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Les chroniques d'Evenusia
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chronique
3 mars 2012

Instinct Tome 3 de Vincent Villeminot

INSTINCT 3

Résumé de l'éditeur : collection Blast chez Nathan

La fin...

Missoula, Etats-Unis. Cinq mois après le tragique dénouement de Lausanne, les enfants de McIntyre se sont réfugiés dans la maison de Tim. Ils sont recherchés par la police et tentent de retrouver la paix dans la clandestinité. Pourtant, il va falloir revenir en Europe car des faits étranges se produisent dans les Alpes françaises...

Mon avis : 

Flora, Matt et Shariff doivent se faire oublier pendant quelque temps. Flora alias Catwoman, la pirate informamique, est recherchée par toutes les polices, à l'échelle internationale. Ils décident finalement de se terrer dans la maison des parents de Matt, aux US. Mais ce retour à la case départ va raviver le souvenir de l'accident de ses parents et toutes les questions qui restent en suspens. Matt va en profiter pour tenter d'éclaircir cette zone d'ombre qui est en lui. Mais le répit sera de courte durée et une course poursuite infernale à travers l'Europe va s'engager. 

La perte de plusieurs de leurs semblables pèse sur nos amis. Shariff, d'habitude si prolixe ne prononce plus un mot. Ce silence pèse sur le couple. L'ennemi qui a survécu les nargue avec de nouvelles victimes. Doivent-ils céder à la vengeance ? Notre trio va, pour la première fois, être en désaccord malgré les liens très forts qui les unissent.

Ce dernier opus, très différent des deux précédents, met Matt à l'honneur. Sa quête de la vérité concernant l'accident l'obsède toujours mais il va affronter le problème avec beaucoup plus de maturité. Il y a également des  passages plus lents qui nous permettent de rentrer plus intimement dans les  pensées des personnages. On sent l'évolution du couple Matt/Flora alors que Shariff se renferme dans sa solitude.

C'est aussi le tome le plus dur de la trilogie. Rien ni personne se sera épargné : souffrances, séparations et épreuves insurmontables attendent nos héros au fil des pages. 

Un fin inévitable qui sèmera certainement le désaccord parmi de nombreux lecteurs et je tire mon chapeau à l'auteur d'avoir fait ce choix, qui clôture magnifiquement cette trilogie. 

Ne ratez pas le dernier d'Instinct qui sera disponible le 8 mars prochain. 

Ma chronique d'Instinct 1 : ICI

Ma chronique d'Instinct 2 : ICI

Je remercie infiniment Cajou de m'avoir permis de lire ce dernier tome d'Instinct en avant première. 

 

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3 mars 2012

Target avec Reese Witherspoon, Chris Pine et Tome Hardy

 TARGET

Après Terminator Renaissance, le réalisateur de Charlie et ses drôles de dames renoue avec la comédie d'action avec Target, léger et efficace!

Synopsis : 

FDR Foster et Tuck sont meilleurs amis et...agents secrets. Ensemble, ils font de chacune de leur mission un jeu entre vieux potes. Rien ne pouvait les séparer...avant l'arrivée dans leurs vies respectives de la même femme, Lauren, dont ils tombent tous deux amoureux. Pour elle qui ne sait pas qu'ils se connaissent, entre les deux son cœur balance... Chacun bien déterminé à conquérir la jeune femme, ils vont se livrer une guerre sans merci dans laquelle tous les coups sont permis! Qui de l'un ou de l'autre en sortira vainqueur ?

Mon avis :  

Petite comédie sans prétention, Target remplit tout à fait son contrat : mélange efficace de comédie légère et d'action pure et dure, le film réussit de manière efficace à capter notre attention du début à la fin. Si la surprise de certains gags est malheureusement gâchée par la bande-annonce, le métrage offre largement de quoi se rattraper : entre situations cocasses et répliques risibles, on ne s'ennuie pas une seule seconde!

Si le scénario n'est pas d'une originalité extrême ni d'une profondeur incroyable, l'histoire se laisse suivre de bout en bout, jusqu'au dénouement final sans grande surprise (il fallait s'y attendre...). C'est avec une certaine délectation que l'on suit ces deux espions malicieux, qui ont plus d'un tour dans leur sac pour parvenir à leurs fins. Le "méchant" du film, un criminel recherché par les deux espions, est cependant très vite oublié, happé par la trame principale du film qui occupe 90% de l'espace narratif.

Côté casting, Chris Pine (découvert dans le Star Trek de J.J. Abrams) tire son épingle du jeu dans le duo comique qu'il forme avec le britannique Tom Hardy (révélé dans Inception). Des deux acteurs, c'est clairement le premier qui perce l'écran, aux côtés d'une Reese Witherspoon toujours aussi talentueuse et resplendissante en femme fatale moderne. Cette dernière joue son rôle à la perfection: pétillante et drôle, on comprend qu'elle puisse faire craquer nos deux protagonistes!

On passe un très bon moment devant cette comédie légère et efficace, qui ne prétend pas être la comédie de l'année mais remplit néanmoins ses engagements.

Chronique de Raphaël S (Coming Sooner) pour Les Chroniques d'Evenusia

Les bandes-annonces VF : 

Merci à Denis et à la Twentieth Century Fox pour cette projection en avant-première

28 février 2012

Instinct Tome 2 de Vincent Villeminot

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Résumé de l'éditeur : Collection Blast chez Nathan

ATTENTION SPOILERS pour ceux qui n'ont pas encore lu le tome 1

L'institut de Lycanthropie, caché au coeur des Alpes, accueille les humains sujets à des métamorphoses animales. C'est là que Shariff, Flora et Tim ont trouvé refuge. Mais un initié est retrouvé mort, visiblement dévoré par l'un des prédateurs de l'Institut. Deux camps s'affrontent bientôt ouvertement : ceux qui veulent vivre leur instinct animal jusqu'au meurtre, et ceux qui cherchent à le maîtriser. Dans cette lutte sans merci, Shariff, Flora et Tim vont devoir se battre pour sauver leur secret, leur amour... et même leur vie.

Mon avis

Après le bain de sang qui a eu lieu dans le bunker (voir Instinct tome 1), rien n'est plus pareil à l'Institut de lycanthropie. Deux clans se sont nettement formés : d'un côté les fidèles du professeur Mc Intyre qui prône la "supranoïa", le contrôle absolu sur l'animal qui est en chacun des pensionnaires et de l'autre, les alliés de Paul qui est persuadé qu'il faut libérer l'agressivité afin que l'animal s'épanouisse au maximum sans aucune entrave. Et ce qui n'arrange rien, un élément extérieur va refaire surface, la "Tiger eye", cette drogue qui exacerbe la violence et élimine tout souvenir de ce qui se passe pendant les accès de fureur. Qui fabrique la drogue et qui la paye ? Tout le monde peut être coupable. Dans cette ambiance des plus tendues, les liens de nos trois amis ne sont pas au beau fixe. Tim a du mal à accepter le comportement meurtrier qu'il a eu pendant l'attaque du bunker même si c'était pour défendre ses amis. Cet évènement s'est mis en travers de sa liaison avec Flora et il faudra toute l'habileté et la diplomatie de Shariff pour les rapprocher de nouveau. 

On retrouve avec plaisir les trois héros avec qui nous sommes maintenant familiers. Le jeune Shariff a toujours ma préférence surtout dans son nouveau rôle de samouraï japonais prêt à tout pour défendre les siens. Mais c'est Flora et ses talents de hackeuse qui sont à l'honneur dans ce tome. Cette nouvelle aventure, pleine de rebondissements, va les confronter à la trahison et à l'affrontement de leurs semblables. 

Un second tome encore meilleur que le premier, avec une bonne intrigue et un suspens qui nous maintient en haleine à chaque page. Une suite qui se dévore en un clin d'oeil. 

Le tome 3 sortira le 8 mars prochain. 

25 février 2012

La délicatesse de David Foenkinos

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Résumé de l'éditeur : chez Folio

François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m’en vais. C’est la boisson la moins conviviale qui soit. Un thé, ce n’est guère mieux. On sent qu’on va passer des dimanches après-midi à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Finalement, il se dit qu’un jus, ça serait bien. Oui, un jus, c’est sympathique. C’est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l’orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye ou la goyave, ça fait peur. Le jus d’abricot, c’est parfait. Si elle choisit ça, je l’épouse… 
- Je vais prendre un jus… Un jus d’abricot, je crois, répondit Nathalie. Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité »

Mon avis : 

J'ai rarement lu un livre dont le titre me revenait sans cesse tout au long de ma lecture. L'histoire, l'écriture, les personnages, tout se retrouve dans ce mot : la délicatesse. 

L'auteur nous emmène dans le quotidien d'une femme brisée par la vie qui se lance corps et âme dans le travail. Un jour, une impulsion étrange la pousse à embrasser l'un de ses collègues. Pas par attirance, ni par envie, simplement parce qu'il était là, à ce moment là. 

Nathalie c'est la déesse : inaccessible autant par sa beauté que par son comportement. L'auteur enveloppe son héroïne dans une bulle de sensibilité et la sublime par la présence d'un personnage masculin à l'antithèse du héros.

Markus c'est le grand gars qui passe inaperçu, un brin ridicule. Il suscite l'indifférence. 

Le rapprochement de ces deux êtres va être doux, tendre et léger, provoquant malgré eux la jalousie des uns, la haine des autres mais surtout l'incompréhénsion autour d'eux. Comment deux personnes aussi différentes peuvent-elles devenir aussi proches ? On voit peu à peu le regard des autres se transformer : soudain l'être insignifiant devient un héros, ses faits et gestes sont analysés, on lui trouve de l'allure, de la répartie, même ses silences sont devenus intelligents. 

Une histoire pleine d'humour fin aussi où aucune phrase n'est laissée au hasard. D'une écriture originale où chaque mot est important : les titres ainsi que les notes de bas de pages racontent quelque chose. Les mots prennent tout leur sens au propre comme au figuré. 

Une histoire touchante qui ne vous laissera pas indifférents. 

18 février 2012

Le dernier hiver de Jean Luc Marcastel

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Résumé de l'éditeur : chez Pocket Jeunesse - Collection Black Moon

2 035, 31º C en-dessous de 0. Depuis des années, le Crépuscule baigne Aurillac dans un ciel de sang. L'Hiver s'est installé, un hiver éternel qui dévore les terres et fige l'océan dans la banquise. La Malesève, cette armée de pins monstrueux, a mis à genoux la civilisation. Alors, devant la fin d'un monde, que reste-t-il d'autre que l'amour ? L'amour qui va pousser Johan à braver le froid et les pins pour retrouver sa bien-aimée, l'amour qui va pousser son frère, Théo, à lui ouvrir la voie, l'amour toujours qui incitera Khalid et la jolie Fanie à tout laisser derrière eux pour les suivre. L'amour est-il assez fort pour triompher de la Malesève et de ce qu'elle a fait des hommes ?

Mon avis : 

Le soleil a disparu, occulté par des poussières cosmiques qui empêchent les rayons de réchauffer la Terre. Celle-ci privée de chaleur est soumise à des températures polaires. Face à ces brusques changements climatiques, la Nature se rebelle et subit des transformations pour pouvoir résister aux températures élevées. Une étrange forme de pin sanguinaire prolifère, détruisant tout sur son passage. Johan et ses amis vont entreprendre un périple pour tenter de retrouver Léa, la jeune fille qu'il aime et qui est partie à Bergerac quelques mois aupararavant et dont il n'a plus de nouvelles. Les quatre amis vont entreprendre ce voyage pour des raisons différentes mais tous sont soudés par l'amour et l'amitié, des sentiments très présents au fil des pages.

L'auteur a créé un climat opressant avec le danger constant de ces pins meurtriers qui semblent gagner peu à peu du terrain sans que rien ni personne ne puisse les arrêter. L'humanité ayant perdu ceux qui les gouvernent, c'est un véritable chaos qui s'installe, propice à favoriser la loi du plus fort. 

Il faut vous attendre ici à un roman de science-fiction-horreur où la tension et le danger surgissent à chaque page.  Les personnages y sont d'autant plus attachants qu'ils se soutiennent et se font confiance quelles que soient les situations. On souffre et on aime avec eux. L'amitié et l'amour sont la force avec laquelle ils vont faire face aux épreuves qu'ils vont rencontrer. A travers cette histoire, l'auteur va nous donner une leçon très touchante de vie et d'humanité. 

Malgré quelques petites choses qui m'ont agacée concernant le côté romance du livre mais dont je ne peux parler sans spoiler, c'est incontestablement un excellent roman, haletant et poignant. Préparez-vous à être embarqué dans une véritable et passionnante aventure. Un voyage semé d'embûches où les humains peuvent se transformer en notre pire cauchemar. 

 

Une mention toute particulière pour Khalid et ses citations concernant les babouches de son grand-père dont je ne résite pas à l'envie de vous en mettre une :

- Y’avait un homme ici. Je l’ai vu traverser le quai et disparaître dans cette rue. Je te jure que c’était pas une hallucination.
- Théo…
- Quoi?
- Mon grand-père, y faisait des babouches.
Le grand militaire grogna, les bras serrés autour de la poitrine, en lançant un dernier regard vers le haut du village.
- Ouais, je sais…
- Et mon grand-père, y disait toujours: “Regarde la façon dont un homme marche avec ses babouches et tu le connaîtras.”
- Je vois pas ce que…
- Ton mec, j’ai pas envie de le connaître."

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4 février 2012

Martha Marcy May Marlene de Sean Durkin

MMMM

Écrit et réalisé par Sean DURKIN. Avec Elizabeth OLSEN, Christopher ABBOTT, Brady CORBET, Hugh DANCY, Maria DIZZIA, Julia GARNER, John HAWKES, Louisa KRAUSE, Sarah PAULSON

Synopsis :

Après avoir fui une secte et son charismatique leader, Martha tente de se reconstruire et de retrouver une vie normale. Elle cherche de l’aide auprès de sa sœur aînée Lucy et de son beau-frère avec qui elle n’avait plus de contacts, mais elle est incapable de leur avouer la vérité sur sa longue disparition. Martha est persuadée que son ancienne secte la pourchasse toujours. Les souvenirs qui la hantent se transforment alors en effrayante paranoïa et la frontière entre réalité et illusion se brouille peu à peu…

Mon avis :

Un premier film pour le réalisateur Sean Durkin, un premier rôle à l’écran pour Elisabeth Olsen, un prix de la mise en scène à Sundance, un prix regard jeune à Cannes et un sujet original : Martha Marcy May Marlene tient-il toutes ses promesses de départ ?

Je ne sais pas ce que vous en pensez mais j’ai personnellement toujours eu un peu de mal avec les films dont le titre est imprononçable ou difficile à mémoriser. Ce défaut donne souvent à l’œuvre un aspect insaisissable qui installe une certaine distance ne serait-ce que pour faire fonctionner le bouche-à-oreille.

Martha Marcy May Marlene se dote heureusement d’un sujet très intéressant. La secte du film est en effet profondément contemporaine. Il ne s’agit pas ici d’un groupuscule religieux mais d’un mouvement séparatiste qui veut simplement vivre à l’écart de la société, à la campagne. D’ailleurs, il est frappant de constater que lorsque Marcy May veut s’enfuir,  on ne la retient pas. Ceci montre bien qu’une secte est  avant tout une prison mentale qui sait créer chez ses membres une dépendance en exploitant un manque, l’absence des parents par exemple.

L’ingéniosité de la mise en scène réside dans le parallélisme de deux moments chronologiquement  différents. Martha tente de vivre une nouvelle vie chez sa sœur aînée mais des souvenirs de la secte reviennent la hanter si bien qu’elle en arrive à confondre passé et présent.

Cet effet de mise en scène s’essouffle malheureusement au tiers du film et devient même gênant. Sans cesse trompés, nous n’arrivons jamais véritablement à ressentir les angoisses ou les émois de Martha. De surcroît, le film est trop long et l’absence de progression finit par lasser.

Les honneurs reviennent malgré tout à Elisabeth Olsen. Son jeu d’adolescente équivoque et candide est soigné. Elle traduit parfaitement à l’écran la virginité de l’enfance face à des figures complexes adultes, voire masculines. John Hawkes  en tant que gourou paternaliste à la fois brutal, sévère et séduisant est définitivement le second atout du film.

Martha Marcy May Marlene est donc un premier essai courageux mais déséquilibré au style minimaliste. On se laissera toutefois séduire par la seule musique du film, « Marcy’s song », interprétée dans une scène par John Hawkes lui-même. De loin ma préférée.

Chronique de Vladimir pour Les Chroniques d'Evenusia

La Bande annonce

Marcy's song

30 janvier 2012

Underworld Nouvelle ère

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En salles le 8 février 2012

Synopsis : 

Depuis des siècles Lycans et Vampires se livrent une bataille sans merci. Mais les deux races sont à l’aube d’une ère nouvelle car les humains, qui ont récemment découvert leur existence, décident de cesser leurs conflits internes pour s’engager ensemble dans la lutte contre ce qu’ils considèrent comme des fléaux. Sélène s’attire la convoitise de l’armée et des scientifiques. Une traque incessante commence alors contre la plus redoutable des vampires. 

Mon avis

Que les fans de la saga Underworld se réjouissent et plus particulièrement ceux qui ont apprécié les deux premiers volets ! Kate Beckinsale endosse son costume en latex avec sensualité et incarne une Sélène plus belle et sexy que jamais. On la découvre aussi plus sensible et protectrice. Mais elle n'hésite pas à laisser place à une impitoyable violence dès que surgit le danger. 

Après un rapide récapitulatif rapide des volets précédents mais toutefois indispensable pour les néophytes de la Saga, nous retrouvons Sélène alors qu'elle vient de passer 12 ans dans une capsule cryogénique. Libérée par la personne qui occupait la capsule voisine (tout laisse à supposer qu'il s'agit de Michaël), elle se "réveille" et commence sa révolte là où elle s'était arrêtée 12 ans plus tôt. Mais pendant des années les humains, après avoir eu connaissance de l'existence d'êtres surnaturels se sont organisés et on mis au point "la Purge", éradiquant impitoyablement Lycans et Vampires. Seuls rescapés de cette traque, un groupuscule de vampires demeure caché.  Loin de faire la guerre aux humains, ceux-ci, en minorité, préfèrent se faire oublier. Les lycans quant à eux, à force d'être traqués se sont terrés dans les bas fonds de la ville, s'affaiblissant peu à peu jusqu'à ressembler plus à des zombies qu'aux bêtes terrifiantes qu'ils étaient. 

Alors qu'on s'attendait à ce que vampires et lycans s'allient pour combattre les humains, le scénario ici est plein de surprises.

Dans ce 4ème volet, l'aspect gothique est mis de côté au profit de décors futuristes et froids, très inspirés de l'époque soviétique. Ajoutés aux couleurs sombres et bleutées, ils s'intègrent parfaitement au style donné à la saga à travers les différents volets. On garde toutefois un côté ancien avec le repère des vampires enfoui dans une grotte derrière un  incroyable barrage hydrolectrique. Un nouveau souffle est également apporté à la saga par de nouveaux personnages qui deviendront - on le devine aisément - des éléments prépondérants pour les prochaines et inévitables suites. 

Les effets spéciaux sont extrêmement bien rendus et seront certainement sublimés par la 3D. Les scènes de combat sont nombreuses sans être répétitives et donnent un rythme haletant au film qui ne faiblit pas en intensité magré un scénario quelque peu léger. 

Un quatrième volet bien abouti qui plaira aux amateurs d'action, qu'ils soient fans de la saga... ou pas. 

Retrouvez plus d'infos, photos, affiches et bandes-annonce sur la fiche film : ICI

Ne ratez pas la Bande Originale qui s'intègre parfaitement dans le style du film. En voici quelques extraits : 

 Je remercie chaleureusement la SND et plus particulièrement Margaux et Vladimir de m'avoir permis d'assister à cette projection en avant-première !

Vous pouvez également lire les avis de : ABFA et Vampirisme.com

22 janvier 2012

Les Highlanders Tome 1 : la malédiction de l'elfe noir de Karen Marie Moning

LES HIGHLANDERS T

Résumé de l'éditeur : chez J'ai Lu

Après la conclusion du Pacte, le peuple des faës s'est réfugié sur la mythique île de Morar, au large des côtes d'Ecosse. A la cour de Faërie, la reine Aoibheal, fâchée contre son époux, s'extasie avec malice sur le charme d'un mortel du nom de Hawk, qui a le don de séduire toutes les femmes. Aucune ne lui résiste, affirme-t-elle. Pas même elle. Ivre de jalousie, le roi Finnbheara convoque son bouffon, Adam Black, et lui ordonne de trouver une femme d'une beauté parfaite, mais indépendante, qui refusera de se laisser séduire par Hawk. Et c'est ainsi qu'Adrienne de Simone est précipitée du XXe siècle en 1513…

Mon avis : 

Disons-le haut et fort, je me suis jetée sur cette saga en espérant retrouver un peu du charme qui opère avec tant de force dans la Saga "Fièvre" de Karen Marie Moning. Mais malgré son prix "Romantic Times" de la meilleure romance à travers le temps reçu en 1999, la magie n'a pas eu sur moi l'effet escompté.  

Adrienne, après une expérience malheureuse avec un très bel homme, décide de ne plus se laisser séduire à nouveau par des hommes au physique avantageux. Adam Black et le Roi Finnbheara vont décider de tirer partie de cette haine pour se venger d'Hawk, un homme très beau qui a toutes les femmes qu'il veut à ses pieds. Hawk peu habitué à être repoussé par les femmes, va très vite être attiré par Adrienne et va tout faire pour tenter de la séduire. 

L'histoire traîne en longueur et malgré l'écriture très agréable et tout le talent de KMM, cela ne saurait suffire. Nos deux héros se cherchent et ne se trouvent décidemment pas pendant plus de 300 pages ! Le scénario de la fille propulsée dans le passé et qui se retrouve mariée aussi sec avec le laird dont le seul défaut est d'être magnifique m'a fait énormément penser à l'histoire de Jamie et Claire dans "Le Chardon et le Tartan" (voir mon Post du week-end n° 29 pour baver un peu lol). Mais la comparaison s'arrête là car ici l'action est quasiment inexistante et l'histoire se concentre essentiellement sur le jeu du chat et de la souris entre nos deux héros. 

Ce tome est le premier d'une longue série (voir le récapitulatif) qui va certainement former par la suite un ensemble cohérent. Il n'est pas évident d'en donner un avis isolé sans avoir lu les tomes suivants. Même si mon avis n'est pas très entousiaste, ce roman séduira les amateurs de romance classique. Je tenterai le tome suivant mais... sans hâte. 

Ce roman a fait l'objet d'une lecture commune qui, si elle ne nous a pas toutes emballée, a eu toutefois le mérite de nous avoir fait beaucoup rire. Pour en savoir plus, je vous laisse découvrir les avis de Cess et Mlle Pointillés qui ont ramé tout comme moi pour terminer la lecture ainsi que les avis de Bladelor, Rose, Sandy et Pimpi, beaucoup plus enthousiastes. 

Cela a été un plaisir de partager cette lecture avec vous !  

D'autres avis sur le forum Bit-lit.com

16 janvier 2012

Insaisissable Tome 1 : Ne Me Touche Pas (Shatter Me) de Tahereh Mafi

Shatter Me

MAJ : sortie française le 4 octobre 2012  chez Michel Lafon

Ne me touche pas Ne me touche pas

couverture provisoire (source)      couverture définitive

Résumé de l'éditeur : 
 
""Ne me touche pas" je lui murmure. Je mens mais ne lui dis pas. J'aimerai qu'il me touche mais ne lui dirai jamais. Des choses arrivent quand on me touche. Des choses étranges. De mauvaises choses. Des choses mortelles."
Juliette est enfermée depuis 264 jours dans une forteresse pour un accident. Un crime. 264 jours sans parler ni toucher personne. Jusqu'au moment ou un gardien vient partager sa cellule. Derrière sa nouvelle apparence, elle le reconnaît : c'est Adam, celui qu'elle aime en secret depuis toujours.

Résumé VO : 

Juliette hasn't touched anyone in exactly 264 days. The last time she did, it was an accident, but The Reestablishment locked her up for murder. No one knows why Juliette's touch is fatal. As long as she doesn't hurt anyone else, no one really cares. The world is too busy crumbling to pieces to pay attention to a 17-year-old girl. Diseases are destroying the population, food is hard to find, birds don't fly anymore, and the clouds are the wrong color. The Reestablishment said their way was the only way to fix things, so they threw Juliette in a cell. Now so many people are dead that the survivors are whispering war-- and The Reestablishment has changed its mind. Maybe Juliette is more than a tortured soul stuffed into a poisonous body. Maybe she's exactly what they need right now. Juliette has to make a choice: Be a weapon. Or be a warrior.

Mon avis

Depuis 264 jours, Juliette est enfermée dans un asile psychiatrique. Sa chambre est une pièce froide meublée avec le strict minimum et pourvue d'une unique fenêtre à travers laquelle elle passe des heures à regarder le ciel. Ses journées sont réglées au rythme de ses frugaux repas et de sa toilette (ultra-rapide), seule animation, régie selon le bon vouloir de ceux qui la retiennent enfermée. Cette première prise de contact est perturbante autant par le climat opressant que par l'écriture qui reflète l'état d'esprit confus dans lequel se trouve Juliette. Des phrases qui sont ensuite raturées représentent les pensées profondes de Juliette et viennent s'immiscer dans les paragraphes. Puis d'un seul coup, tout va basculer, avec l'apparition d'Adam. Juliette qui n'a pas vu, ni touché, ni parlé, ni même senti de présence humaine depuis son enfermement va devoir partager sa "chambre" avec Adam. Que fait-il là, pourquoi lui impose-t-on une présence après des mois de totale solitude ?  Et pourquoi lui ? Adam qu'elle connaît mais qui ne semble pas se souvenir d'elle ou alors fait-il semblant ?

Si j'ai trouvé le début du roman un peu long à démarrer, la suite tient toutes ses promesses. L'histoire entre Adam et Juliette reste le centre d'intérêt du roman. Ces deux personnages sont totalement fusionnels et les scènes décrites entre eux sont une pure merveille de sensualité. Youhouuuuuu !!!! A nous les papillons dans le ventre^^.  C'est là que la magie de l'écriture de Tahereh Mafi est à son apogée.

Les personnages secondaires ne sont pas en reste : Warner, aussi beau qu'il est mauvais jusqu'à la moëlle et charismatique à tel point qu'on se demande si Juliette ne va pas succomber à son charme... et nous aussi par la même occasion. Il est maladivement attiré par Juliette et va tout tenter pour la rallier à sa cause. 

Kenji, qui n'apparaît que dans la dernière partie du livre, est LE bad boy. Il ne vous laissera pas insensible avec son humour et son incroyable assurance. Il viendra mettre un peu de légèreté dans l'histoire. 

L'univers dystopique dans lequel évoluent les personnages est malheureusement très succintement décrit et pas mal de questions restent en supens. Comme il s'agit d'une trilogie, on peut espérer avoir plus de renseignements dans les deux tomes suivants. 

Ce premier tome s'achève sans cliffhanger (pour une fois oufff) mais laisse une ouverture inattendue qui détonne un peu par rapport à l'univers dystopique installé au début de l'histoire et en surprendra plus.   

J'ai passé un excellent moment de lecture et je pense que ce roman sera le coup de coeur de beaucoup de lecteurs en 2012 si la traduction française est à la hauteur et ne néglige pas le style emporté et poétique de Tahereh Mafi, qui est, selon moi, la grande force de ce roman. 

 

VF            VO

J'ai eu le plaisir de faire cette lecture avec : 

Cess, Bladelor et Mlle Pointillés 

Vous pouvez également lire d'autres avis sur le forum Bit-lit.com

8 janvier 2012

Chronique du film THE DARKEST HOUR de Chris Gorak

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Sortie en salles le 11 janvier 2012

Synopsis :

Sean et Ben sont à Moscou pour affaires, confrontés à un univers d’argent et de pratiques sans scrupules. Natalie et Anne s’y trouvent en escale involontaire alors qu’elles avaient prévu de se rendre au Népal. Les quatre jeunes gens se rencontrent par hasard dans la boîte de nuit la plus branchée de la ville où ils croisent Skylar, un homme d’affaires suédois qui a arnaqué Sean et Ben.
Ce haut lieu qui attire puissants et personnalités en vue bascule dans la terreur lorsque des aliens attaquent…
Après avoir vécu terrés quelques jours dans les sous-sols, les cinq survivants ressortent et découvrent une ville déserte. Le monde semble immobile alors qu’une force terrifiante et invisible les guette… S’ils veulent avoir une chance de survivre, ils vont absolument devoir découvrir qui sont ces êtres venus d’ailleurs et ce qu’ils veulent. C’est à ce prix qu’ils pourront les combattre, s’ils en sont capables…

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Crédits photos : Twentieth Century Fox 2011

Mon avis :

The Darkest Hour est une belle surprise s’appuyant sur un concept scénaristique original tout en respectant les codes du film catastrophe.

A première vue, le film pourrait s’avérer repoussant en raison de son registre apocalyptique trop souvent utilisé dans les films américains. Mais ce n’est sans compter la maîtrise de son réalisateur Chris Gorak.  En effet,  le genre ne lui est pas inconnu. Déjà son premier film catastrophe Los Angeles : Alerte maximum installait une atmosphère particulière, proche de la paranoïa et de la claustrophobie. De plus, un soin tout particulier a été accordé à l’identité visuelle de The Darkest Hour,ce qui estnon sans rappeler le travail effectué par le même Chris Gorak en tant que directeur artistique sur Fight Club ou Minority Report.

L’originalité du film réside assurément dans la manière de représenter la menace extra-terrestre invisible. Le fait de ne pouvoir l’appréhender ne fait que renforcer l’angoisse des personnages et donc du spectateur. On peut simplement distinguer la présence de ces envahisseurs à travers les faisceaux d’énergie qu’ils dégagent, les déformations de l’air et les appareils électriques qu’ils activent sur leur passage. Le concept est simple, efficace et intelligemment décliné tout au long du film. On se surprendrait presque de temps en temps à désirer la mort de nos compères humanoïdes pour apprécier l’esthétique des effets spéciaux lorsqu’un corps est réduit en cendres !

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Crédits photos : Twentieth Century Fox 2011

Bien évidemment, le film empreinte certains passages incontournables du genre. Le décor urbain et désertique de Moscou est ainsi très largement inspiré de 28 jours plus tard. Néanmoins, vider la place rouge de tous ses touristes est en soi une prouesse technique, du moins à l’écran l’illusion est totale ! Les personnages évoluent selon une progression nivelée sur un terrain de jeu bien délimité à l’image d’un jeu vidéo. On notera également que la fille hystérique et l’homme qui préfère la jouer en solo n’ont, comme l’on peut s’en douter, qu’une durée de vie très courte dans le film.

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Crédits photos : Twentieth Century Fox 2011

Heureusement, grâce à son rythme haletant, le film n’a jamais le temps de se perdre dans des intrigues secondaires souvent prévisibles (amoureuses ou autres) qui pourraient l’éloigner de son sujet principal. On appréciera la présence d’Emile Hirsch, assez rare à l’écran depuis Into the wild, mais tout à fait crédible dans le rôle du héros qui se révèle et se surpasse dans les situations exceptionnelles.

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Crédits photos : Twentieth Century Fox 2011

L’utilisation de la 3D est complétement justifiée : le champ électrique dégagé par les ennemis  déborde de l’écran et vient terrifier le spectateur qui aimerait garder un peu plus ses distances. Ils nous arrive même de rire lorsque fusent les répliques cinglantes de patriotes russes.

The Darkest Hour est donc un film catastrophe surprenant à bien des égards. Son scénario, concis et ingénieux, est un premier essai signé Jon Spaihts. Ceci mérite d’être salué et semble plus que prometteur pour sa deuxième œuvre de science-fiction : Prometheus !

Chronique de Vladimir pour les Chroniques d'Evenusia

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