tu tueras l'ange

 Sortie VF le 18 mai 2017

Présentation de l’éditeur : chez Robert Laffon - Collection La Bête Noire

La mort rôde, aussi belle que fatale. Serez-vous sa prochaine victime ?

Lorsque le TGV Milan-Rome arrive à quai, la police fait une macabre découverte : tous les passagers de la classe affaires sont morts.

Si les premiers indices orientent l'enquête vers un attentat, la commissaire adjointe Colomba Caselli, muscles d'acier et âme fragile, a de sérieux doutes. Pour elle, seul Dante Torre, l'"Homme du Silo ", est capable d'y voir clair dans ce brouillard de mensonges et de fausses pistes. Très vite, ils découvrent que ce massacre n'est que l'énième épisode d'une longue série de carnages, sur laquelle plane l'ombre d'une mystérieuse figure féminine. Elle ne laisse aucune trace, juste un nom : Giltiné, l'ange lituanien des morts.

L’avis de Linagalatée :

Seuls Colomba Caselli et Dante Torre, sont persuadés qu’ils sont sur une affaire singulière, qui n’a rien à voir avec un attentat terroriste. Mais suite à une énième bavure, Colomba se voit retirer l’affaire ainsi que sa plaque de commissaire-adjoint et son arme, et il lui est très explicitement demandé de s’en tenir le plus éloignée possible.

Mais fidèles à leur chef, les hommes de son équipe vont tout faire pour lui venir en aide en sous-marin et tenter de faire avancer l’enquête selon l’orientation que Colomba lui donne, et qui est très loin de la voie officielle de l’attentat.

Torre, va lui être d’une aide précieuse, grâce comme toujours, à ses connections illégales et occultes, que Colomba ne préfère pas connaître, un peu de sang policier coule encore dans ses veines, malgré son propre écart de conduite.

Très vite les découvertes de Torre vont lui faire penser, qu’elle est sur la bonne voie, mais les morts s’amoncellent autour d’eux et l’étau se resserre.

L’histoire présentée ainsi, me paraissait digne du premier tome, dans lequel on avait largement fait connaissance avec Colomba et Dante, et on les retrouve avec grand plaisir. Cependant, même si je ne parviens pas à déterminer précisément ce qui a freiné ma lecture, j’ai tout de suite trouvé que leurs personnages étaient exagérés, et qu’on avait un peu trop forcé le trait de la flic rebelle et du collaborateur traumatisé, jusqu’à ce que finalement, je ne croie plus en eux.

Un autre fait qui a également contribué au fait que je n’ai pas adhéré à ma lecture, c’est le côté « politique » de l’histoire. C’est un côté que je déteste aborder dans mes lectures, car je trouve ça extrêmement compliqué, et je n’y comprends jamais rien, d’autant plus que globalement, je ne comprends pas trop ce que c’est venu faire là.

Vous l’aurez compris, j’ai eu énormément de mal à terminer ma lecture et pourtant je m’y suis accrochée jusqu’à la dernière ligne, posant très souvent mon roman, pour y revenir quelques heures plus tard.

Les souffrances de Colomba et de Dante sont de plus en plus présentes, peut-être un peu trop. Ils n’ont pas l’air de guérir de leurs traumatismes, au contraire.

Si j’avais su qu’il y avait un fond politique à ce roman, je ne l’aurais pas lu, car j’aurais su avant même de le commencer, que je n’allais pas adhérer.

Il y aura très certainement un troisième tome, voire plus, que je lirai avec grand plaisir, vu la fin haletante du second, parce que si je n’ai pas adhéré à l’histoire, j’ai, une fois encore, adoré l’écriture de Sandrone Dazieri et le fait que ça ne s’arrête jamais, c’est dynamique et très bien écrit.

Donc si vous n’êtes pas fan des histoires politiques, passez votre tour. En revanche, si elles ne vous rebutent pas, vous allez adorer, et être encore une fois embarqués dans un tourbillon de folie. Une grosse déception pour moi, mais elle n’est due qu’à mes goûts littéraires.