeau, c’est comme un engagement.

Mais Cally a nombre d’autres préoccupations : sa meilleure amie, Abigael Cress, à qui elle confie tout, et surtout avec qui elle parle du beau Ryan Harbinger, "est-ce qu’il veut vraiment sortir avec elle" ?

Quand Tristan lui déclare sa flamme, Cally et Abigael décident d’aller montrer la lettre à Ryan, qui s’en empare et la publie sur facebook, il est ami avec Tristan.

Les moqueries et brimades ne tardent pas, de la part de Ryan et de ses copains, également élèves de la classe. Abigael fait une demande d’ami à Tristan afin de pouvoir suivre toute cette conversation. Cally sait déjà qu’elle a mal agi, mais il est trop tard pour reculer. On a à faire à toute la cruauté dont on peut faire preuve à 13 ans, quand on veut épater ses copains et draguer les filles. Cruauté purement gratuite mais combien dévastatrice.

L’eau a passé sous les ponts et on retrouve notre petit groupe, quatre ans plus tard en première, avec comme professeur de littérature anglaise, Molly Nicoll. Abigael et Cally ne se parlent plus depuis l’histoire de la lettre de Tristan.

Molly, pour qui c’est la première année en tant que professeur, tient à instaurer avec ses élèves non pas une relation d’amitié, mais au moins une relation de confiance, et met tout en œuvre pour y parvenir, en changeant la disposition de la classe, en rajoutant un canapé. Et puisqu’ils ne sont pas très enclins à lire, elle leur fait la lecture. Au moins ils écoutent.

Je suis complètement déboussolée par ce roman et jusqu’à arriver aux deux tiers, je me suis demandé une dizaine de fois pourquoi je ne le posais pas. La lecture a été plus que pénible. Il ne se passe rien !!!!! Juste un récit de tout ce qu’il y a de plus quotidien ! Et je ne retrouvai rien de ce que m’annonçait la quatrième de couv. Je lisais un autre roman, même si j’avais bien compris que le nœud du problème était les réseaux sociaux, mais l’auteur en parle à peine.

Et on ne sait pas ni pourquoi, ni comment, d’un coup ça démarre, et là oui, effectivement on est en plein dedans ! Les fêtes, l’alcool, la drogue, la drague, le sexe, tout est déversé avec brutalité, dans ce dernier tiers de roman. Tout, trop rapidement ! Beaucoup trop !

Avant, on avait l’impression d’avoir plutôt à faire à des jeunes sans histoire, qui fumaient peut-être un peu d’herbe, dont un ou deux faisaient un peu de deal, mais rien en soi qui justifiait une histoire.

Je n’ai vraiment pas compris cette position de l’auteur de condenser toutes les dérives dans le derniers tiers, je n’ai pas compris si elle avait voulu nous mettre dans une certaine ambiance avant l’explosion finale. Si bien que je me suis fermement ennuyée et je voulais vraiment le finir pour en faire la chronique la plus juste possible.

J’ai terminé ma lecture complètement frustrée de ne pas avoir eu une histoire sur la continuité. Certes la fin est du coup très violente et percutante, mais je ne suis pas certaine que beaucoup de personnes tiendront 204 pages sur 376, d’autant que c’est quand même un roman plutôt jeune adulte.

La couverture et la quatrième de couv, finalement me sont apparues comme une vitrine relativement trompeuse, bien achalandée, alors que l’intérieur est globalement plutôt vide.

Je suis passée complètement à côté.