cyanure

Sortie VF le 21 septembre 2017

Présentation de l’éditeur : chez Hugo Thriller

Branle-bas de combat au 36, quai des Orfèvres. Toujours assisté de sa complice Emmanuelle de Quezac et du fidèle capitaine Loïc Gerbaud, le célèbre et impétueux commissaire Florent Bargamont se trouve plongé dans une enquête explosive bien différente des habituelles scènes macabres qui sont sa spécialité.

Un ministre vient en effet d'être abattu par un sniper à plus de 1200 m. Sachant que seules une vingtaine de personnes au monde sont capables d'un tel exploit, et que le projectile était trempé dans du cyanure, commence alors la traque d'un criminel particulièrement doué et retors. Les victimes se multiplient, sans aucun lien apparent et n'ayant pas toutes été traitées au cyanure. Balle ou carreau d'arbalète, la précision est inégalée. Ont-ils affaire à un ou plusieurs tueurs ? Un Guillaume Tell diaboliquement efficace se promène-il dans la nature ?

Tandis que Barga doit faire face à de perturbantes révélations et se retrouve dans une tourmente personnelle qui le met K.O., les pistes s'entremêlent jusqu'au sommet de l'État, où le président de la République n'est peut-être pas seulement une cible.

L'avis de Linagalatée :

Le commissaire Florent Bargamont, se voit confier une enquête qui sort complètement de son cadre habituel. Emmanuelle de Quezac qui fait partie intégrante de son équipe, maintenant, et Loïc Gerbaud, le capitaine fou du volant, vont être entrainés avec lui dans une course poursuite, loin des scènes de crimes horribles, auxquelles ils sont habituellement confrontés.

Cette « distinction », ils la doivent au Ministre de l’Intérieur devenu député, Maurice de Quezac, qui n’est autre que le parrain d’Emmanuelle, et franchement Bargamont s’en serait bien passé.

Le Ministre des Affaires Sociales de la Santé, Gonzague Verdine, vient d’être abattu d’une balle tirée de 1200 mètres de distance, non, non, je n’ai pas mis un 0 de trop, ce qui serait déjà un fort beau tir. De toute façon, il n’avait aucune chance de s’en sortir, la balle même, si elle n’avait pas été mortelle, aurait achevé le Ministre, puisque plongée dans du cyanure.

C’est une affaire d’Etat, et c’est le Président de la République, Hubert Clarck, lui même qui, se sentant menacé confie une enquête parallèle au groupe de Florent.

Retrouver le tireur fou, devrait être assez simple, très peu d’hommes sont capables d’une telle prouesse, mais justement ces mêmes hommes émanent de formations militaires, et ce sont des milieux impénétrables, même à la demande de Quezac et Clarck.

Quant aux menaces reçues par Clarck, elles sembleraient émaner de ce même tireur.

Mais quand deux vieilles dames meurent sous le coup de flèches tirées à l’arbalète et également plongées dans du cyanure, quel est le lien ?

La question que je me posais était de savoir si l’on pouvait lire Cyanure sans être passé par Charade avant. Ma réponse est que, oui on pourrait, mais pour la bonne compréhension de la subtilité de tous les personnages, il vaut mieux effectivement, faire leur connaissance dans Charade.

Emmanuelle, têtue et convaincante, est parvenue à intégrer l’équipe de Barga après son stage, et il faut bien reconnaître qu’ils forment une belle équipe avec Loïc. Ils se connaissent maintenant très bien et peuvent se comprendre avec les yeux aussi bien qu’avec la voix.

Barga est toujours aussi emporté et sanguin. Il démarre au quart de tour, et fort d’être le meilleur enquêteur de la Crim, il continue de poursuivre ses intuitions, même quand elles le mènent trop loin, et qu’il le sait pertinemment.

Gérard Granville, dit le Chat, supérieur et meilleur ami de Florent, l’a toujours protégé de ses « petites entorses au règlement », mais là, ça paraît difficile et Barga va en faire les frais.

Emmanuelle a beaucoup gagné en assurance, et elle suit désormais Barga avec un aveuglement qui frise l’adoration.

Loïc, quant à lui, reste le co-équipier digne de confiance, toujours présent, discret et efficace, sauf peut-être quand il conduit. Pour lui une limitation à 70 k/h, c’est 70 dans chaque roue…

Alors, lisez bien le prologue, parce que je ne l’ai pas fait, et du coup je me suis retrouvée à la fin du roman sans avoir cherché la citation, ni la remarque incongrue, ni relevé le détail important, et j’ai du me contenter de la fin imposée par l’auteur, qui soit dit en passant, me convient très bien !

Mais vous, aurez-vous le choix, serez-vous amené à juger ?