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Sortie VF le 8 novembre 2017

Présentation de l’éditeur : chez Albin Michel

Tueur en série... Traque infernale. Médecine légale. Services secrets. ... Terrorisme. La victoire du Mal est-elle inéluctable ? Ce thriller va détruire vos nuits et hanter vos jours.

L'avis de Linagalatée :

Ludivine Vancker, est inspecteur à la section de Recherche de la Gendarmerie de Paris. Lorsque son équipier Guilhem l’appelle sur une scène de crie très particulière, elle a une impression de déjà vu mais surtout de mise en scène. Elle ne se trompait pas. Des mises en scène identiques, il y en a eu d’autres, dont certaines classées en suicides, mais surtout il y aura d’autres morts. Aidée de l’inspecteur Segnon qui fait également partie de son équipe, et de Marc Tallec de la DGSI, Ludivine va devoir passer la main à ce dernier. Elle et son équipe pourront continuer à enquêter sur cette affaire, mais la direction de l’enquête sera confiée à Marc.

De filatures en reconstitutions, l’enquête va prendre un nouveau tournant, et se diriger vers une piste inattendue, et il faudra encore beaucoup de déductions et de recherches pour enfin démêler ce sac de nœuds ; règlement de compte, drogue, serial killer, toutes les possibilités vont être décortiquées et analysées.

Ce roman vient après La conjuration primitive et La patience du diable, mais peut parfaitement se lire en one shot. Je n’ai pas lu les deux autres, et cela n’a en rien gêné ma compréhension.

Parallèlement, on suit l’histoire de Djinn, né à Beyrouth. L’auteur nous explique son parcours,, sa vie, ses priorités, mais malheureusement, toutes ces explications, ont complètement nuit à ma lecture. Je n’ai évidemment pas du tout aimé le personnage, et l’histoire de sa vie, m’a laissée complètement indifférente, je ne trouve pas d’excuses aux monstres et leur parcours m’importe peu, en tous cas un parcours aussi détaillé.

Le reste du roman, en revanche, eh bien c’est du Maxime Chattam, dans la plume, dans la forme. Très agréable à lire, plein de rebondissements, mais malgré tout, compliqué à suivre, je me suis complètement perdue (oui, une fois de plus) dans tous ces services de la police, j’aurais aimé moins d’explications parfois.

L’auteur s’est énormément documenté et informé auprès de ces services, pour nous restituer un récit le plus fidèle possible, mais du coup, j’ai eu l’impression parfois de lire un organigramme des différents services !

Autre petite chose qui m’a gênée, j’ai eu l’impression que l’auteur cherchait à « faire dans le politiquement correct » afin de ne pas heurter la sensibilité de ses lecteurs, et du coup j’ai trouvé certains arguments peu convaincants.

Un monstre est un monstre ! On a beau lui donner le nom ou le titre que l’on veut, on ne changera pas sa nature. Les raisons qui l’ont forgé n’ont pas d’importance, à mes yeux en tout cas, aucune excuse ne me paraitra valable, pour excuser ses agissements.

Je peux vous donner l’impression de ne pas avoir aimé ce roman, mais c’est faux, j’appuie sur ce qui m’a réellement dérangée.

Si vous faites abstraction de la vie de Djinn, et des relations entre services, dont les noms abrégés renvoient sans cesse à la fin des chapitres, vous passerez un bon moment de lecture de ce roman palpitant et bien mené.