les traducteurs

Sortie en salles le 29 janvier 2020

Avec Lambert Wilson, Olga Kurylenko, Riccardo Scamarcio, Sidse Babett Knudsen, Eduardo Noriega, Alex Lawther, Anna-Maria Sturm, Frédéric Chau, Maria Leite, Manolis Mavromatakis, Sara Giraudeau.

Synopsis : 

Isolés dans une luxueuse demeure sans aucun contact possible avec l'extérieur, neuf traducteurs sont rassemblés pour traduire le dernier tome d'un des plus grands succès de la littérature mondiale. Mais lorsque les dix premières pages du roman sont publiées sur internet et qu'un pirate menace de dévoiler la suite si on ne lui verse pas une rançon colossale, une question devient obsédante : d'où vient la fuite ?

L'avis de Jennifer : 

Eric Angstrom (Lambert Wilson), un éditeur de renom et très antipathique, isole neuf traducteurs dans un bunker pour la traduction et sortie simultanée dans le monde du troisième tome du roman d’un de ses auteurs à succès, qui souhaite garder l’anonymat. Le roman doit rester secret jusqu’à cette date et toutes les précautions sont prises pour que les traducteurs ne puissent contacter le monde extérieur (gardes, pas d’internet etc.) 

Contre toute attente, les dix premières pages du roman sont publiées sur internet et une demande de rançon est envoyée à Eric Angstrom pour empêcher la publication des pages suivantes.

Le film est construit comme un Cluedo ou un livre d’Agatha Christie (Le Crime de l’Orient-Express ou Dix Petits Nègres) et Eric Angstrom tente de découvrir lequel de ces traducteurs a réussi à faire sortir ces pages du roman, en dépit de toutes les mesures de sécurité prises. L’ambiance du film est donc assez tendue pendant toute la durée de cette enquête, menée avec flash-backs et fausses pistes.

Pourtant, si l’intrigue semble originale au départ, très vite la résolution de cette énigme est assez ennuyeuse, le rythme n’y est pas et le jeu des acteurs est assez peu naturel et sans émotion crédible. Lambert Wilson surjoue l’éditeur détestable et le jeu des autres acteurs est malheureusement relégué au second plan, sauf peut-être pour Alex Lawther qu’on a envie de voir dans d’autres films (dommage pour Sara Giraudeau et Riccardo Scamarcio). La musique ne sauve pas le film mais au contraire le rend un peu plus sinistre.

Au final, on n’y croit pas et malgré une excellente idée que ce thriller dans le monde de l’édition et de la traduction, la réalisation n’est malheureusement pas à la hauteur.