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Les chroniques d'Evenusia
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young adult
12 novembre 2017

Un raccourci dans le temps de Madeleine L’Engle

un raccourci dans le temps

Sortie VF le 25 octobre 2017

Présentation de l’éditeur : chez Hachette Romans

Rien ne va plus pour Meg Murry, 13 ans  : son père a disparu, et personne ne s’intéresse à elle ni à ses problèmes.

Car qui voudrait d’une fille qui se met tout le temps en colère  ?

Heureusement, il y a son frère, Charles Wallace, un petit génie de cinq ans qui lit dans les pensées  : lui est toujours là pour la réconforter.

Quant à ses nouvelles et bien étranges voisines, les sorcières Mme Qui, Mme Quidam et Mme Quiproquo, elles semblent savoir où se trouvent M.Murry…

Et si Meg avait bien plus d’amis qu’elle ne le pense  ?

L'avis de Linagalatée :

Margaret Murry vit avec sa mère, chercheuse en laboratoire, et ses trois frères. Leur père, lui-même chercheur, est parti un beau matin et, malgré les rumeurs qui courent dans leur petit village, les Murry sont persuadés qu’il est parti dans le cadre de ses expériences.

Les jumeaux Sandy et Dennis sont parfaitement intégrés dans leur école, à l’inverse de Meg, qui se trouve moche, avec ses cheveux un côté raide, l’autre tout frisé, ses grosses lunettes de myopes et ses bagues dentaires, et elle n’est même pas très bonne élève. Elle est ce que l’on pourrait appeler une « ronchonneuse ».

Charles Wallace lui, n’a pas ce type de problèmes : il ne va pas encore à l’école, il a commencé à parler très tard et, aujourd’hui encore, il parle peu, et uniquement à bon escient. Il communique par la pensée surtout avec Meg.

Charles Wallace, est très ouvert sur le monde, c’est ainsi qu’il a rencontre Madame Quiproquo et ses deux amies, Madame Qui et Madame Quidam. Ce sont des fées, et elles sauraient où se trouvent leur père. Il faut absolument qu’il en parle à Meg, qu’il leur présente, qu’ils aillent chercher leur père, elles les aideront, et maman serait tellement heureuse, elle, qui lui écrit tous les jours.

C’est un conte magnifique, on s’attendrait à voir arriver des farfadets, des lucioles qui parlent, et tout un tas de petits animaux merveilleux. J’ai absolument adoré l’atmosphère.

Meg est effectivement une toute jeune adolescente, qui se sent tellement moche, qu’elle est persuadée que personne ne l’aime, à part Charles Wallace peut-être. Il lit dans ses pensées et veille toujours à ce qu’il ne lui arrive rien de mal.

D’ailleurs toute cette histoire va commencer parce que Charles Wallace parle toujours à tout le monde, et cette fois-ci, il a fait très fort, trois fées, rien que ça !

Ils ne maitrisent pas tout, mais les fées non plus d’ailleurs, mais plein de courage ils vont partir accompagnés de Calvin O’Keefe, qu’ils ont rencontré devant la maison des trois amies, au fond de la forêt. Lui-même est arrivé là, par une force incontrôlée, qu’il ne maitrise pas.

Ils vont devoir affronter CA, même si CA est immensément puissant et qu’ils ne savent pas ce qu’est CA.

Les trois fées leur ont dit de ne jamais, jamais, jamais se séparer, qu’ils pourraient ne pas pouvoir revenir, et qu’il n’était même pas sûr qu’ils puissent retrouver Monsieur Murry.

Une histoire de fées, des planètes habitées par d’autres créatures, certaines bienveillantes, d’autres pas du tout, des voyages dans l’espace-temps, une horrible masse noire et trois enfants volontaires et pétris de peur.

Madeleine L’Engle a écrit ce livre il y a plus de 50 ans. Il a été un peu remanié pour correspondre plus à notre époque, mais l’essence profonde est restée la même. A la fin du roman, la petite-fille de l’auteur nous raconte l’histoire de ce livre, comment il a pris vie sous la plume de sa grand-mère, combien de fois il a été refusé par les éditeurs, qui le trouvaient trop avant-gardiste.

Il est effectivement difficile à classifier, un conte, un roman de science-fiction, c’est difficile à dire. Pour un lectorat entre 12 et 15 ans, en tout cas, c’est une histoire pleine de charme, entrainante, et sublimement bien écrite. Une histoire qu’une grand-mère lirait le soir à ses petits-enfants, pour qu’ils fassent de beaux rêves peuplés d’enfants courageux, de fées bienveillantes, d’étoiles et de plein d’autres créatures que leur imagination voudra faire vivre.

D’autres tomes sont à venir, et prochainement « Le vent dans la porte », que je lirai avec grand plaisir.

Une adaptation Disney en mars 2018 est prévue en avril 2018, voici la bande-annonce

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2 novembre 2017

Léger comme une plume... raide comme la mort de Zoé Aarsen

léger comme une plume

Sortie VF le 13 septembre 2017

Présentation de l’éditeur : chez Hachette Romans

L’heure de gloire de McKenna est arrivée. Elle a intégré le groupe d’Olivia, la reine du lycée, et est invitée au bal de fin d’année par le frère de celle-ci. McKenna ne pouvait rêver mieux. Enfin… jusqu’à la fête d’anniversaire d’Olivia. Ce soir-là, une nouvelle, Violet, propose de jouer à « Léger comme une plume, raide comme la mort ». Durant la partie, elle imagine les morts de la belle Olivia, de la provocante Candice et de l’athlétique Mischa. Ces propos morbides mettent McKenna mal à l’aise mais, après tout, ce n’est qu’un jeu, n’est-ce pas ? Une semaine plus tard, le jeu n’a plus rien d’amusant : Olivia meurt dans un accident de voiture, exactement comme l’avait prédit Violet. Avec l’aide de son voisin Trey, McKenna cherche à découvrir quelle sorte de malédiction Violet semble avoir déclenchée. Plus la popularité de Violet grimpe, plus McKenna et Trey sentent que le temps presse. Le nouvel « accident » est pour bientôt.

L'avis de Linagalatée :

McKenna Brady a 16 ans, et jamais au grand jamais, elle n’aurait pensé être invitée un jour à l’anniversaire d’Olivia Richmond, la fille la plus adulée du lycée de Willow. En effet, être jolie est nouveau pour elle, elle a perdu 13 kilos durant ses vacances d’été auprès de sa belle-mère, et relookée, elle ne paraît plus la même. Elle qui avait depuis toujours, été la risée de tous, bouboule à lunettes, les quolibets n’ont jamais manqué.

Mais cette année en première, les choses vont changer, acceptée dans le groupe d’Olivia, elle sera enfin acceptée de tous.

Une autre nouvelle vient d’arriver à Willow, une superbe brune qu’Olivia a également enrôlée dans son groupe, Violet.

Cette soirée d’anniversaire est particulière, Olivia étant la dernière à avoir 16 ans, elles peuvent toutes potentiellement conduire, une voiture sera certainement le cadeau de ses parents.

Mais les filles en cette veille d’anniversaire ont décidé de faire une soirée pyjama, pizza, film d’horreur, histoires et jeux qui font peur. C’est d’ailleurs Violet qui le propose ; léger comme une plume, raide comme la mort. Et à tout seigneur, tout honneur, Olivia est la première à jouer « au mort ».

Violet lui prédit une mort abominable, accident de voiture, bras arraché, décapitation, et tout ça la veille du Gala d’Automne, où Olivia et son petit ami Pete, capitaine de l’équipe de basket, seront sans aucun doute sacrés Reine et Roi du Gala.

Vient le tour des autres, et une à une, Violet leur prédit des morts toutes plus horribles les unes que les autres, qui noyée mangée par les poissons, qui étouffée. Seule Mc Kenna n’aura pas de vision de la part de Violet, elle ne voit rien pour elle.

Les jours se suivent, le Gala d’Automne approche à grands pas, et chacun se hâte de faire ses derniers achats, afin de pouvoir aller soutenir l’équipe de basket qui joue un match capital la veille. Mais pour cause de mini-tempête, éclairs, trombes d’eau, grêlons, la rencontre est remise à plus tard.

J’ai tout de suite été séduite par la quatrième de couv, à laquelle je ne peux reprocher qu’une seule chose : trop en dire. Donc, si vous pouvez éviter de la lire, vous vous réserverez des surprises supplémentaires.

La couverture est superbe et j’ai adoré l’idée d'y mettre une partie du titre seulement, et le reste en quatrième.

A 16 ans, on a la vie devant soi, on ne doute de rien, c’est l’âge de l’insouciance, des amies, des surprises-party, des amoureux.

C’est exactement cette fraicheur que l’on retrouve tout au long du roman, vous allez de nouveau avoir 16 ans, et si vous ne les avez pas encore, vous rêverez d’y arriver, ou pas …

Le cauchemar s’installe très rapidement, on n’invoque pas les esprits en toute impunité, il y a un prix à payer. Vous l’aurez compris, il y a une grande part de spiritisme, mais ce n’est jamais pesant, ça peut faire parfois un peu peur.

Il y a un passage un peu gore dès le début du roman, donc cœurs sensibles accrochez-vous, mais une fois ce moment difficile passé, ne restera que la peur !

J’ai adoré ce roman, de la première à la dernière page, pas une seule fois, je ne me suis ennuyée, ni trouvé le temps long. Zoé Aarsen, dont c’est je crois, le premier roman, a parfaitement réussi à capter mon attention et même plus que ça encore, mon addiction.

Une belle maîtrise du suspense, et une plume dynamique, des évènements à foison, des rebondissements, des amourettes, un premier tome parfaitement réussi et maitrisé.

Eh oui, j’ai bien dit premier tome ! Ca va être une torture d’attendre la suite, qui est prévue pour fin février 2018, Léger comme une plume … froid comme le marbre. Mais j’ai eu l’opportunité de pouvoir lire la quatrième de couv de ce second tome, et une fois encore, je déplore le fait qu’ils en disent trop, beaucoup trop.

Ne faites pas l’impasse sur ce roman, vous allez vous régaler, et surtout, surtout, ne le lisez pas le soir, si vous êtes une âme sensible et que vous avez un peu peur des esprits, car à coup sûr, vous allez en entendre, et peut-être même en voir. Si un grand froid se fait soudainement dans votre chambre, planquez-vous sous la couette, fermez fort les yeux et serrez les dents, ils sont là …

20 octobre 2017

La cave de Natasha Preston

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Sortie VF le 19 avril 2017

Présentation de l’éditeur : chez Hachette Romans

Imaginez une maison comme n’importe quelle autre. Dedans, une pièce. Dans cette pièce, une armoire. Derrière cette armoire, une porte. Au-delà de cette porte, des escaliers. Et en bas, une cave. Une cave où sont séquestrées trois filles, Rose, Iris et Violette, soumises à la folie maniaque et meurtrière d’un homme : Trèfle.

Dans une autre maison, dans une ville où il ne se passe jamais rien, Summer mène une vie parfaitement banale. Elle a des parents, un frère, des copines, un petit ami. Mais un soir, sa route croise celle de Trèfle, et Summer ne rentre pas chez elle. Elle se retrouve enfermée dans une cave en compagnie des autres filles et rebaptisée Lilas. Mais contrairement aux autres filles, elle n’est pas prête à accepter son sort jusqu’à faner et dépérir…

L'avis de Linagalatée :

Colin Brown est comptable dans un cabinet d’avocats,  mais la plupart du temps il est Trèfle, et quand il est Trèfle, il vit sa vie parfaite avec sa famille parfaite. Depuis le décès de sa maman, Trèfle vit seul dans cette grande maison dont il a hérité, mais c’est à la cave qu’il vit sa vie parfaite avec ses fleurs.

Rose est la plus ancienne, déjà trois ans qu’elle vit là, à la cave, dans un cadre qu’il a aménagé spécialement pour elle, puis sont venues Iris, Violette et enfin Lilas.

Lilas est la dernière arrivée, elle ne s’habitue pas, elle continue à vouloir être appelée Summer, mais ce n’est pas possible, Rose, Iris et Violette tentent de lui expliquer. Ca va aller…

Pour ne pas devenir folle Summer fait profil bas, elle s’enfuira un jour, elle le sait, d’ailleurs elle s’est trouvée une alliée, elles vont tenter quelque chose.

Puis Violette est morte, et une autre Violette est arrivée, Trèfle règne sur ses fleurs, il impose la terreur, souffle le chaud et le froid, selon ses humeurs.

C’est Lilas maintenant qui rassure la nouvelle Violette, elle a vu de quoi Trèfle était capable. Summer est sortie du corps de Lilas pour l’aider à supporter la situation jour après jour.

Quel roman ! Quelle histoire ! Je n’ai pas pu poser ce thriller, tellement j’étais suspendue aux faits et gestes de Trèfle, un fou parmi les fous. J’ai tremblé du début à la fin pour ces fleurs qui ont à jamais perdu leur véritable identité, laminées par leur tortionnaire.

J’ai espéré jour après jour que les recherches pour retrouver Summer portent leurs fruits, mais chapitre après chapitre, je revenais près d’elles à la cave, espérant que Trèfle serait dans un bon jour, et ne les maltraiterait pas.

La plume est violente parfois  à la hauteur de la violence de Trèfle, les mots sont crus pour décrire ses agissements, parce qu’il n’y a pas de mots doux pour décrire la folie.

J’ai adoré ce roman, il m’a fait trembler de peur, de rage. Il m’a remplie d’espoir quand je sentais les recherches avancer, quand je voyais la ténacité de Lewis, le petit ami de Summer, soutenu par leurs parents. J’ai fermé les yeux, en murmurant « non, non, non » quand les scènes devenaient insoutenables.

Bref, je me suis complètement immergée dans cette histoire et cette ambiance, sous la plume de Natasha Preston dont c’était ma première lecture. La cave a déjà été traduit en un nombre incroyable de langues, et je me plais à penser que d’autres lecteurs ont eu le même ressenti que moi, à l’autre bout de la planète.

 

18 octobre 2017

Piégés entre les murs de la nuit de Hubert Ben Kemoun

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Sortie VF le 11 octobre 2017

Présentation de l’éditeur :Editions Flammarion Jeunesse

Villa Eden…

Insouciants, Enzo et Aïcha se croyaient au paradis. Rien n’avait plus d’importance que leur projet d’amour en cette nuit magique.

Mais ils venaient de mettre les pieds en enfer et dans moins de deux heures ils allaient s’en rendre compte.

Amèrement.

Deux adolescents piégés.

Un terrifiant compte à rebours, dont ils doivent sortir vivants.

Les minutes défilent, comme des coups de grâce…

L'avis de Linagalatée :

Villa Eden, un nom bien charmant pour une magnifique demeure. Les propriétaires viennent de partir en vacances et l’alarme est en panne.

Si Enzo est au courant, c’est que les propriétaires sont son oncle et sa tante et même s’il n’a pas vraiment l’autorisation, ce n’est pas comme s’il commettait une effraction s’il entrait chez eux, d’ailleurs il a les clés. C’est là qu’il a décidé d’emmener Aïcha, son amoureuse. Ils s’aiment et vont passer leur première nuit ensemble, leur première nuit d’amour, tout simplement.

Fréha et Nour sont sœurs, elles sont réfugiées, dans leur pays c’était la guerre. Leurs proches et leur maison ont brulé, leur maison qui ressemblait tellement à Villa Eden. Depuis quelques jours, elles surveillent les allées et venues depuis un petit cabanon dans lequel elles ont trouvé refuge. Les propriétaires sont partis en vacances, la femme de ménage est passée. Elles vont pouvoir y trouver refuge, le temps de souffler un peu, se reposer. Mais les choses ne vont pas se passer tout à fait comme prévu.

Elliot, Romain et Billy sont trois petites frappes qui se sont rencontrées dans le rade de Bruno. Elliot a les clés d’une super baraque dont les proprios sont en vacances et où l’alarme est en panne. Il les a eues par le biais de la mère d’une copine.

Loretta et Denis sont un couple dans lequel rien ne va plus, et ce soir pour la première fois, Denis a levé la main sur Loretta, il va la tuer, elle en est sûre, il faut qu’elle lui échappe, mais il faut qu’elle soit plus fine que lui pour parvenir à le tromper.

Il s’agit du second opus de « Piégés …… ». J’avais déjà adoré le premier « Piégés dans le train de l’enfer » du même auteur. Hubert Ben Kemoun a décidemment le talent de faire se rencontrer des personnages qui, au départ, n’ont rien à voir les uns avec les autres, mais qui au final se retrouvent avec un destin lié les uns aux autres.

Les personnages sont brièvement décrits mais suffisamment pour savoir à qui l’on a à faire. Réunis pour des motifs différents, il sait savamment faire cohabiter les désirs de chacun dans des télescopages improbables, et finalement, boum ! Le détail qui tue et que l’on n’a pas vu venir et qui met tout le monde d’accord.

C’est à chaque fois un plaisir de retrouver sa plume dans un format rapide, trois heures de tranches de vies pour environ trois heures de lecture, haletante, passionnante, étonnante et surprenante ! Un régal !

Voir arriver un nouvel opus est décidément un véritable bonheur de lecture.

13 octobre 2017

Le monde du maître du jeu de Demian et Stan Schatt

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Sortie VF le 27 septembre 2017

Présentation de l’éditeur : chez Editions Dream Land

Ryan et Paul pourraient jouer à Minecraft sans jamais s’arrêter  ! Leur amie Tiffany n’y connaît pas grand-chose, mais elle est aussi belle qu’intelligente. Et quand ils se retrouvent tous les trois prisonniers à l’intérieur du jeu, ils doivent unir leurs compétences pour survivre dans l’Overworld. 

Ensemble, les trois amis craftent des armes et découvrent leurs talents. Bien décidés à atteindre l’Ender, ils traversent des biomes incroyables et affrontent les innombrables dangers de Minecraft  : creepers, araignées, sorcières et autres créatures encore plus effrayantes...

Mais dans cette autre dimension, seuls les plus braves et les plus compétents peuvent espérer échapper à la mort. Pourront-ils vaincre l’Ender Dragon, le maître du jeu, et retrouver le chemin de leur maison  ?

 
L’amitié et le courage permettent d’affronter tous les dangers.

L’avis de Linagalatée :

Le résumé de l’éditeur étant déjà bien fourni, je ne vais pas, cette fois-ci, en faire un autre, je vais plutôt vous faire part de mes impressions et ressentis.

Il n’est pas question là de s’attacher à la psychologie des personnages, même si on peut relever un point. Autant Ryan et Paul se connaissent et s’apprécient, autant Tiffany n’est pas franchement leur amie. Ils sont dans la même classe, mais Tiffany a son groupe de copines et ne sont pas adeptes ni de Minecraft ni d’autres jeux vidéo. Cependant force est de constater que les aventures qu’ils vont traverser ensemble à travers ce jeu, vont les souder à jamais.

J’aime les jeux vidéo dans lesquels de petits héros sauvent le monde, et même si je ne connais pas Minecraft (mais je ne dis pas que je n’irai pas y faire un tour pour voir), je me suis régalée à lire ce roman.

Globalement dans tous les jeux, on doit construire des trucs, trouver des objets cachés, résoudre des énigmes, celui-ci ne déroge pas à la règle, mais nos petits aventuriers y jouent leur vie, et il risque de ne pas y avoir de « Same Player plays again » si l’un d’entre eux meurt dans le jeu.

J’ai retrouvé mes habitudes de joueur, fouiller partout pour trouver des trésors, parler aux autres personnages quand c’est possible, acheter des armes, faire des échanges, et surtout, surtout, combattre des monstres pour avancer dans le jeu.

Qui n’a jamais rêvé, grand comme petit, de pouvoir devenir un vrai personnage du jeu que l’on affectionne ? Apparemment l’un des deux auteurs, Damian, est un fan inconditionnel du jeu.

J’ai adoré l’ambiance de ce roman, j’ai même, si, si, je vais oser le dire, eu peur pour eux, vraiment ! Un très très agréable moment que cette lecture m’a offert !

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12 octobre 2017

The cruelty de Scott Bergstrom [Tome 1]

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Sortie VF le 1er février 2017 

Présentation de l’éditeur : chez Hachette Romans

Gwendolyn Bloom a à peine sept ans lorsque sa mère est assassinée sous ses yeux, et dix-sept lorsque son père disparaît brutalement, à la même date. Cette nouvelle épreuve s’accompagne d’une découverte accablante : son père n’est pas un diplomate, comme elle l’a toujours cru, mais un espion travaillant pour le FBI, dont les alliés semblent s’être retournés contre lui, après l’avoir accusé d’être passé à l’ennemi. Désespérée, Gwendolyn décide de partir seule à la recherche de son père qui, elle en est sûre, a été enlevé et reste vivant... Commence alors pour elle une longue traque dans les recoins les plus sombres et les plus dangereux d’Europe. Suivant les indices que son père lui a laissés, à Paris, Berlin puis Prague, Gwendolyn croise les pires spécimens de l’espèce humaine. Et surtout elle comprend très vite que, pour survivre à la cruauté de son un ennemi, il faut devenir plus cruel que lui. 

L'avis de Linagalatée :

Gwendolyn Bloom n’était certes pas préparée à l’aventure qu’allait devenir sa vie à l’aube de ses 18 ans. Dix ans jour pour jour après avoir perdu sa mère dans des conditions étranges, son père disparaît. A une telle date anniversaire ça ne peut pas être un hasard, c’est également ce que pensent ses alliés au sein du FBI. Gwendolyn apprend en même temps que, non seulement son père a disparu, mais qu’l était un espion travaillant pour le FBI, mais qu’en plus, ses soi-disant alliés pensent que c’est un traître. D’ailleurs, Gwendolyn trouve qu’ils mettent bien peu de bonne volonté pour tenter de le retrouver.

Courageusement du haut de ses 17 ans et avec l’aide de son meilleur ami, Terrance, elle, va tenter de remonter la piste de son père.

Longtemps interrogée par le FBI en tant que témoin, elle a pu glaner de précieuses pistes et informations pour pouvoir commencer ses recherches.

Son voisin, et ami de son père, Bela Atzmon, va sans le vouloir la mettre sur la première piste, un code livre que Terrance va réussir à décrypter, et qui va amener Gwen à une série de chiffres et à Paris, où elle va rencontrer une amie de Bela, qui va tenter de la former rapidement à la lutte au corps à corps.

Gwen vient de mettre le premier pas dans un engrenage, dont elle va très vite perdre le contrôle.

Un thriller young adult, je ne sais pas si la catégorie existe, mais ce roman mériterait qu’on l’invente pour lui.

On aimerait tous être une Gwendoline, pleine de courage, de ténacité, sans peur (enfin presque), ce personnage qu’elle représente, qui part à la recherche de son père dans les bas-fonds de Paris, Berlin et Prague.

De ces belles villes, elle ne visitera que les recoins les plus obscurs et les plus douteux, allant se frotter et côtoyer la faune underground.

Le personnage est très attachant, par son courage bien sûr, mais aussi par son inconscience. Une gamine de 17 ans, téméraire, sachant à peine se battre et encore moins manier les armes, à l’assaut de la pègre européenne.

Elle va bénéficier d’aide, son père a encore quelques amis, sur lesquels elle peut compter, mais jusqu’à quel point ?

Elle va devoir apprendre à être sans cœur, elle ne pourra s’en sortir que si elle apprend à ne plus ressentir aucune émotion, elle va être confrontée à des choix cruels, mais dont dépendront sa survie et sa quête.

Si son père a encore quelques amis, il compte également, malheureusement, beaucoup plus d’ennemis, qui, s’ils se laisseront berner par le minois enfantin de Gwen, une fois dupés, seront encore plus cruels.

Une aventure à rebondissements multiples, très agréable à lire, qui vous tiendra en haleine au fil des pages, et dont la fin tombe comme un couperet, ouvrant une porte sur la suite, qui je n’en doute pas, nous entrainera vers des aventures encore plus incroyables.

Cependant, je déconseille la lecture de ce roman à des mineurs de 15 ans, certaines scènes sont d’une violence certaine, mais il reste quand même dans la série young adulte.

J’attends la suite avec beaucoup d’impatience, j’ai hâte d’en savoir plus, et de lire les nouveaux déboires de Gwen pour parvenir à ses fins.

10 octobre 2017

Ne compte que sur les tiens de Vincent Villeminot [La Brigade de l’Ombre Tome 3]

ne compte que sur les tiens

Sortie VF le 11 octobre 2017

 Présentation de l’éditeur : chez Casterman

Adé, la première fois, avait entendu les coups sourds de la goule se jetant avec fureur, de tout son poids, contre la porte. Depuis, elle s'arrangeait pour ne plus rien savoir, pour feindre d'ignorer. Elle se mettait des bouchons d'oreille, écoutait de la musique très fort dans sa chambre. Elle essayait de ne penser à rien pendant sept heures, d'oublier qu'une fois par mois, derrière une porte renforcée de sa propre maison, il y avait une créature susceptible de la déchirer, la massacrer, lui arracher un membre avant de fouailler, à coups de dents, son thorax et son abdomen. Et que cette créature était son père.

********ATTENTION SPOILERS SUR LES TOMES PRECEDENTS*******

L'avis de Linagalatée :

Après le carnage de la fin du tome 2, Markowicz, Jobert et Toussaint se sont vus débarqués de la police. C’est fini pour eux la « Brigade des Goules ». La direction a été reprise par Bosco, fidèle bras droit de Marko.

Diane de Moitié et Jimy se sont rapprochés et sillonnent les routes ensemble à moto, vivant au jour le jour.

Markowicz, a fui loin de la capitale et a retrouvé ses racines corses avec ses filles Adélaïde et Fleur. Ils vivent dans une maison sommaire au milieu de la forêt. Il est en plein sevrage alcoolique et a pris des mesures particulières pour pouvoir se barricader dans sa chambre, quand survient une crise. Régulièrement une fois par mois, Bosco rend visite à la petite famille, histoire de parler et de voir comment ça va.

Aucune goule n’a été recensée en Corse et il n’existe de fait, aucune structure permettant de les accueillir.

Mais un événement tragique va redistribuer les cartes, et de nouveaux joueurs vont faire leur apparition. Jouera bien qui jouera le dernier !

Ce troisième et dernier tome de la série de « La Brigade de l’Ombre » est encore différent des deux autres.

On est en Corse, et finies les enquêtes et la traque des goules. Mais la vie ne va pas être si tranquille. Markowicz a enfreint une règle avec la complicité de Bosco encore en poste, et l’agression d’Antonin, le petit ami de Fleur, va faire se resserrer les rangs du clan ! Ils n’ont plus peur, ils se protègent les uns les autres, Marko s’est rapproché de ses filles, même si les conversations sont encore tendues.

On découvre un nouveau Marko, plus humain peut-être, en tout cas plus responsable.

Adélaïde a grandit et comprend beaucoup de choses. Elle s’exprime toujours avec autant de tournures désuètes mais tellement drôles. Elle suit sa scolarité à la maison alors que Fleur est à la fac, et ne rentre que le week-end.

On dirait presque une vie familiale normale et posée, il n’en est rien, les blessures sont toujours à fleur de peau, et ne demandent qu’à ressurgir à la moindre occasion.

Et l’occasion va se présenter, c’est surtout Antonin qui en fera les frais, mais Fleur ne sortira pas indemne non plus. Marko et Adé font corps autour des leurs avec l’aide de Jimy et Diane.

Des rebondissements, des personnages qui s’affirment, surtout celui d’Adé, des situations tendues, et de la violence encore, parce qu’il semblerait bien que la vie de Marko en soit entourée.

Un père en colère peut-il être plus fort qu’une goule enragée ou bien l’inverse ?

J’ai autant apprécié ce troisième tome, même si, aux premières pages, j’ai pensé que ça manquait de punch, mais très très vite, ma lecture m’a prouvé que je m’étais bien trompée, et qu’une fois encore j’allais être plongée dans une histoire qui me tiendrait en haleine jusqu’à la fin.

10 octobre 2017

Transférés de Kate Blair

Transférés

Sortie VF le 13 avril 2017

Présentation de l’éditeur : chez Michel Lafon

Dans un futur proche, l'humanité a trouvé le moyen de soigner facilement les malades : transférer les maladies aux criminels, qui sont parqués dans des ghettos à l'écart de la société. 

C'est dans ce monde qu'est née Talia Hale. À seize ans, elle est la fille du peut-être futur Premier ministre d'Angleterre. Alors qu'elle est atteinte d'un rhume pour le plus grand dégoût de son entourage, elle va subir son premier Transfert. Mais rien ne va se passer comme prévu et Talia va sauver une petite fille d'une agression. Une petite fille qui vient des ghettos et qui va pousser Talia à découvrir l'envers du décor et l'horreur d'un système déshumanisé. 

Talia va désormais tout faire pour empêcher son père d'aggraver la situation des bidonvilles, pour sauver ses nouveaux amis qui y habitent et rectifier une société où la frontière entre bien et mal est plus floue que jamais. Elle devra briser le cocon doré dans lequel elle a grandi et être prête à combattre tout ce en quoi elle a cru.

L’avis de Linagalatée :

Londres est aujourd’hui séparée en deux. D’un côté les laissés pour compte, les condamnés à de petites peines : Barbican. Les condamnés à de plus lourdes peines sont isolés à la Quarantaine. Mais les peines ne sont plus celles que l’on connaît aujourd’hui.

De l’autre côté,  c’est le bon côté de la société, une vie agréable, sécurisée, et sans microbes.

Ce sont les nouvelles peines, un rhume, les oreillons, une migraine, ces maladies sont transférées aux détenus par un système de transfert de sang. Pour les plus lourdes peines, le microbe est inoculé volontairement et le détenu est envoyé à la Quarantaine où il est à l’isolement complet. Et il y a les « réservistes » en cas d’épidémie de maladie grave, ils sont « en attente » de transfert.

Talia Hale a 16 ans, vit du côté « humanisé » de Londres, elle est la fille désormais unique de Malcolm Hale, candidat au poste de Premier Ministre d’Angleterre, sous la bannière du Parti National de la Loi, assisté d’Alison et de Piers, son chef de campagne. Talia ne voit désormais son père qu’en une seule entité de ces trois personnes.

Sébastien Conway du Parti Démocrate de la Justice, son adversaire, est en tête des sondages, et Piers use de tous les stratagèmes pour inverser la tendance, quitte à utiliser Talia.

Talia est enrhumée et se rend à l’hôpital pour subir un transfert. Elle en ressort guérie, mais un événement va venir bouleverser sa vie, elle va faire la rencontre de Tig, une petite fille du Barbican, elle la sauve d’une agression et devient l’héroïne du jour.

Mais cet événement va lui ouvrir les yeux sur une dure réalité à laquelle elle n’était pas du tout préparée.

Talia est encore une adolescente, mais elle est surtout la petite fille gâtée de son papa. Elle a donc parfois des réactions un peu puériles, elle n’a surtout pas l’habitude qu’on lui tienne tête !

On va découvrir la vie du Barbican grâce à Galien, le grand frère de Tig. Des immeubles délabrés, une vie de débrouille, de violence et de microbes. Talia va également la découvrir et ça va être un choc. Elle va peu à peu prendre conscience des injustices à répétition dont les habitants du Barbican sont victimes et va tenter d’y sensibiliser son père. Mais tout ce qu’elle touche ou fait se transforme en catastrophe !

Malcolm Hale, animé par une ambition et une vengeance personnelle, est complètement manipulé par Piers. C’est finalement un faible qui n’ose pas lui tenir tête pour se préserver des moments seul avec sa fille. J’ai trouvé qu’il n’était pas un personnage très intéressant, et penser qu’il sera peut-être très prochainement Premier Ministre d’Angleterre, peut faire froid dans le dos.

Galien, jeune adulte, est finalement à peu près le seul à avoir la tête sur les épaules, il s’occupe de sa petite sœur en l’absence de leur père, en Quarantaine. Il aide du mieux qu’il peut, avec ses notions de médecine, les transférés, les soulager un peu de leurs maux, panser des blessures, recoudre des plaies.

Je n’ai pas été convaincue par le scénario que j’ai trouvé globalement assez peu fouillé et des personnages superficiels, mais il s’agit donc d’un premier roman. Gageons que si suite il y a, elle sera plus travaillée. On peut également envisager de lire une suite sur l’évolution du Barbican et des lois barbares qui y sont appliquées. Qui sait !

Kate Blair a un parcours atypique. Tour à tour, conservatrice de musée, clown et cuisinière sur un bateau. Les droits audiovisuels de ce roman ont été optionnés par les créateurs de la série Orphan Black, il et se peut donc qu’un jour, on le voit porté à l’écran.

9 octobre 2017

Mes hauts, mes bas et mes coups de coeur en série de Becky Albertally

mes hauts mes bas

Sortie VF le 6 septembre 2017

Présentation de l'éditeur : chez Hachette Romans
J’ai une chose à vous avouer  :
je suis une serial crusheuse.
Un vrai cœur d’artichaut.
 
Jusqu’à maintenant, j’ai eu très exactement VINGT-SIX coups de cœur.
Mais comme ils ont débouché sur très exactement ZÉRO baisers, ça ne compte pas.
En même temps,  c'est une bonne façon de ne jamais prendre un seul râteau!
 
Cassie, ma sœur jumelle, pense que ça craint.
Sauf que Cassie n’a pas vraiment de problèmes avec les garçons, vu qu’elle préfère les filles.
D’ailleurs c’est sa copine qui m’a présenté Will, alias LE mec parfait.
Là, je le sens, mon crush numéro 27 sera le bon.
 
Enfin, je crois  ?J’ai une chose à vous avouer  :
je suis une serial crusheuse.
Un vrai cœur d’artichaut.
 
Enfin, je crois  ?
L'avis d'Izabulle:
Notre serial crusheuse s'appelle Moly et elle a 17 ans. Elle  a une sœur jumelle qui s'appelle Cassie et qui bien sure est tout l'inverse d'elle physiquement, soit blonde, mince et élancée. Molly et Cassie ont deux mamans et ne connaissent pas leur père, puisque leurs mamans ont eu recours à un don de sperme. Elles ont un petit frère de 1 an, qui est trop chou, mais qui là encore ne leurs ressemble pas du tout. En effet, c'est leur mère non biologique qui est noire, qui lui a donné naissance. Rajoutez à tout cela que la famille baigne dans la religion juive, mais qu'elle n'hésite pas à la tourner en dérision et vous obtenez un bon gros bazar très attendrissant.
L'histoire de ce livre porte essentiellement sur un pan de vie de Molly, qui se livre à nous à la 1ère personne. Molly est une jeune femme qui est extrêmement introvertie, voir dépressive et qui vit  très mal son surpoids. Son ressentiment et la haine de son corps, n'est pas toujours facile à lire pour le lecteur, d'autant plus qu'elle évolue dans un milieu très ouvert grâce à ses mères et sa sœur Cassie qui a une sexualité très active. J'ai pu regretter de nombreuses longueurs, notamment en début de roman où Molly tourne un peu en boucle sur son mal être et son obsession de trouver un garçon qui voudrait bien l'embrasser.
Si ce livre est assez moderne dans les sujets abordés et son écriture, j'ai pour le coup eu l'impression de me prendre un sacré coup de vieux. Molly utilise de nombreuses expressions en anglais, parle de sites ou réseaux sociaux que je ne connais ou fait référence à des séries télé qui me sont encore en plus inconnues. Ces éléments confirment je pense, le public cible clairement adolescent de ce livre.
En tant que mère, je recommanderai d'ailleurs cette lecture pour les ados à partir de 15 ans, car je trouve qu'elle véhicule de belles valeurs sur l'homosexualité, la religion qui sait aussi être respectueuse, l'acceptation de soi-même et bien sur l'amour !!!
Molly saura vous agacer, vous faire pleurer, mourir de rire et aimer encore et encore !

2 octobre 2017

Covenant #1 Démon suivi de Sang-mêlé de Jennifer L. Armentrout

Covenant 1 Sang mêlé

Sortie VF le 13 octobre 2017
Présentation de l'éditeur : chez J'ai Lu

Sur une île au large de la Caroline du Nord vivent les hematoï, des individus au sang pur et aux pouvoirs divins capables de maîtriser les quatre éléments. Ceux dont la lignée a connu un métissage sont contraints de choisir leur destin : intégrer le corps des Sentinelles du Covenant pour chasser les démons, leurs ennemis originels, ou être réduits à la servitude. 

De retour depuis peu au Covenant pour des raisons qui lui appartiennent, Alexandria n’a pas le choix : fille d’une hématoï et d’un simple mortel, elle se doit de réussir l’examen lui permettant de devenir Sentinelle. L’institution applique une discipline de fer, et les relations entre sang-pur et sang-mêlé sont formellement interdites, sous peine d’exclusion, ou pire. Une règle qui pourrait être simple si Aiden, un sang-pur aux yeux couleur d’orage qu’Alex convoite depuis toujours, n’avait pas été désigné comme son entraîneur personnel…

L'avis d'Izabulle:

Le résumé présente cette nouvelle romance paranormale sous l'angle essentiellement amoureux. Or, Alexandria notre héroïne est une vrai guerrière et ce premier tome tourne essentiellement autour de l'univers paranormal et les combats plutôt qu'autour de la romance.

 

L'histoire commence sur les chapeaux de roue avec un prequel extrêmement intense et dynamique. Alex est confrontée immédiatement à ses ennemis qui sont des démons. Les démons sont des Hematoï au sang pur qui ont été mordus et transformés à leur tour en démon. Elle va devoir se battre et se retrouve très tôt confrontée à la mort. Son retour au Covenant est une nécessité. Alex est complètement détruite et qui mieux qu'Aiden, son béguin d'enfance, pour la remettre sur pied.

 

Cette nouvelle romance paranormale de J.L. Armentrout reprend les codes de toutes les sagas qui ont connu du succès. Un héroïne tête brûlée et fortement malmenée. Un mal alpha très sexy et protecteur. Et surtout un environnement paranormal crédible et suffisamment original pour nous emmener dans un dépaysement agréable.

 

Si je n'ai pas grand chose à reprocher à ce livre, ce n'est juste qu'un sentiment de déjà vu ne m'a pas quitté du début à la fin. Le prequel m'aura fortement fait penser à la saga Lux, de part ses ennemis qui absorbent l'énergie des "gentils" ; Alex qui vit seule avec sa mère comme l'était Katy et la nuque d'Alex qui chauffe quand un ennemi est dans les parages. Concernant l'arrivée au Covenant et l'entrainement d'Alex par Aiden, cela m'a fortement rappelé la saga Divergente et tout le processus de rapprochement entre Tris et Quatre, au cours de leurs entrainements.

 

Malgré la plume extrêmement agréable de J. L. Armentrout, qui fait partie de mes auteurs préférées et une histoire qui se lit très rapidement, je n'ai malheureusement pas été surprise par le déroulé du scénario proposé. Certains avis annoncent des tomes suivants meilleurs que le premier, aussi peut-être que je me laisserai tenter sachant que le final de ce tome 1 nous laisse entrevoir pour la suite un possible triangle amoureux. Je sens que des dents vont grincer !

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