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Les chroniques d'Evenusia
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chronique
7 janvier 2012

L'été où je suis devenue jolie

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Résumé de l'éditeur : collection Wiz chez Albin Michel

Depuis qu'elle est enfant, Belly passe tous ses étés dans la maison au bord de la plage. Là, entre les bains de mer et les pichets de thé glacé, la vie est parfaite. Il y a Susannah et ses fils, Conrad l'ombrageux et Jeremiah, si charmant. 

Et puis l'été de ses seize ans les choses changent. Suzannah sourit un peu moins. Les garçons paraissent plus lointains. Parce qu'il se passe quelque chose dont personne ne parle. Belly aussi a son secret. La vie chavire doucement, pour chacun d'eux. 

Plus rien ne sera comme avant. 

Mon avis : 

Souvenez-vous l'été de vos 16 ans...

Il y a une atmosphère particulière quand on a l'habitude d'aller tous les ans au même endroit, dans une maison familiale au bord de la mer, avec les mêmes copains, les mêmes sorties. On se voit grandir au fil des années, on s'observe, on se taquine, on fait des batailles d'eau, de sable, des pique-nique au soleil ou des soirées tardives à refaire le monde. Ce livre raconte tout cela.

Belly a 16 ans cette année. Elle passe tous ses étés avec son frère Steven et sa mère dans la maison de Suzannah, la meilleure amie de sa mère et les enfants de celle-ci : Conrad et Jeremiah. Ce sont les amis de vacances de Belly. Ils se voient tous les ans depuis qu'ils sont petits et ont vécu ensemble des tas d'étés. Entre découvertes amoureuses et jalousies, rapprochements et disputes, Belly nous explique le béguin qui l'attire vers Conrad depuis des années et l'amitié qui la lie à Jeremiah, tout cela sous l'oeil moqueur de son frère qui ne rate pas une occasion de la mettre en boîte. Mais Conrad et Jeremiah la regardent... enfin comme ils ne l'ont jamais fait. Tout ce petit monde a bien grandi et changé. Conrad joue les bad boys et Jeremiah, de son côté déborde d'humour et d'assurance et se rapproche de plus en plus de Belly... 

Alternant passé et présent, l'auteure nous livre une histoire rafraîchissante, un vrai moment de détente. Mais sous cette ambiance légère, un drame couve et personne ne veut en parler car alors ce serait la fin de l'été... 

Confrontation avec la réalité et fuite des responsabilités : passage difficile de l'adolescence à l'âge adulte, ce roman est un rayon de soleil en toutes saisons, une véritable bouffée d'oxygène à lire sans modération. 

Ce livre est le 1er opus d'une trilogie. Le second tome "L'été où je t'ai retrouvé" est déjà disponible. Le tome 3 sortira courant 2012 (pas de date pour le moment). 

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4 janvier 2012

Time Riders d'Alex Scarrow

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Résumé de l'éditeur : chez Nathan

NE JOUEZ PAS AVEC LE TEMPS...
Liam O'Connor aurait dû mourir en mer en 1912.
Maddy Carter aurait dû mourir en avion en 2010.
Sal Vikram aurait dû mourir dans un incendie en 2026.
Mais, à la dernière minute, une homme mystérieux leur a sauvé la vie... pour les recruter. Désormais, ils travaillent pour lui.
Leur nom : les Time Riders.
Leur mission : empêcher que les voyages dans le temps ne changent le cours de l'Histoire.

Mon avis

Voilà un genre littéraire que j'aborde très peu car je l'avoue, je ne suis pas très friande de SF. Malgré cela mon avis est extrêmement positif pour ce livre qui traite un thème maintes fois abordé : les voyages dans le temps. De manière très intelligente, Alex Scarrow nous transporte au gré des époques passées et futures avec nos trois jeunes héros : Liam, Maddy et Sal. 

Recrutés par une mystérieuse agence à différentes époques, nos trois jeunes recrues sont chargées de "surveiller" l'histoire afin que personne n'y apporte de modification. Car le moindre changement peut engendrer de graves conséquences sur notre avenir. 

Une histoire halentante qu'on lit d'une traite, avec des références historiques importantes mais qui n'alourdissent jamais le récit. Des chapitres courts alternant le point de vue de chaque personnage accélèrent le rythme du récit et les sauts consécutifs tantôt dans le passé, le présent ou le futur nous maintiennent en haleine. En un mot : on ne s'ennuie pas une seconde. 

Des références cinématographiques évidentes à "Retour vers le Futur" avec les conséquences que peuvent avoir sur l'avenir des modifications dans le passé, à "Nimitz retour vers l'enfer" avec le choix d'éviter un drame historique, "Terminator 2" avec le robot doté d'une intelligence artificielle qui est chargé d'accompagner Liam dans ses missions et qui va révéler peu à peu un côté humain extrêmement touchant.

Cette saga comprend 9 tomes, qui sauront, j'en suis sûre vous séduire, même si comme moi la SF ne fait pas partie de vos lectures habituelles. 

Le tome 2 sortira en Juin 2012 et s'intitulera : Le jour du prédateur

Le tome 3 est prévu pour septembre 2012 : Code apocalypse

Je me réjouis de cette découverte et remercie Samia et les Editions Nathan pour cette lecture en avant première. 

16 décembre 2011

Vivants de Isaac Marion

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Résumé de l'éditeur : chez Bragelonne

R a une vie compliquée. Il n'a pas de nom, pas de souvenirs ni de pouls. Mais il rêve.
R est un zombie et il est un peu différent.
Dans les ruines d'une ville à l'abandon, R rencontre une fille. Elle s'appelle Julie et elle est aux antipodes de ce qu'il connaît. Elle est vivante, palpitante. C'est un jaillissement de couleurs dans un camaïeu de gris. Sans vraiment savoir pourquoi, R choisit de ne pas la tuer. Et c'est le début d'une étrange relation, à la fois tendre et dangereuse.
Jamais cela n'était arrivé. R bafoue les règles des Vivants et des Morts et défie la logique, mais il ne peut plus se contenter d'une existence vouée à la mort. Il veut respirer à nouveau, il veut vivre, et Julie va l'aider. Mais leur monde ne se laissera pas transformer sans combattre.

Mon avis :

Dans un monde dévasté par un virus, quelques zombies sont regroupés au sein d'un aéroport où ils mènent un semblant de vie. Les humains survivants, quant à eux, sont entassés dans un stade et se barricadent contre les attaques des zombies. 

Parmi les zombies vit R. Il est différent car il se pose des questions sur sa vie de zombie : qui était-il ? Quel métier faisait-il avant de devenir ce qu'il est ? Ses souvenirs se sont effacés. Il invente et essaie d'imaginer son ancienne vie. R parle peu car ses pensées sont confuses et difficiles à formuler clairement. Mais il réussit, non sans efforts, à aligner quelques mots et communique ainsi avec les siens et notamment avec M. Au cours d'une de leurs sorties, en vue de s'alimenter, R. va rencontrer Julie. Aussi incroyable que cela puisse paraître, il ne va pas la dévorer. Il va lutter contre son instinct de zombie et va la ramener à l'aéroport dans le but de la protéger contre les siens.

Difficile de classer ce roman dans une catégorie. Le format, ainsi que la couverture même du livre, sont atypiques. Tout d'abord on commence par une lecture peu ragoutante qui démarre par des chapitres avec des images d'anatomie, des descriptions de zombies mangeant des cerveaux humains et gardant le reste dans les poches pour plus tard... Beurk, j'avoue que dans un premier temps, je n'ai eu aucune sympathie envers ces morts-vivants. Je me demandais quel pouvait donc être le potentiel de charisme d'un zombie qui vous regardait avec des yeux vitreux et sentait les relents de pourriture ?

J'ai malgré tout ça été complètement conquise par cette histoire d'amour impossible. Car amour il y a ! Cette histoire est non seulement d'une grande finesse, mais elle soulève intelligemment des questions sur la vie, la mort, le pouvoir de l'espoir, l'amitié et bien sûr l'amour. L'amour avec un grand A, celui qui abat des montagnes et celui qui va à l'encontre de toutes les lois.

Ecrit d'une très belle plume, sans prétention et avec un style qui reste simple, ce roman est bourré de profondes citations. La structure même du livre est très bien construite nous amenant par paliers à voir, avec le personnage de R., l'évolution des évènements. Le changement de R. est tout en finesse : ses pensées, d'abord incohérentes, vont peu à peu prendre forme au contact de Julie et il va pleinement prendre conscience de ce qu'il est. Elle est pleine de vie, aspire à un monde meilleur et croit en l'espoir d'un changement proche malgré le désespoir qui a gagné les humains. Auprès de R. et de sa curiosité pour les petits bonheurs de la vie (la nourriture, la musique,...), elle sent renaître le plaisir des choses essentielles que les humains avaient tendance à écarter, au profit d'une routine dominée par les aspects pratiques dus à leur situation d'enfermement dans le stade. On s'aperçoit finalement les humains ne vivent pas de manière bien différente des zombies.  

J'ai particulièrement apprécié le personnage de M., le zombie "ami" de R. qui donne au récit une note humoristique pittoresque et décalée, à l'image de cette histoire.

Veilllez à ne pas passer à côté de cette excellente surprise ! 

Vous pouvez lire d'autres avis sur le forum Bit-lit.com

L'adaptation cinématographique de Warm Bodies (titre VO du livre) réalisée par Jonathan Levine est déjà en tournage depuis cet été, la sortie du film est prévue pour le 10 août 2012 et il sera distribué par... Summit Entertainment.

Ci-dessous, la première image du film où on voit R. et Julie interprétés par Nicholas Hoult (X-Men le commencement) et Teresa Palmer (Numéro 4).

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9 décembre 2011

Psi Changeling T.1 : Esclave des Sens de Nalini Singh

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Résumé de l'éditeur : chez Milady : 

Dans un monde où les émotions sont interdites, les Psys punissent toute forme de désir. Sascha Duncan fait exception à la règle. Lucas Hunter est un métamorphe avide de sensations. Il est bien décidé à trouver le meurtrier qui a tué sa compagne de meute. Sascha sera son ticket d entrée... Il découvrira vite que cette Psy en apparence froide comme la glace est capable d'éprouver des émotions... et qu elle fascine l'animal en lui. Pris au milieu de leurs deux univers en conflit, Lucas et Sascha doivent jouer leurs rôles... ou tout sacrifier pour goûter au plaisir interdit.

Mon avis : 

Les Psis sont des êtres dotés de divers pouvoirs mentaux et conditionnés depuis leur naissance à ne rien ressentir. On leur aprend à refouler tout sentiment que ce soit d'amour ou de haine. Sascha est différente : elle a passé 26 ans a essayer de se construire un bouclier de froideur mais au fond d'elle, elle ne rêve que de laisser éclater ses sens. Si les autres Psis l'apprenaient elle serait considérée comme défectueuse et condamnée à l'incarcération au Centre, un genre d'asile. 

Lucas est un changeling, son pouvoir lui permet de se changer en félin. En tant que chef de meute, il a le devoir de protéger les siens. Mais, depuis quelques temps des femmes changelings sont enlevées, torturées et tuées et tous les indices mènent au psis qui s'efforcent de brouiller les pistes. Lucas compte bien se servir de Sascha, avec qui il doit conclure un contrat immobilier, pour pénétrer le monde des Psis et traquer le tueur.  

Mais Lucas va rapidement se rendre compte que Sascha n'est pas la froide et insensible psi à laquelle il s'attendait. Intrigué et attiré malgré lui, il va dès lors s'efforcer de fissurer peu à peu cette carapace dont elle s'entoure.

Au contact de Lucas et de sa meute, Sascha découvre toutes sortes de sensations et elle sent que ses défenses s'écroulent, menaçant de révéler sa sensibilité au grand jour et la condamnant ainsi à s'isoler définitivement des siens. On découvre avec un certain ravissement son "éveil" au plaisir des sens dont elle a refoulé depuis longtemps l'épanouissement. Lucas, quant à lui, a une nature totalement opposée à la sienne : sa description reflète bien l'animal sauvage qui est en lui. Il est tout en instinct et sensualité et malgré tout c'est en douceur qu'il va tenter de découvrir ce qui se cache derrière cette attirante Psi. 

Comme je venais de terminer "Le Sang des Anges" du même auteur et que je n'avais guère adhéré au style un peu lent et aux échanges verbaux très familiers des personnages, j'avoue avoir eu quelque réticence à démarrer cette lecture et ce, malgré les avis positifs de la blogosphère. Cela a été une bonne surprise : ce roman possède un univers original et, même si l'auteure se laisse aller à quelques longueurs dans les descriptions, celles-ci n'alourdissent pas l'histoire parce qu'elles nous sont révélées au fur et à mesure. Seule la notion de PsiNet, lien collectif psychique où les Psis puisent leur énergie, reste encore un peu floue dans mon esprit.  Nous avons ici des éléments mêlant Romance Paranormale et bit-lit autour d'une véritable intrigue, assez simple mais bien ficelée. Des personnages secondaires extrêmement bien soignés introduits peu à peu dans le scenario permettent d'entrevoir un bon potentiel en ce qui concerne les tomes suivants. 

En ce qui me concerne, je suis déjà sur le Tome 2^^.

Le Tome 2: Vision torride est déjà disponible, le Tome 3 : Caresses de glace est prévu pour le 23 mars 2012

 

D'autres avis chez bit-lit.com 

8 décembre 2011

Instinct 1 de Vincent Villeminot

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Résumé de l'éditeur : collection Blast chez Nathan

Lorsque la Ford paternelle quitte la route inexplicablement, Tim a dix-sept ans. Il perd dans l’accident ses parents et son frère Ben. Mais de cette effroyable nuit, le garçon ne garde qu’un souvenir, troublant: quand il a repris conscience, il était un grizzly…Que s’est-il passé ? Le choc a-t-il provoqué un accès de folie chez Tim ? Ce n’est pas l’avis du Pr McIntyre. Selon lui, l’adolescent est effectivement devenu un ours, pendant plusieurs heures, tout comme des centaines d’êtres humains se transforment chaque année en animal. Sceptique, Tim rejoint pourtant une cinquantaine d’autres initiés à l’Institut de Lycanthropie. Il ne sait plus que penser: cette métamorphose a-t-elle vraiment eu lieu ? Est-il responsable, malgré lui, de la mort des siens ? Aux yeux du Pr McIntyre, une seule chose est certaine: la métamorphose de Tim va se reproduire. Bientôt.

Mon avis :

Tim est soupçonné de meurtre dans l'accident de voiture qui a tué son frère et ses parents. Or il est incapable de se souvenir précisément de ce qui s'est passé pendant le trajet sauf l'impression qu'un animal, ou plûtôt un our, est mêlé à tout ça. Harcelé par la police, qui le soupçonne de prendre des drogues, et totalement perdu face à la perte de sa famille, il accepte de partir des Etats Unis et d'accompagner le prof. Intyre, dans le but d'échapper à cette situation qui le dépasse. Mais pendant le voyage, cet étrange professeur, qui dirige un Institut de lycanthropie au beau milieu des Alpes, lui tient des propos qui lui semblent de plus en plus incohérents.

J'ai beaucoup apprécié cette histoire et c'est volontairement que je vous en révèle le moins possible car une fois de plus la 4ème de couv nous en dit beaucoup trop. J'ai adoré l'atmosphère créée par Vincent Villeminot surtout après l'arrivée de Tim dans les Alpes, milieu dans lequel le héros, fan d'escalade, se sent très à l'aise. Les descriptions sont précises et permettent sans difficulté de se mettre en situation avec les personnages, d'imaginer la chaleur des différents bâtiments (et notamment la bibliothèque -voir photo ci-dessous) par opposition à la blancheur et la rigueur de la montagne.

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Le personnage principal, Tim, 17 ans, est un jeune homme sportif et plein de projets au moment où survient l'accident. Deux autres personnages ont eux aussi une place importante dans ce roman : Shariff, un ado de 12 ans bien plus mur que certains adultes et doté d'un humour irrésistible. Flora, quant à elle, 15 ans, solitaire et renfermée est une experte en informatique et, si elle refuse de révéler ses secrets, elle arrive toutefois à percer ceux des autres. Ce trio va se retrouver au coeur d'une sombre intrigue où il n'y aura pas de place pour la pitié : complots et  meurtres, le danger est dans toutes les pages donnant un rythme haletant.

Si les bases de l'histoire sont un peu lentes à se mettre en place, elles s'avèrent toutefois nécessaires pour bien comprendre la psychologie des personnages. J'ai énormément apprécié la dualité animale présente en chacun des héros. Les liens très étroits qui unissent Shariff, Flora et Tim, à la fois complémentaires et opposés leur permettent de se soutenir et de se comprendre. Il s'acceptent tels qu'ils sont sans jugements ni a prioris. La dualité est également très présente dans la confrontation au sein même des membres de l'Institut. Difficile de prendre position pour un camp car les idées qui les animent de part et d'autres sont légitimes. J'ai trouvé l'idé de ce roman très originale, les personnages attachants et l'ambiance sombre très bien adaptée à l'intrigue. Une excellente surprise qui saura toucher un large public.

Je vais de ce pas m'emparer d'Instinct 2 déjà paru, le tome 3 sortira le 1er mars 2012 et clôturera cette trilogie.

Vous pouvez également voir les avis de Bit-lit.com : ICI

Merci à Samia et aux Editions Nathan pour cette découverte 

 

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28 novembre 2011

Blood Magic de Tessa Gratton

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Résumé de l’éditeur (chez La Martinière Jeunesse) :

Le père de Silla a-t-il tué sa mère dans un accès de folie ? La jeune fille n’en croit rien. Un jour, un mystérieux personnage lui apprend que celui-ci avait des pouvoirs magiques et lui remet un recueil de sortilège écrit de sa main. Espérant en savoir plus en lisant le livre, Silla découvre l’existence de Joséphine, une sorcière maléfique liée à l’histoire de son père et apprend qu’elle a, elle aussi, des prédispositions à la magie. Au contact de Silla, le passé de Nick refait inexorablement surface. Les deux adolescents se retrouvent liés par la Magie du Sang.

Mon avis :

Rien ne va plus dans la vie de Silla depuis qu'elle a découvert ses parents dans un bain de sang au milieu du salon. Mais alors que tout l'accuse, Silla refuse de croire que son père est l'instigateur de ce massacre. C’est alors qu'elle reçoit un mystérieux carnet rempli de formules écrites de la main de son père et que la magie va faire irruption dans sa vie.

Quand elle fait la connaissance de Nicholas, elle sent tout de suite qu’elle peut lui faire confiance et veut expérimenter avec lui les formules découvertes dans le carnet de son père. Nicholas a déjà connu les effets de la magie du sang avec sa mère et l’expérience ne s’est pas toujours révélée sans danger mais il ne lui reste que peu de souvenirs de cette période et son attirance pour Silla risque de l’embarquer à nouveau dans un univers qu’il ne souhaite pas voir resurgir.

La relation entre Silla et Nick est fusionnelle, parfois presque brutale. Leur côté renfermé sur eux-mêmes les rapproche de façon étrange, comme s’ils voulaient se fondre l’un dans l’autre. Silla, cette ado un peu loufoque qui superpose sur son visage des masques virtuels pour se protéger des autres, est touchante dans sa ténacité à défendre son père accusé d’avoir tué sa mère. Et Nick n’hésite pas à défendre Silla même si celle-ci fait l’objet de rumeurs inquiétantes quant à sa santé mentale. Ils aiment se promener dans les cimetières et s’adonner à la magie en compagnie du frère de Silla. Mais ce qui au début semble être d’innocentes expériences risque de se révéler bien plus dangereux.

Le rythme du roman est très rapide et même si c’est un énorme pavé de presque 500 pages, l’écriture est tellement fluide que l’on ne les voit pas passer. L’histoire de Silla et de Nick à la recherche de la vérité sur le meurtre des parents de celle-ci est alternée avec le journal intime de Joséphine, une inquiétante jeune fille qui expérimente elle aussi son apprentissage de la magie du sang, mais une centaine d’années auparavant. Ces deux histoires vont se rapprocher de plus en plus l’une de l’autre révélant une vérité insoupçonnable.

Emportés par la fougue de nos deux jeunes amoureux, on va de découverte en découverte sans temps mort : crimes, complots, sacrifices et amours, tout y est. La magie du sang crépite à chaque page ! L'auteure a su créer une véritable ambiance inquiétante de sorcellerie mais c’est aussi une superbe histoire d’amour et une véritable intrigue en plein cœur de la magie. Ames sensibles s’abstenir car ici on trouve violence et sang à profusion. Sorcellerie, magie blanche et noire, tout se mélange et semble prendre possession de nos héros petit à petit. Personne n’est à l’abri du mal et la barrière est mince entre folie et réalité.

Un excellent roman bien ficelé qui vous tiendra en haleine jusqu’aux dernières pages.

17 novembre 2011

Time Out : un film d'Andrew Niccol avec Justin Timberlake et Amanda Seyfried

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Synopsis :

Bienvenue dans un monde où le temps a remplacé l'argent. Génétiquement modifiés, les hommes ne vieillissent plus après 25 ans. Mais à partir de cet âge, il faut "gagner" du temps pour rester en vie. Alors que les riches, jeunes et beaux pour l’éternité, accumulent le temps par dizaines d'années, les autres mendient, volent et empruntent les quelques heures qui leur permettront d'échapper à la mort. Un homme, Will Salas (Justin Timberlake), accusé à tort de meurtre, prend la fuite avec une otage, Sylvia (Amanda Seyfried), qui deviendra son alliée. Plus que jamais, chaque minute compte.

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Attention, cette critique vous coûtera 5 minutes de votre vie !

Mon avis :

Andrew Niccol signe ici un très bon film de science-fiction au rythme haletant mais qui manque malheureusement d’un peu d’ambition pour accéder au rang des films cultes.

Ce qui frappe immédiatement dans Time Out c’est l’esthétisme soigné de l’univers imaginé par Andrew Niccol. Le décor oscille entre une banlieue ghettoïsée de l’Ohio et une riche mégalopole imaginaire nommée New Greenwich. Ici, pas d’éléments trop futuristes qui viennent polluer le paysage : nous sommes dans un future proche. L’empreinte esthétique du film réside également dans ce compte à rebours  vert fluo tatoué sur l’avant-bras des personnages qui scintille dans le noir et qui symbolise la brièveté de la vie, du temps. Et il faut bien l’avouer : l’idée directrice du film est tout simplement géniale !

Le temps est totalement monétisé dans ce polar fantastique. Prendre un café, se déplacer en transports vous coûtera du temps au sens propre et vous rapprochera un peu plus de la mort. Tandis que les jours paraissent une éternité pour les riches, les plus pauvres doivent économiser leurs précieuses minutes pour espérer vivre jusqu’au lendemain : un carpe diem forcé en somme. « Le temps, c’est de l’argent » ne pouvait rêver meilleure interprétation ! Le film fourmille ainsi de très bonnes idées en rapport avec le champ lexical et l’iconographie du temps.

On regrettera peut-être le choix de ne pas replacer l’intrigue dans un environnement réel : cette science-fiction aurait gagné en vraisemblance. Heureusement, on  s’attache au personnage interprété par Justin Timberlake, parfait dans ce rôle de bad boy robin des bois du futur. Oui Justin chante, danse et joue la comédie avec brio. Rappelons que c’est sa 3ème apparition au cinéma cette année après « Sexe entre amis » et « Bad teacher ». Il apporte à Time Out toute la crédibilité qui manque au scénario, pas assez abouti à mon sens.

En effet, on note une progression du film assez floue avec des allers retours entre le ghetto et la city qui ne font pas avancer l’intrigue à grands pas. Certaines pistes scénaristiques passent même à la trappe (le passé du père du héros à peine évoquer par exemple). On sent bien que l’intrigue a été simplifiée au profit d’une meilleure compréhension du spectateur. Ceci a l’avantage de garder un rythme soutenu tout le long du film. Nous sommes tenus en haleine par l’action. On ne note aucun temps mort ! Malheureusement, les ambitions limitées du film sonnent comme une déception pour le spectateur qui s’imaginait un champ des possibles infini avec une aussi bonne idée de départ.

Time Out aborde néanmoins intelligemment les thèmes de l’immortalité, l’éternelle jeunesse, la concentration des richesses, la sélection naturelle selon Darwin, etc… Ceux-ci traduisent à la fois les inquiétudes de nos sociétés d’aujourd’hui et anticipent les fléaux de nos sociétés de demain !  Le film est pour ainsi dire une métaphore des déboires de la finance mondiale actuelle et de la lutte des classes. On retrouve bien le cynisme et les thèmes sociaux des précédents films d’Andrew Niccol (réalisateur de « Bienvenue à Gattaca » et scénariste de « The Truman show », tous deux excellents).

On retiendra  le très beau duo constitué de Justin Timberlake et de la charmante Amanda Seyfried à la beauté froide et intrigante : les Bonny and Clyde des temps modernes.  A cela s’ajoutent deux ou trois scènes sublimes dans lesquelles les personnages courent après le temps qui fuit sur une bande-originale discrète mais puissante composée par Craig Armstrong : un lyrisme indescriptible ! Enfin, n’oublions pas la morale du film qui vient nous remettre les pendules à l’heure : il faut vivre pleinement le jour présent comme si c’était le dernier…

Voir la fiche complète du film avec photos et bandes-annonces : ICI

Voir les photos de la conférence de presse avec Justin Timberlake et Amanda Seyfried par mes Partenaires du 102B : ICI

Chronique de Vladimir pour Les Chroniques d'Evenusia

Nouvel extrait : 

16 novembre 2011

Twilight Chapitre 4 - Révélation 1ère Partie

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Synopsis : 

Bella a fait son choix : elle s’apprête à épouser Edward. Mais le jeune homme honorera-t-il sa part du marché ? Acceptera-t-il de la transformer en vampire et de la voir renoncer à sa vie humaine ?

Mon avis : 

A peine sortie de l'avant-première qui avait lieu ce soir au Grand Rex, je vous livre mon avis à chaud. La séance était archi-complète et Matthieu Bardel toujours fidèle au rendez-vous de la SND, n'a pas réussi à calmer la salle très bruyante qui était en ébullition dans l'attente du début du film. 

A peine démarré, le silence s'est installé et je n'ai pas vu passer les deux heures de film. Tout y est fidèle au roman de Stephenie Meyer, bien plus que dans les précédents. Comme je ne souhaite pas vous donner de spoilers, je vous en dévoilerai le moins possible.

Toutes nos attentes sont respectées. La robe de Bella, son appréhension lors du mariage, Charlie tout en émotions, la lune de miel, etc... l'atmosphère est superbement bien rendue.

Les scènes entre Bella et Edward sont romantiques à souhait sur un fond musical qui n'est pas sans nous rappeler le premier volet de la saga avec Carter Burwell aux commandes.  La lune de miel est totalement identique au roman avec (il me semble) quelques phrases tirées du livre. Les fans seront aux anges : ils ne verront que ce qui est décrit dans le livre, rien de plus rien de moins^^. 

Bella enceinte est impressionnante de fragilité et certaines scènes comme celle de l'accouchement sont vraiment incroyables. Beaucoup plus d'hémoglobine également alors âmes jeunes ou sensibles s'abstenir. 

Je redoutais également l'imprégnation de Jacob et là non plus rien à dire, c'est très bien fait, pas de faux pas. Jacob prend un peu de distance par rapport au couple, à la meute, et son rôle gagne en maturité. 

C'est un volet exclusivement tourné sur l'histoire d'amour d'Edward et Bella. Si les autres personnages sont présents, l'histoire est centrée sur le couple, leur passé, le présent et leur avenir incertain. 

Pour ceux qui désireraient découvrir Twilight, il sera difficile de suivre ce 4ème volet sans avoir vu ou lu les précédents car on y fait énormément référence tout au long du film. 

En un mot, mon côté romantique est totalement conquis et l'attente va être bien longue jusqu'à l'année prochaine pour découvrir enfin le dernier volet de cette Saga. 

PS : une dernière chose : RESTEZ APRES LE GENERIQUE DE FIN !!!!!!

Vous pouvez également lire l'avis de : 

BelladouceLe 102 B, NKOTG

Si vous souhaitez qu'un lien pour votre avis soit rajouté dans cet article, me contacter svp. 

4 novembre 2011

Leaving Paradise - Return to Paradise de Simone Elkeles

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Lu en VO

Résumé (traduction de la VO : Tess merci de la créditer si vous le postez ailleurs)

Rien n'est plus la même chose depuis que Caleb Becker quitta la fête saoul, pris le volant, et heurta Maggie Armstrong. Meme après plusieurs moins de rééducation douloureuse, Maggie boîte toujours. Sa vie sociale est à zero et ses projets d'aller étudier à l'étranger - sa chance d'échapper aux regards de pitié des autres - a été anéantie.

Après un an dans un centre de redressement pour jeunes délinquants, Caleb est libre.. mais sa liberté signifie un travail permanent avec un coach de réadaptation et les regards indiscrets de toute la ville. Le retour à la maison devrait être bon, mais sa famille et son ex-petite ami semblent des étrangers. Mais surtout il devra revoir Maggie.

Caleb et Maggie sont des exclus, et sont "le criminel" et "le monstre". Puis la vérité apparait sur ce qui s'est vraiment passée la nuit de l'accident et, une fois de plus, tout change.C'est un histoire sombre et tortueuse, où Caleb et Maggie finiront pas trouver le réconfort et la force d'une manière suprenante : en l'un l'autre

Mon avis :

Ces deux lectures me confortent dans mon opinion initiale à savoir que Simone Elkeles a une façon toute particulière de parler des adolescents. Elle sait parfaitement intégrer les différents milieux sociaux. Ces deux romans racontent les conséquences désastreuses d'un accident de voiture provoqué par un adolescent sous l'emprise de l'alcool. 

Maggie a toujours été très attirée par Caleb. Caleb était beau, entouré d'amis, adulé de toutes les filles et incroyablement populaire. Lui de son côté l'ignorait totalement. Maggie était la meilleure amie de sa soeur et... c'est tout. Après avoir effectué une année dans un centre de redressement pour mineurs, Caleb n'est plus du tout le même et son retour risque de bouleverser la vie de pas mal de personnes, à commencer par Maggie qu'il va devoir affronter.

Si le petit côté "morale" est souvent présent dans ce genre de romans, on exploite rarement les conséquences d'un tel acte sur l'entourage familial et scolaire. Simone Elkeles traduit parfaitement cette ambiance de malaise qui est souvent ocultée par des fausses apparences : on se voile la face, on fait semblant comme si tout était "comme avant". 

Les sentiments ont la part belle dans ces deux romans où il est question de confiance, que cela soit de la confiance en soi ou envers les autres. Les deux héros sont incroyablement attachants et pourtant très différents. Mais ils vont se raccrocher l'un à l'autre, trouvant la force de se rapprocher malgré tout ce qui les oppose.

Pas de personnages parfaits, ici tout le monde a sa petite faille, conséquence de l'accident. L'alternance des chapitres (que l'on retrouve dans la plupart des romans de cette auteure) entre Maggie et Caleb nous permet d'avoir les deux points de vue : celui de la victime, pour Maggie qui doit apprendre à vivre et à s'accepter avec sa jambe estropiée et surtout apprendre à accepter le regard des autres sur elle. Elle doit également pardonner pour pouvoir aller de l'avant et passer à autre chose. 

On a également le point de vue de Caleb qui doit, lui aussi, faire face au regard des autres. Mais ce qui lui sera le plus difficile à supporter ce sera le regard de Maggie, victime directe de son acte désinvolte. 

Beaucoup d'émotion dans ces deux romans qui ne sont pas dissociables sous peine de s'arracher les cheveux à la fin du premier tome !!! 

Merci à La Martinière Jeunesse de traduire cette auteure que l'on adore ! Page FB officielle ICI

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3 novembre 2011

Le dernier jardin - Tome 1 : Ephémère de Lauren DeStefano

le dernier jardin

Résumé de l'éditeur : chez Castelmore

L'humanité croyait son avenir assuré.
La science avait créé des enfants parfaits, immunisés contre toutes les maladies. Mais qui pouvait imaginer le prix à payer ? Car désormais, personne ne survit au-delà de vingt-cinq ans. Le monde a changé. Pour les jeunes femmes, la liberté n'est plus qu'un souvenir. Au nom de la survie de l'espèce, elles sont kidnappées et contraintes à des mariages polygames. Rhine a seize ans. Quand elle se réveille dans une prison dorée, elle n'a qu'une idée en tête : fuir.
Qu'importe l'amour que lui portent son mari et ses soeurs épouses. Quand on n'a que quelques années à vivre, la liberté n'a pas de prix.

Mon avis :

Ce roman est absolument incroyable surtout quand on sait que l'auteure, Lauren de Stefano, n'a que 26 ans et que c'est son premier roman. Sombre et dérangeant, nous plongeons inexorablement au fil des pages dans une spirale de plus en plus inquiétante.  

Rhine a 16 ans quand elle est enlevée avec d'autres jeunes filles. Seulement trois d'entre elles vont ressortir vivantes de cette épreuve afin d'être mariées à un homme riche, Linden, qui vit avec son père, dans une immense propriété. Des domestiques vont être mis à leur disposition, prêts à satisfaire tous leurs caprices et envies, robes, nourriture, etc... Une véritable prison dorée où piscine, mini-golf et autres distractions ne sont en fait que des illusions créées de toutes pièces pour faire croire à un semblant de bonheur.

Dans une atmosphère étouffante, quasiment en huis clos et avec peu de personnages, nous découvrons peu à peu le nouvel univers dans lequel Rhine a été plongée. De fragiles amitiés se tissent mais le but de Rhine est d'arriver un jour à s'échapper et retrouver son frère jumeau dont elle n'a plus de nouvelles depuis son enlèvement. Pour arriver à ses fins, elle essaie peu à peu de gagner la confiance de ses soeurs-épouses, qui ont l'air de se satisfaire de leur nouveau rôle. Puis ensuite ce sera au tour de Linden, son époux, qu'elle n'arrive pas malgré tout à détester car elle le sait sous l'emprise de son père, le machiavélique M. Vaughn.

Très curieuse cette dystopie où les nouvelles générations ont une espérence de vie de 20 ans pour les femmes et 25 ans pour les hommes. L'humanité essaye de faire face en essayant de trouver un remède pour retarder l'inévitable : l'extinction de la planète. Alors l'intolérable est accepté : on enlève et marie des jeunes filles contre leur gré, on leur fait des enfants alors qu'elles sont âgées d'à peine treize ans, on fait des expériences sur les cadavres, etc...

Ici à chaque moment l'horreur cotoie la poésie et la moindre fenêtre ouverte est sinonyme de liberté. Un roman dont on ne sort pas indemne et qui soulève un tas de questions sur la vie, la mort, la liberté, la place de la femme dans la société et j'en oublie certainement d'autres.

A lire absolument !  

 

 

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