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Sortie VF le 18 Janvier 2018.

Présentation de l’éditeur : chez Michel Lafon

Lorsqu'elle hérite de la maison de sa grand-mère dans la Meuse, Alice décide de quitter sa vie de thésarde parisienne qui ne mène nulle part et de s'installer à la campagne. Elle se lance alors dans l'animation d'ateliers d'écriture dans deux maisons de retraite. Suzanne, Germaine, Jeanne, Élisabeth, Georges, Lucien... les anciens dont elle croise la route sont tous plus attachants les uns que les autres.

Au fil des séances d'écriture, les retraités dévoilent des bribes de leur passé et s'attachent à la jeune femme, dont ils devinent la solitude. Bien décidée à lui redonner le sourire, la joyeuse bande de seniors se donne pour mission de l'aider à trouver l'amour !

L'avis de Linagalatée :

Alice est particulièrement timide, sa thèse en sociologie ne la mène nulle part professionnellement, et même si elle a croisé l’amour, elle n’a pas osé l’exprimer, et se retrouve aujourd’hui toujours célibataire.

Quand elle emménage dans la Meuse, elle ne se doutait pas que sa vie allait être prise en main, très sérieusement, par une joyeuse bande débordante d’optimisme, de séniors des maisons de retraite dans lesquels elle anime des ateliers d’écriture.

Elle anime également un après-midi par semaine, une classe d’enfants, et quand elle décide de créer un atelier inter-générationnel, elle perd le contrôle de sa vie, face à une bande de polissons de tous âges.

Ce roman feel-good est plein d’amour, de respect de nos anciens, de souvenirs de leur jeunesse. On les découvre un à un, à travers de petits récits. Les souvenirs c’est un peu tout ce qui leur reste, la vie à la maison de retraite n’est pas trépidante. Mais les ateliers d’Alice vont réveiller leur malice, leurs souvenirs d’amours anciennes, et l’arrivée des enfants va leur redonner un pep’s qu’ils pensaient oublié.

Ils ont décidé de trouver un amoureux à Alice. Alice, la timide, la secrète, celle qui est si bonne avec eux, qui les fait rire, qui leur a donné envie d’écrire leurs souvenirs malgré leurs douleurs articulaires et la mémoire qui s’échappe un peu plus chaque jour.

Mais un amoureux, ça ne se trouve pas comme ça, ils vont faire preuve de beaucoup d’imagination, et Germaine, la meneuse, fourmille d’idées.

Mais la vieillesse a ceci d’inéluctable, qu’un jour la vie s’arrête, forcément, et le vide que l’absent laisse, n’est jamais comblé. Alice n’avait pas pensé à ce détail, quand elle s’est investie dans cet atelier.

Un roman qui, malgré une petite pointe de tristesse, mais ainsi est la vie, fait un bien fou. Ce plongeon dans le troisième âge, voire quatrième, est rempli de douceur, de belles histoires, de beaucoup de tendresse, et nous prouve que, jusqu’à la fin de la vie, on a toujours quelque chose à donner. Les souvenirs c’est ce qu’il nous reste de ceux qui partent, mais ils sont toujours là, puisqu’ils existent à travers les souvenirs qu’ils nous ont laissé, et que nous laisserons à notre tour à ceux qui viendront après nous.