jeux de mains

Sortie VF le 10 Avril 2017

Présentation de l’éditeur : chez Esfera

Ce coup-ci n'était qu'un "essai" afin de m'assurer que je n'avais pas tout à fait perdu la main, mais, pour ma prochaine victime, je lui réserve une véritable petite œuvre d'art. Mon vieux Corduno, il va falloir te préparer à en baver grave. » Après deux années d'interruption, le tueur en série qui donnait des cauchemars au célèbre Inspecteur Principal David Corduno et à son équipe, décide de refaire surface afin de poursuivre sa danse macabrement perverse. Le point commun de la sixième victime avec les précédentes ? Une nouvelle phalange emportée, mais à la main gauche, cette fois. Le sang-froid de Corduno va être mis à rude épreuve au cours de cette enquête bruxelloise ponctuée de traits d'humour et de bains de sang. Mais pourquoi le meurtrier semble-t-il si bien connaître son traqueur ?

L'avis de Linagalatée :

Un tueur en série qui perpétue cinq meurtres et qui s’arrête, ce n’est franchement pas habituel. Aucune piste, aucun indice n’a permis à David Corduno, super as de la criminelle, de trouver et d’arrêter le coupable de ces crimes horribles.

Il en a encore de terribles cauchemars quand, deux ans après le dernier meurtre, la série reprend. Deux solutions : soit le meurtrier a été en prison pendant ce laps de temps et vient juste de ressortir, soit il est parvenu à se maîtriser pendant deux ans.

Corduno penche pour la première solution. Aidé de Michel Meerpoel, son adjoint et meilleur ami, et de son équipe, Alexandra, Pascal et Fabien, il va se lancer dans des recherches hypothétiques.

La victime porte toutes les signatures abominables de ce fou : les sévices, la violence, les mutilations, toujours plus acharné sur ses victimes, et surtout un petit mot pour Corduno, qui le nargue, et qui compte les morts. Toujours pas d’indice, toujours pas de piste. Corduno pense que le tueur s’arrêtera à dix puisqu’il les compte sur les doigts des mains, mais aucune certitude.

Dix, car la première victime trois ans auparavant avait été amputée du pouce droit, la suivante de l’index, la troisième du majeur, etc… et avec le sixième cadavre, le tueur a attaqué l’autre main et laissé le message suivant :

« Alors Dave, tu penses toujours à moi ?

Tu arrives à dormir la nuit ?

Prêt à reprendre la partie où on l’a abandonnée ?

Et de 6 ! »

Jeux de mains était le titre parfait pour ce roman presque parfait !

Premier essai d’une écriture à quatre mains, essai réussi, Messieurs Yves Vandeberg et Laurent Vranjes.

David Corduno, est un véritable pitbull croisé avec un ours, pitbull parce qu’il ne lâche jamais l’affaire, ours dans le sens gros nounours. Il a des valeurs morales qui font de lui, un homme très attachant. Profondément gentil. Il a enfin rencontré l’amour sur le tard, et est une véritable crème avec sa compagne.

Il considère Michel, son meilleur ami et adjoint, comme son frère, et veille sur son équipe comme une poule veillerait sur ses poussins.

Son équipe a un grand respect pour lui, et ne rechigne jamais devant les heures imposées, nécessaires à la résolution rapide des enquêtes, et celle-ci particulièrement. Ils ont confiance en lui et en son jugement.

L’enquête piétine mais ce n’est pas par manque d’investissement, tous sont à 200 %, mais les victimes s’enchainent.

On assiste aux autopsies, les détails peuvent parfois heurter les âmes plus sensibles, mais globalement elles sont nécessaires pour bien cerner la psychologie du tueur, parce que malheureusement elles ne dévoilent pas le mobile, uniquement les faits.

L’enquête monte crescendo, et avec elle, l’angoisse du nombre de victimes qui se rapproche inexorablement de 10, mais rien ne dit que le tueur s’arrêtera là, il pourrait tout à fait attaquer les orteils !

Pour ma part, un excellent thriller qui vous tiendra en haleine du début à la fin. J’ai trouvé très original que l’histoire ne commence qu’avec la seconde vague de meurtres et cette coupure de deux ans.

Petit détail qui prouve, s’il en fallait, que les auteurs ont soigné les détails jusqu’au bout : l’affaire se déroulant en Belgique, quelques expressions nous sont inconnues, et sont recensées dans un petit dictionnaire à la fin du roman.

Un tout petit bémol, à la fin, mais je ne vous en dis pas plus, vous me direz en commentaire, si vous avez eu le même ressenti que moi.

Vivement un tome 2, je ne suis pas prête de me lasser de cette écriture à quatre mains, qu’elle nous raconte encore des histoires de vilains.