JOSH

Sortie VF le 9 mai 2017

Présentation de l’éditeur :

Derrière toute grande histoire se cache une grande blessure. 

Pourquoi cette petite ville du Middle West est-elle soudain frappée d’épouvante en cet été 1953 ? Qui diable a intérêt à semer la panique et la mort parmi cette population sans histoire ? Et enfin, pourquoi le jeune Josh et son frère Simon sont-ils observés par les uns et méprisés par les autres, comme si un mauvais sang coulait dans leurs veines ? 

L'avis de Linagalatée :

Simon, 12 ans, et Josh Gilligan, 10 ans, sont frères, et vivent avec leur père dans une cabane dans les bois, près d’un lac, dans le Montana. Leur mère les a abandonnés là, et est partie vivre sa vie autrement et ailleurs.

La complicité entre ces trois-là, est d’une force telle, que rien ne saurait l’entamer. Mais la vie sait jouer de sales tours. Leur père, ouvrier à la scierie, a eu un accident et ne reviendra jamais compléter ce trio.

Simon et Josh, vont être recueillis par leur tante maternelle Elena,  et son mari Mortimer. La maison située à 2 km de leur ancienne cabane, héberge déjà leur fille Jane, et la grand-mère Lisbeth.

Simon, aujourd’hui, a plus de soixante-dix ans, et pour la première fois depuis ce 14 août 1953, il revient à Ellison. Tout a changé, mais resteront à jamais gravés dans sa mémoire, les faits qui sont arrivés ce jour-là.

J’ai lu ce magnifique roman en plusieurs fois, non pas que je me sois ennuyée, jamais, mais les sentiments sont parfois si forts, qu’il faut un petit peu de temps pour les digérer.

Une plume fine et légère, mais qui raconte des évènements lourds de sens et de conséquences, un peu à la Steinbeck. Ce n’est pas par hasard que l’auteur a choisi une phrase de cet auteur en quatrième de couv : il doit se reconnaître dans cette écriture. En tous cas, moi je l’ai reconnu.

Des personnages simples, tellement honnêtes, tellement fiers de ce qu’ils sont, qu’ils nous donnent l’impression d’être d’une autre époque.

L’amour, la fraternité, le respect et la confiance entre Simon et Josh sont d’une beauté fracassante. Chaque dialogue, chaque silence entre eux, est empreint de tant de sentiments, que c’en est parfois douloureux.

L’amour qu’ils ont trouvé au sein de leur nouvelle famille, est impossible à décrire. Cette famille qui a caché nombre de secrets, mais qui est prête à tout pour ses deux nouveaux petits. Tout ça n’est pas forcément décrit avec des mots, mais on en sent l’essence entre chaque ligne, et c’est là que j’ai commencé à faire la liaison avec Steinbeck, il y a les mots que l’on lit et ceux que l’on ressent sans qu’ils soient écrits, comme dans « Les raisins de la colère ». C’est un roman de ressenti, d’une force profonde.

Je ne vous en dirai pas plus sur l’histoire en elle-même, car il faut absolument lire ce tout petit roman de 177 pages. Il vous laissera apaisé, sans colère, serein, un sourire au coin des lèvres et une larme au coin de l’œil. Votre larme ira agrandir ce lac, car il n’est plein de que larmes d’anges.