la galerie des jalousies 2

Sortie VF le 18 octobre 2017

Présentation de l’Editeur : chez Calmann-Levy

Décembre  1920. Le village minier de Faymoreau est en deuil après la mort de la petite Anne Marot, emportée par la tuberculose. Pour son frère Thomas, un mineur, déjà marié à une ouvrière d’origine polonaise, et pour Isaure, fille de métayer des environs, la peine est amplifiée par la culpabilité d'avoir échangé un baiser le soir de Noël. Dans l'espoir de mettre un terme à cet amour impossible, Isaure décide dès le lendemain de suivre à Paris son amant, le commissaire de police Justin Devers.

La vie est agréable dans la capitale, mais Isaure souffre d'être loin de son village et surtout de Thomas. Leur relation semble pourtant dans une impasse car Jolenta, l’épouse de Thomas, est sur le point de lui donner un enfant.
De retour à Faymoreau, Isaure fait la connaissance d'Olympe Mercerin, la belle-mère de l'ancien directeur de la mine, et devient sa gouvernante. Thomas, si proche et si loin à la fois, continue de la hanter…

L'avis de Linagalatée :

Ce n’est pas en restant à Faymoreau dans l’ombre de Thomas, qu’Isaure arrivera à l’oublier. En devenant la maitresse de Justin Devers, elle pensait y parvenir, et même si elle aime beaucoup Justin, l’amour qu’elle lui porte , n’atteindra jamais celui qu’elle porte à Thomas.

Quand Justin, qui n’est pas dupe de la situation, propose à Isaure de venir avec lui à Paris quelques temps, elle saute sur l’occasion. Malgré que Justin soit absolument adorable, qu’il lui fasse visiter le plus beau de Paris et qu’il l’emmène au théâtre, au restaurant, qu’il lui présente sa mère, le cœur d’Isaure est resté en Vendée, et elle décide de rentrer.

Jolenta, l’épouse de Thomas, lui mène une vie infernale, à cause de sa jalousie maladive, amplifiée par sa grossesse, le retour d’Isaure, aggrave encore la situation, et Thomas est complètement perdu dans ses sentiments. Certes il n’a pas vu Isaure grandir, mais il aime sa femme, et est heureux de devenir papa, mais Isaure accapare toutes ses pensées.

Viviane, dont l’époux et ancien directeur de la mine, est en prison maintenant, est elle-même sous surveillance policière et hospitalisée pour dépression.

Sa mère, Olympe Mercerin, revient à la demeure familiale avec les enfants de Viviane, Paul et Sophie. Elle garde Isaure à son service, à la demande expresse de sa fille, malgré qu’Isaure souffre d’une réputation de femme légère et de briseuse de ménage.

Mais un vent de colère sociale souffle sur les mines, le nouveau directeur veut imposer par la force de gros changements, mais c’était sans compter avec la force tranquille des mineurs.

Isaure apparaît parfois comme une toute jeune femme capricieuse et indécise, surtout vis-à-vis de ses sentiments envers Justin, l’amour qu’elle porte à Thomas la ronge. Elle demeure toutefois toujours aussi pétillante et d’une grande maturité malgré tout.

On retrouve avec un grand bonheur les personnages rencontrés dans le premier tome, si ce n’est la petite Anne Marot, qui a rendu son dernier souffle entourée de ceux qu’elle aimait, grâce  à Isaure, qui a vraiment de grandes qualités de cœur.

On retrouve la vie simple de gens simples, des gens de la terre et des mines, manquant souvent du nécessaire, mais toujours prêts à s’épauler.

Mais comme dans tous les villages, les langues de vipère sont légion, ces ménagères qui passent leur temps à espionner leurs voisins, et ce qu’elles ne savent pas, elles l’inventent. Jolenta va en être la victime, manipulée par une voisine sans scrupules, elle souffle le chaud et le froid dans sa maison.

C’est je crois le personnage qui m’est le moins sympathique, je la trouve manipulatrice, sournoise, mais elle souffre certainement de cette jalousie. J’ai du mal à lui trouver des excuses. Tout le monde adore Isaure, sauf elle.

Isaure va à nouveau vivre de grands bouleversements, qu’elle va devoir traverser seule, et même si elle a trouvé finalement deux amies en Viviane et Olympe, il ne faut pas oublier qu’elle n’a que 19 ans et qu’elle s’assume toute seule, là où d’autres sont encore chez leurs parents ou sont promises à un homme travailleur.

Isaure avance seule dans la vie, d’une solitude intérieure pesante, décidemment j’ai beaucoup de tendresse pour ce personnage, que je trouve d’une force incroyable, faisant fi des conventions, bravant les tempêtes que les uns et les autres dressent sur le chemin de sa vie.

Ce second tome, a comme le premier d’ailleurs, considérablement raccourci mes nuits. Je n’ai pas pu le lâcher, j’avais sans cesse besoin de savoir ce qui allait se passer. L’attente du troisième tome, début novembre, va me mettre au supplice c’est certain !

Mais je vais m’organiser pour le lire une fin de semaine, afin de ne pas avoir à me préoccuper des heures de sommeil qui s’étiolent, car je sais d’avance que ce troisième et dernier opus ne me laissera pas de répit. J’ai hâte de retrouver notre héroïne et voir quelles malveillances elle va encore devoir déjouer pour enfin vivre et être heureuse, comme elle l’entend.

Je vous le redis, une fois encore, ne passez pas à côté de cette merveilleuse histoire, pleine de rebondissements, de jalousies, d’amour, de vie.

Lire la chronique du tome 1