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Les chroniques d'Evenusia
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31 mai 2023

Le livre extraordinaire des créatures des abysses

le livre extraordinaire des créatures des abysses

Auteur : Val Walerczuk
Éditeur : Little urban
Sortie le 9 juin 2023

L'avis d'Izabulle :

Chaque lecture d'un livre extraordinaire est un évènement à la maison et celui-ci ne fait pas exception. D'autant qu'il nous a étonné par son environnement si particulier.

Avec cet ouvrage, nous sommes donc partis avec mon fils à la découverte des abîmes. Ces fonds marins hostiles où la vie y est réduite. Au fil des pages, nous avons découvert une faune et une flore marines très surprenantes. Surprenantes par leur rareté et leurs capacités exceptionnelles.

Nous avons par exemple été impressionnés par le Bathynome géant, une sorte de mélange entre un crabe préhistorique et un cloporte. Il paraît venir d'un autre temps tant il est gigantesque et bien protégé avec sa carapace en forme de tuiles et ses pattes acérées.

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À l'inverse, nous avons craqué pour le très mim's Poisson revenant. Sa couleur turquoise et sa mignonne petite bouche de dauphin sont à croquer. Toutefois, c'est un bon simulateur, car ce que nous avons pris pour ses yeux sont en réalité des organes olfactifs. Et ce que l'on a pris pour son cerveau sont ses yeux... Vous nous suivez toujours ? 😁

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Cet ouvrage est au prix de 23€ et ce n'est absolument pas excessif lorsque l'on prend en considération la richesse des textes, la beauté des illustrations extrêmement réalistes et la qualité de fabrication du livre. En effet, l'ouvrage est un relié grand format à la couverture cartonnée.

Nous sommes ressortis époustouflés par notre lecture. Éblouis par tant de richesses contenues dans nos océans. Il paraît que le savoir se trouve dans les livres. Little urban et Val Walerczuk nous en offrent une parfaite illustration.

Coup de coeur ❤️

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22 mai 2023

Amoureuse de mon faux petit ami (Help me) de R.S. Grey

Amoureuse de mon faux petit ami

Sortie VF le 12 avril 2023

Présentation : Editions Bookmark, collection Infinity

Je suis douée pour cacher mes sentiments. Faire semblant que je ne suis pas amoureuse de mon meilleur ami ? Pff. C’est un jeu d’enfant.

Voilà comment je m’y prends : je détourne le regard quand il sort de sa chambre, torse nu dans toute sa splendeur. Je chasse les papillons dans mon ventre chaque fois qu’il sourit et que ses fossettes se creusent. Surtout, je garde une panoplie de « jouets » dans ma table de chevet, si vous voyez ce que je veux dire.

Sans me vanter, résister à Aiden Smith n’est pas si compliqué quand on le fait depuis aussi longtemps que moi. Nous aurions pu rester meilleurs amis si je n’avais pas eu besoin qu’il se fasse passer pour mon petit ami. Je lui ai suggéré de sortir avec moi comme s’il m’aimait vraiment. D’aller dans le sens de mon petit mensonge, de me donner un coup de main, et ensuite nous pourrions tous les deux reprendre notre vie.

Sauf qu’il a dévié du plan. Il a dépassé les bornes.

Me draguer quand nous ne sommes que tous les deux ? Me plaquer au sol et m’embrasser ? En quoi m’enlever mon soutien-gorge fait-il partie du stratagème, Aiden ?
Si je pouvais, je lui poserais la question, mais... les choses ont dégénéré, et nous ne sommes plus meilleurs amis. En réalité, nous sommes l’exact opposé.

Désormais, je dois être gentille même si j’ai envie de broyer son cœur dans ma main.
Faire semblant de ne pas aimer Aiden était facile. Faire semblant de ne pas le détester ? J’ai peut-être besoin d’un peu plus d’entraînement.

L'avis de Twix

Voilà 2 ans que Maddie est en coloc avec Aiden.
L'avoir sous le même toit est une bénédiction...ou une malédiction !
À elle de consoler les ex de Mr qui se pointent un peu trop souvent à l'appart entre autres.
Mais comment leur en vouloir ?
Elle peut se vanter de connaître mieux que quiconque Aiden, car depuis, si longtemps, elle en a appris beaucoup sur l'homme en question.
Pourrait-elle à son tour tomber dans ses bras ?
Impossible, il ne la regarde qu'avec les yeux d'un ami.
Sûr ?

Le récit se déroule en deux parties, la première nous permet de faire connaissance tout d'abord avec Maddie.
C'est quelqu'un d'emblée pour lequel on ressent une profonde sympathie.
La bonne copine qu'on aimerait avoir, sur laquelle on pourrait toujours compter.
Nous comprenons très vite qu'elle est très attirée par Aiden, mais pourtant elle reste toujours dans la limite à ne pas franchir en privilégiant leur amitié.
Son attirance est bien réelle et elle doit mener une bataille personnelle pour éviter de lui montrer ses sentiments.
Mais comment lui jeter la pierre devant ce dieu grec qui aime bien la taquiner !

Dans la seconde partie, nous avons également le point de vue d'Aiden.
Et nous découvrons que lui aussi éprouve des sentiments pour sa jolie colocataire.
À la suite d'un séjour où ils vont jouer le jeu du couple devant les amis, il découvre qu'il a vraiment passé trop de temps à ne pas agir.
Il en veut plus avec Maddie.
Alors qu'ils entrevoient une relation naissante, le destin va faire vaciller leurs certitudes.

Aiden est un personnage que j'ai apprécié de plus en plus en avançant dans ma lecture.
Depuis le début, il avait sa future compagne sous les yeux, jusqu'au moment où il se dévoile envers elle.
Et à partir de là, le récit prend une dimension nouvelle. 

Si Maddie hésite pourtant devant Aiden et des sentiments refoulés, elle m'a tout de même paru agaçante par moments. Hésitante quant à la relation que lui offre Aiden, on aurait envie de lui rappeler que depuis le début elle attendait qu'Aiden fasse un geste dans ce sens.

Les dernières pages du récit sont tous juste époustouflantes avec un Aiden épatant et déterminé.

Si ce récit commence doucement, l'histoire monte crescendo pour nous offrir une jolie romance que l'on ne lâche plus jusqu'aux denières pages.

Je recommande pour un moment de lecture tout sauf ennuyeux.

Coup de Coeur !

21 mai 2023

Chocolat chaud et filatures de Mily Black

chocolat chaud et filatures

Sortie VF le 13 mai 2023

Présentation : 

Une tasse de chocolat chaud ne suffit pas toujours pour affronter ses problèmes…

Mathilde est une jeune détective privée bien entourée. Entre son frère aîné ultraprotecteur, son adorable nièce et sa meilleure amie de nouveau en ville, elle ne peut qu’être heureuse. Pourtant, quand au détour d’une enquête les incidents commencent à se multiplier autour d’elle, c’est vers Baptiste et ses délicieux chocolats chauds qu’elle se tourne. Le meilleur ami de son frère, et accessoirement son coup de cœur, va devenir son roc, de quoi compliquer un peu plus son quotidien.

L'avis de Twix : 

Pas toujours facile le métier de détective, surtout si on est une femme !

Et Mathilde est bien placée pour le savoir.
Heureusement, son frère Robin est son pilier, mais souvent trop protecteur.
Et puis il y a Baptiste...
Le meilleur ami de son frère est un sex-symbol sur pattes qu'elle côtoie depuis 5 ans.
Mais comment résister lorsque depuis peu, il lui rend visite dans ses rêves érotiques ? 

Nous allons suivre la jeune femme à travers ses enquêtes qui vont la conduire à se mettre en danger.
Si elle est la plus jeune de l'agence de détectives privés, elle est aussi une téméraire... Enfin jusqu'à un certain point, car les menaces qu'elle va subir vont ébranler sa détermination.

Elle tente bien de dissimuler certains aspects de son travail à son grand frère, mais celui-ci arrive toujours à savoir ce qui se passe.
Et puis son meilleur pote Baptiste lui aussi garde un œil sur leur protégée. Ensemble, ils vont avoir fort à faire pour épauler Mathilde qui évidemment ne demandera aucune aide.

Mais il faut bien reconnaître qu'avoir un grand frère pouvant la défendre est assez rassurant. Et Baptiste n'est pas mal non plus dans son rôle de copain réconfortant avec son délicieux chocolat chaud.
Pourtant, elle aimerait bien partager un peu plus qu'une bonne boisson lactée...

Pas facile de vraiment approfondir le sujet alors que les menaces guettent la jeune détective privée.

Avec Chocolat chaud et filatures, nous allons donc suivre notre détective en herbe dans des enquêtes à risque. Nous allons également rencontrer les personnages importants qui transitent autour de Mathilde.
Son grand-frère Robin à la carrure impressionnante qui en impose, mais qui est une vraie mère poule pour sa fille Hope.
Il revient dans le monde des vivants après une descente fulgurante aux enfers.

Une mention spéciale pour Charlotte-alias Charlie, la meilleure amie de Mathilde. 
C'est la cop par excellence ! Ses dialogues piquants et échanges mouvementés avec le frère de Mathilde, nous vaudraient-ils un second tome ?
Et la cerise sur le gâteau, j'ai nommé Baptiste.
Celui qui fait craquer et baver notre jeune femme.
On ne peut qu'être nous aussi complètement sous le charme de cet homme tatoué, tendre et protecteur.
Mais avoir des sentiments pour la petite sœur de son meilleur pote, est-ce vraiment la meilleure idée du siècle ? Pas sûr connaissant Robin !

Voilà une lecture qu'au fil des pages, j'ai dévoré au point de ne plus la lâcher jusqu'à la dernière page.
Dès le début, j'ai apprécié les qualités de cette jeune femme qui a fait des choix tant côté travail, que côté famille. 
Elle est entourée d'un petit cercle restreint de personnes fidèles et dévouées.
L'amitié mais aussi l'amour donne des ondes positives à ce récit.
Ce roman est une belle découverte et un vrai Coup de cœur !

11 juin 2023

Scène bonus de CREDENCE, Penelope Douglas (version française)

CREDENCE Scène bonus 
par Penelope Douglas

Credence bonus

Extrait publié le 8 mai 2023 sur le site de Penelope Douglas où elle a donné son accord pour la traduire et la mettre en ligne. Merci Penelope Douglas ! 

Lien pour une lecture en VO : https://pendouglas.com/2023/05/08/credence-bonus-scene-2/


*Cette scène doit être lue après Credence. Elle se déroule avant l'épilogue, lorsque Tiernan part à l'université".

KALEB

L'anniversaire de Tiernan approche. Elle a suggéré une laisse pour aller avec la ceinture que je lui ai offerte l'année dernière, mais nous l'avons à peine utilisée. Je préfère qu'elle utilise ses mains.

J'aimerais peut-être qu'elle utilise la ceinture avec moi à la place. Elle devient assez audacieuse.

Et je suis accro à ça.

J'incline le cou sous le jet chaud de la douche, les paupières lourdes. Les lumières sont éteintes dans la salle de bains, mais un peu de soleil matinal passe par la fenêtre.

Il est tôt. J'aimerais pouvoir faire la grasse matinée.

Je n'y arrive toujours pas. Je me lève toujours avant l'aube, comme si nous étions sur le pic et que je devais aller chasser notre nourriture. Je serais déjà dans les bois si j'étais à la maison. Je profiterais des derniers jours de beau temps pour chasser de la viande fraîche.

J'inspire, ma poitrine commence à trembler. Je ne veux pas que la journée commence.

Les arbres me manquent. La forêt.

Les pièces sans murs.

Il ne pleut pas de la même façon ici. Juste une brume constante dans l'air. Des bruines quotidiennes. Pas de tonnerre. Pas d'éclairs. Tout est toujours mouillé, putain. Nous sommes ici depuis presque trois mois et j'ai passé la plupart du temps à l'intérieur. Si elle n'est pas avec moi, je quitte l'appartement pour aller travailler et c'est tout. Je n'ai aucune envie qu'on me rappelle que je ne suis pas au pic.

Ses mains glissent le long de ma colonne vertébrale et sur mes épaules, et je laisse tomber ma tête en arrière, m'appuyant sur le corps de Tiernan. Je ne l'ai pas entendue entrer, mais nous ne fermons jamais les portes.

Ses seins se pressent dans mon dos et elle pose sa tête contre mon omoplate. "Je ne peux pas continuer comme ça", me dit-elle.

J'ouvre les yeux, tous mes muscles se tendent.

"J'ai besoin de dormir. Son ton est plus léger alors qu'elle se place devant moi et glisse ses bras autour de mon cou. "La fac perturbe ma vie amoureuse".

J'expire, je me détends. Pendant une seconde, j'ai cru qu'elle voulait dire autre chose.

Mais même si elle plaisante, sa déclaration est tout à fait vraie. L'université lui prend beaucoup de temps. Nous ne sommes pas souvent ensemble, et il nous reste encore trois ans et demi.

Elle se hisse sur la pointe des pieds et je prends ses fesses dans mes mains, la tirant à moi tandis que je fonds sur sa bouche. La douche coule sur son dos et ses cheveux, mais rien n'est plus chaud que sa bouche. Je remonte mes mains le long de son dos, glisse mes doigts sur sa peau, et enroule des mèches de cheveux.

Pendant quelques secondes, nous sommes de retour à la cabane. Le silence. Le vent.

Là où elle n'était jamais loin de moi.

La maison me manque.

"C'est juste que..." elle halète alors que je m'attaque à son cou. "Je ne peux pas m'éloigner de toi pour faire une nuit complète."

Ça me manque de disparaître avec elle dans un million de petits endroits.

"J'ai tellement de besoins", raille-t-elle.

Cela me manque de ne pas l'avoir quand je veux. Cela me manque d'être soumis à d'autres règles que les nôtres. 

Je l'embrasse, sentant le sang se précipiter vers le bas alors que je prends sa tête dans ma main et que je la pousse contre le mur.

Mais elle m'arrête et s'écarte.

Je respire difficilement en la regardant dans les yeux.

"Pourquoi tu ne parles pas ?" demande-t-elle, les sourcils froncés.

"Parce que tu ne te plains pas vraiment", dis-je finalement en mordillant ses lèvres. "Tu veux que je commence à dire non ? Que je te résiste quand tu me chevauches au milieu de la nuit ou que tu fais ce truc où tu me caresses, tu me mords le cou et tu te déshabilles en même temps ?"

Elle est douée.

Elle sourit, mais le sourire commence à se dissiper quand ses yeux se posent sur les miens. "Ne me dis jamais non".

Un bourdonnement s'allume sous ma peau. Et que ferait-elle si je le faisais ? J'aimerais bien voir ça.

Elle se mouille les cheveux et je commence à me laver, en lui jetant un coup d'œil de temps en temps. Elle est beaucoup plus sûre d'elle que lors de notre rencontre. Elle savait comment se défendre et comment parler, mais j'adore la façon dont elle me saute dessus comme si je lui appartenais.

Elle est heureuse. Aventureuse. Epanouie.

Elle aime notre vie à Seattle.

Elle est la seule chose que j'aime à Seattle.

Elle m'embrasse à nouveau, longuement et profondément, mais quand elle se retire, je ne la lâche pas. Je sais qu'elle doit partir. Elle doit toujours s'enfuir quelque part.

"Quoi ? " demande-t-elle alors que je la regarde.

Mes lèvres sont entrouvertes, mais je ne peux rien lui dire. Elle ne s'épanouira pas au sommet. Pas encore.

Je secoue la tête et lui adresse un demi-sourire. "Rien.

Elle me regarde encore quelques secondes, mais je m'éloigne avant qu'elle ne puisse poser d'autres questions. Je sors de la douche, j'attrape ma serviette et je me sèche.

"Je serai de retour vers dix-neuf heures", dit-elle en coupant l'eau et en faisant glisser le rideau de douche. Peut-être vingt heures", dit-elle en coupant l'eau et en écartant le rideau de douche. Tu es sûre de ne pas vouloir venir ?"

Je regarde par-dessus mon épaule, le souffle coupé à la vue de sa nudité alors qu'elle essore ses cheveux. "Avec toi, oui", dis-je. "Pas avec eux.

Son groupe d'étude teste mes limites. L'un d'eux est un fêtard invétéré qui adore les boîtes de nuit. Je déteste les clubs. Et les trois autres sont prétentieux. Ils boivent des IPA, portent des chemises à col et roulent en Pelatons.

Quand Tiernan a mentionné qu'ils allaient tous dans un bar où l'on lance des haches un soir, je lui ai dit que nous devrions y aller.

Maintenant, les gars savent. Je ne rate jamais ma cible.

"Il faut que tu y ailles aussi", me dit-elle en se hissant sur la pointe des pieds pour m'embrasser. "Je t'aime.

J'entourne sa taille une dernière fois. "Je t'aime aussi.

Elle sourit comme elle l'a fait lorsque je lui ai parlé pour la première fois l'été dernier. Elle le fait de temps en temps en baissant les yeux sur ma bouche, comme si cela restait encore incroyable d'entendre ma voix.

Je ne déteste pas vraiment son groupe d'étude. C'est juste que je n'ai pas envie de leur parler.

La plupart des conversations avec des gens dont on n'est pas proche sont inutiles. Il y a un million d'autres choses que je préférerais faire.

Je lui donne une légère tape sur les fesses. "File".

Elle fait un grand sourire et m'embrasse encore une fois. En moins de dix minutes, elle s'est habillée, a brossé ses cheveux humides, a mis une casquette de base-ball et se précipite vers la sortie avec son sac à dos.

J'enfile un jean alors que j'entends une sirène retentir dans la rue, même depuis le quatrième étage. Mon travail est à un pâté de maisons. Un garage minable, sans aucun arbre autour. Je peux y aller à pied, mais j'ai l'habitude de conduire pour éviter le plus possible la vue spectaculairement pourrie qui m'entoure. Le propriétaire ne me parle pas beaucoup. C'est un avantage.

Je regarde l'horloge sur la table de nuit de Tiernan. Je suis censé y être dans dix minutes.

Je ne peux pas bouger mes pieds. Pas jusqu'à la porte en tout cas.

Je fais glisser mon téléphone sur le lit, je m'assois et j'hésite un instant.

Je ne l'appelle jamais. On s'envoie des textos.

Mais ma poitrine m'opresse et j'incline la tête en me frottant la nuque.

Je compose le numéro et mon père décroche dès la première sonnerie. "Il a l'air d'avoir déjà bu sa première tasse de café et d'être déjà sorti ce matin. Il a une heure d'avance sur moi, mais il se serait levé tôt de toute façon.

Je souris un peu en l'imaginant dans la cuisine, en train de se servir une deuxième tasse avant d'aller dans le garage. La lumière sera faible dans la pièce. Il aime qu'il fasse sombre le matin.

Il me faut une minute, mais j'arrive enfin à prononcer le mot. "Hé..."

Je ne sais pas quoi dire. Je sais pourquoi j'ai appelé, mais je ne peux pas le dire à voix haute.

Il attend.

"Comment va... tout ?" Je lui demande.

"Eh bien, nous avons eu de la neige tôt." Je l'entends inspirer puis soupirer. "Un peu trop tôt. Je n'ai pas eu le temps d'aller en ville pour la nourriture et tout le reste."

On est presque en novembre. Il devrait être prêt maintenant. Il sait mieux que nous que nous pouvons être bloqués par la neige à tout moment.

"Je suis sur le Cat depuis quatre heures du matin pour déneiger", se plaint-il. "Je n'ai plus d'électricité et le générateur n'avait plus de carburant."

"Les bidons d'essence sont pleins."

"Eh bien, ils ne le sont pas", rétorque-t-il.

"Ils étaient pleins quand je suis parti."

"Tu sais...", mord-il. "Ce n'est pas facile de tout faire tout seul maintenant."

Et malgré le fait qu'il soit en colère, j'éclate de rire. C'est vrai. Je n'y avais pas pensé. Il utilise du carburant pour les camions, les motos, le tracteur, les générateurs, et il remet toujours les bidons en place, parce que c'était à Noah de les remplir.

Il n'a pas la vie facile, sans nous, et j'aime bien le savoir.

"Tu as assez de bois, n'est-ce pas ? Je lui demande. Oui, tu as assez de bois. Tu en coupes toujours trop."

C'était un bon travail pour moi. Ça m'a permis d'évacuer de l'énergie. De la colère.

Je serre le téléphone, une pluie fine que je pourrais aimer si je pensais qu'elle allait durer plus de cinq minutes, tape contre la fenêtre de notre chambre .

Il est assis là-bas, et je suis assis ici, et je ne sais pas quoi dire d'autre. Je ne veux pas raccrocher. Quelque chose claque à plusieurs reprises dans le fond, et il me faut une minute pour réaliser qu'il s'agit du volet à l'extérieur de la fenêtre du salon. Il a toujours eu une drôle de façon de se détacher. Il y a du vent. J'adore les matins venteux.

Je me racle la gorge. "Les chevaux, ça va ?"

"Oui".

J'acquiesce en me creusant la tête. "La neige va fondre", lui dis-je. "Va en ville à ce moment-là."

"Oui."

Il est encore tôt dans la saison. Elle ne va pas tenir.

Je l'entends siroter son café, attendant.

"Comment va le... hum..." Je secoue la tête distraitement. Merde. "Oui, ces moteurs. De Shelburne Falls ? Ils sont arrivés à temps ?"

"Comment va Tiernan ?" demande-t-il à la place.

Pourquoi me pose-t-il des questions sur elle ? Je sais comment prendre soin d'elle.

"Elle va bien", dis-je.

"Elle va bien ?"

Je me lève et fais les cent pas dans la pièce. Il n'a pas besoin de s'inquiéter pour elle. Ce n'est pas à lui de s'inquiéter.

"Et le travail ?" demande-t-il. "Comment va le travail ?"

Il sait qu'il se passe quelque chose.

Je me passe la main dans les cheveux, j'ouvre la bouche pour lui dire. Je veux lui dire.

"Je me suis souvenu..." J'ai lâché. "J'ai laissé mes outils dans la grange. Certains sont à toi. Tu devrais aller les chercher, au cas où tu en aurais besoin."

"Tu es malheureux."

Je m'arrête entre la commode et le lit. Mes yeux me brûlent et je cligne des yeux, respirant plus fort.

"Tu es malheureuse là-bas, n'est-ce pas ?" dit-il en disant ce que je ne pouvais pas dire.

Je ne devrais pas être malheureux, mais je déteste cet endroit. Je ne peux pas lui dire.

"Tu vas me dire que je peux rentrer à la maison ? Je murmure.

Je sais que je n'ai même pas besoin de demander. C'est aussi ma maison. J'ai aidé à la construire comme tout ce qu'il y a là-haut.

Mais il me répond : "Non. Tu reviendrais à la maison pour te cacher."

Je serre la mâchoire.

"Quand tu rentreras à la maison", me dit-il, "ce sera avec elle et parce que tu seras prêt".

Je ne veux pas la quitter, mais je ne suis pas à ma place ici. Elle le saura. Je finirai par ne plus correspondre à sa vie non plus. Ce n'est qu'une question de temps.

"Le sommet me manque. Je baisse la tête, me mordant la langue pour empêcher mon menton de trembler. "Il y a trop de monde ici. Trop de choses. De bruit. Trop de discussions. Je suis seul tout le temps. Elle est occupée." Je laisse tout sortir, sentant lentement la tension dans ma poitrine se resserrer, parce que j'ai plus de choses à dire que je ne le pensais. "Je pouvais être seul avant de la connaître. Maintenant, je ne peux plus... Ça me manque de regarder autour de moi et de la trouver à tout moment de la journée. Dans la maison. Dans l'écurie. Dans la boutique. En train de travailler sur ses meubles. Je ne... Je ne..."

Putain.

Mon frère est à l'aise partout. Il l'a toujours été.

Je ne l'ai jamais été. Je ne veux pas être ailleurs qu'au sommet.

"Oh, Kaleb", dit mon père. "Je vous ai appris, à Noah et à toi, à survivre. Comment chasser, se réchauffer, construire un abri... Mais les plus grands combats que nous aurons jamais à mener sont ceux qui se déroulent dans notre tête et la compétence de survie la plus difficile à apprendre est la capacité à s'adapter."

J'ai essayé de m'adapter. Cela fait des mois.

"Tu t'es trop habitué à ne pas avoir à traiter avec les gens, Kaleb. Essaie. Tu ne seras pas heureux ici sans elle de toute façon."

Je secoue la tête. Je ne veux pas être ici. Pas aujourd'hui. Ni demain. Je pourrais simplement l'emmener. Je ne peux pas rester ici, et elle ne restera pas non plus sans moi. Elle...

Je m'arrête, sachant que je me mens à moi-même. Elle sera malheureuse si je la ramène à la maison.

"Va dans les bois", dit-il. "Aujourd'hui.

"J'ai du travail", dis-je.

Mais il me dit : "Abandonne. Tu ne vas pas y retourner. Tu n'as fait que passer le temps en attendant qu'elle obtienne son diplôme, et tu ne survivras pas à quatre ans de plus. Trouve ta vie là-bas."

Je retourne ses mots dans ma tête.

En fait, je n'ai pas besoin de ce travail. Je n'ai jamais dépensé d'argent à la maison, j'ai donc beaucoup d'économies. Le travail me permettait de m'occuper et de contribuer aux frais, même si elle a cent fois plus d'argent que moi à la banque. Je ne pense pas qu'un autre emploi m'aidera, mais je sais que celui que j'ai ne me fait pas de bien.

"Tu as besoin d'air et d'objectifs, alors marche. Couvre-toi, prends de l'eau et va dans la forêt", ordonne-t-il. "Il y en a certainement beaucoup dans cet état. Elle doit rester à l'école et vous n'allez pas partir. Trouve un moyen de vivre."

Je ferme les yeux, détestant qu'il ait raison. Je déteste la manière forte.

Mais je sens tout de suite qu'un certain poids quitte mes épaules dès que je me rappelle combien j'aimais me perdre dans les bois. Il a raison.

Il a toujours raison.

"Peux-tu... mettre le téléphone dehors un moment ?" Je lui demande. "Sur la terrasse ?"

Je veux juste entendre la maison.

"D'accord", dit-il, et l'instant d'après, je suis dans le Colorado, à l'extérieur de la cabane, et j'écoute les arbres craquer sous l'effet du vent.

Je m'adosse au mur et je ferme les yeux.

***

Je suis sur la route depuis une heure.

J'ai pris un sac comme il me l'a demandé. De l'eau, une veste, des fournitures d'urgence, mais au premier point de départ du sentier il y a trop de touristes - pour les feuillage automnal probablement.

Le second est sympa et désert.

Joli, même.

Mais c'est à ce moment-là que je réalise que je ne fais pas de randonnée.

Je grimpe des montagnes et des collines chez moi, mais c'est pour chasser. Pour aller nager à la cascade. Pour aller à la cabane de pêche. Pourquoi voudrais-je aller marcher pour tourner en rond et revenir bredouille ? C'est stupide.

Je n'ai pas besoin d'arbres. C'est ce que je pensais.

Je fais une embardée sur la droite, je dérape sur les graviers et j'opère un demi-tour au milieu de l'autoroute déserte.

"C'est quoi ce bordel ?" Je grogne sous ma respiration, parce que je n'ai aucune idée de ce que je suis en train de faire, et c'est bien là le problème. Je ne fais rien. Je n'ai rien à faire. À part ma petite amie.

De retour en ville, je me gare dans un garage près de Montlake Cut, je mets mes écouteurs et je commence à marcher, putain. J'aime le Sommet, parce qu'il m'est familier, mais je détesterais être là-bas sans elle.

Je n'aime pas être ici, tout simplement parce que ce n'est pas chez moi. Mais c'est le cas maintenant. Elle est ici.

Je remonte ma veste noire imperméable, je laisse ma capuche baissée et je me promène sous la pluie fine en écoutant de la musique. Pas parce que j'en ai envie, mais parce que les gens ne me parleront pas s'ils pensent que je ne les entends pas.

Je longe le canal qui relie le Puget Sound au lac Washington, glissant mes mains dans les poches de mon jean lorsque je m'engage sur le pont Montlake. Des équipes de rameurs passent, les barreurs leur criant de pousser plus fort, et je baisse la tête, enfonçant mes talons pour marcher plus vite.

Mais je ralentis à nouveau, me forçant à lever les yeux. Je n'ai nulle part où aller. Il suffit de regarder autour de soi, putain. Ralentir. Regarder.

En jetant un coup d'œil par-dessus le bord du pont, j'admire la vue. L'eau bleu nuit ondule sous l'effet de la pluie et du sillage des coques qui fendent la surface. Des arbres oranges, rouges et jaunes entourent la zone sur les rives à gauche et à droite. Des nuages planent au-dessus de la tête, et c'est plutôt agréable.

Ce coin de Seattle n'est pas si mal.

Je continue à marcher, je passe devant la brèche au milieu de la route, je me rends compte qu'il s'agit d'un pont-levis, je quitte la passerelle et je passe devant les tours de contrôle de style gothique au bout de la passerelle. C'est une architecture intéressante.

Je l'admets, l'architecture de Chapel Peak pourrait être meilleure. À l'exception de la cabane, bien sûr. Je ne veux pas qu'elle soit différente.

Des joggeurs passent, des voitures quittent le pont, et un froid agréable s'infiltre dans ma veste. Ici, le mois d'octobre n'est pas si différent. Peut-être pas aussi froid, mais plus coloré. Pas comme chez elle en Californie. Je suis heureux qu'elle n'ait pas voulu rester là-bas. Ça aurait pu être bien pire, je suppose.

Je traverse la rue, je sens une odeur de café quelque part, puis je traverse une autre allée, je vois de l'herbe et un parc entouré de plusieurs bâtiments. Beaucoup de promeneurs. Des gens avec des sacs à dos. Un Lycée peut-être.

Je regarde autour de moi. Les bâtiments sont tous les mêmes, avec des contreforts et des briques, et il y a une fontaine droit devant moi.

C'est une université. Pas celle de Tiernan, cependant. Elle est plus grande. Je n'hésite qu'un instant avant de poursuivre ma route, empruntant une autre allée, puis une autre. Les gens se précipitent, franchissent les portes pour aller en cours, et je respire l'odeur de l'herbe. Les arbres aux feuilles violettes se balancent dans la brise et il y a du vert partout. Les grandes pelouses. Les conifères. Des immeubles de trois ou quatre étages s'élèvent, mais ils ne ressemblent pas à des immeubles de la ville. Ils ne sont ni froids ni intimidants. Je ne vois pas Seattle au-delà. J'ai l'impression d'être chez moi. Comme une petite ville en plein milieu de la ville.

"Bonjour", lance une voix à travers ma musique.

Je baisse les yeux, tapote mon oreillette droite pour arrêter la musique et fixe une petite blonde vêtue d'un haut blanc et d'un short en jean. Un short en jean en octobre.

Elle doit faire quinze cm de moins que Tiernan.

"Tiens-moi ça. Elle me tend sa veste et je la prends. "Merci !" dit-elle.

Elle glisse sa carte, et je remarque le stand de nourriture à côté duquel je ne m'étais pas rendu compte que je m'étais arrêté, alors qu'elle range son portefeuille et déchire l'emballage plastique de quelque chose. Je reste là avec son putain de manteau pendant qu'elle prend un truc qui ressemble à un petit biscuit et qu'elle enfonce dans sa bouche en fermant les yeux.

"Mon Dieu, que c'est bon", soupire-t-elle, avant de me tendre le paquet. "Tu en veux un ?

Je fronce les sourcils en lui tendant la veste. "Non".

"Prends-le maintenant", exige-t-elle. "Tout le monde essaie d'être trop gentil. Dis simplement oui."

Elle le secoue devant mon nez, et je vois que c'est une de ces bouchées à l'œuf que Tiernan adore. "Je n'en veux pas", dis-je.

Elle a peut-être l'air d'avoir encore l'âge des soirées pyjama, mais je vais la blesser si elle insiste. Je n'aime pas être mal à l'aise.

Elle hausse son sourcil, puis elle baisse le bras, abandonnant.

Elle n'a toujours pas pris sa veste. Je l'accroche à un boulon qui dépasse du bras qui soutient l'auvent au-dessus de nos têtes. Tout en la contournant, je sors mon portefeuille. "Café noir", dis-je au jeune derrière le comptoir.

La fille reste à côté de moi, et je sens ses yeux descendre jusqu'à mes bottes, puis remonter. "Vous n'avez pas l'air d'un étudiant.

Le caissier me tend le café avec un couvercle et je lui donne de l'argent.

"Vous êtes professeur ?" demande-t-elle.

Bon sang.

"Quel cours ?", insiste la tête brûlée.

Je lui lance un regard et ses sourcils se haussent à nouveau. "D'accord, poursuit-elle, voyant que je suis énervé. "Pas un élève. Pas un professeur." Et elle ajoute : "Pas un bavard".

Le gamin me tend la monnaie, je lui fais un petit signe de la main et je commence à m'éloigner.

"Ce n'est pas comme si je te voulais ou quoi que ce soit", dit l'étudiante derrière moi. "Je ne flirtais pas. J'ai un petit ami !"

Génial.

"Quelques-uns, en fait."

Uh huh. Je continue à marcher.

"J'ai les mains pleines, c'est le but !" crie-t-elle.

"Putain de gens..." Je le dis sous ma respiration, en m'éloignant d'elle le plus possible.

J'enlève mon couvercle et m'apprête à le jeter dans une poubelle, mais quand je lève les yeux, je m'arrête. Une cathédrale se dresse devant moi et je la regarde fixement pendant une minute.

De petits drapeaux violets flottent à l'extérieur de l'entrée et il y a une tonne de gens qui vont et viennent. Je n'ai jamais vu une église aussi fréquentée.

Mais je ne suis jamais allé à l'église.

Je jette le café et le couvercle et me dirige vers l'entrée.

Mais dès que j'entre, je comprends...

Ce n'est pas du tout une cathédrale.

Je regarde une immense salle avec des tables et des lampes, des vitraux et de hauts plafonds, et les seuls bruits sont ceux des chaises et des livres qui tombent sur les tables.

Et des chuchotements.

C'est une bibliothèque.

Je regarde autour de moi, incapable de cligner des yeux devant l'étendue des rayonnages et des gens tranquillement plongés dans leur propre monde. Le bois brille partout tandis que je pénètre dans une grande salle de lecture, où deux douzaines de lustres gothiques sont suspendus à de longues chaînes sur deux rangées. Des arcs s'élèvent au-dessus de la tête, la pièce est entourée de fenêtres de style cathédrale et les murs sont tapissés d'étagères de livres.

C'est une bibliothèque ?

Je n'en ai pas vu beaucoup. À l'école, bien sûr. La bibliothèque publique de Chapel Peak ne ressemble pas à ça. D'habitude, je me contente de commander des collections de livres d'occasion sur eBay. J'aime lire. Je peux avoir des relations avec des gens sans conséquences, parce qu'ils ne sont pas réels. Et je peux parler. Je pourrais être l'un des personnages et dire des choses que je ne dirais nulle part ailleurs.

Mais la lecture n'est pas quelque chose que je fais devant d'autres personnes. Depuis que j'ai emménagé ici, je ne l'ai pas fait du tout, en fait.

Je sors mes écouteurs, les mets dans ma poche et commence à déambuler en écoutant le silence. Je n'ai jamais été dans un endroit aussi peuplé, sans cris, ni klaxons.

Il n'y a pas non plus de motos qui tournent en rond.

Je passe devant des globes peints à la main, je monte le grand escalier, je passe devant des statues et des objets d'art, je me dirige lentement à travers les allées de livres. Et plus loin, un labyrinthe de piles, des tours de livres de poche et de livres reliés.

Quelqu'un tousse à proximité. L'écho d'une chaise que l'on pousse s'élève dans l'air.

Et je choisis un livre sur une étagère. Comme dans ma chambre à la maison.

Tout en marchant avec le livre en main, je prends un stylo sur une table où quelqu'un a temporairement abandonné ses devoirs étalés sans surveillance et je me glisse dans une autre rangée.

J'ouvre le livre à la page de garde, comme j'avais l'habitude de le faire, et j'écris à l'intérieur.

J'aime bien cet endroit.

Je me moque de moi-même, me sentant un peu stupide.

Mais pour la première fois depuis longtemps, je me sens à nouveau moi-même.

En revenant à la rangée où j'ai pris le livre, je le referme et le repose, tout en continuant à flâner. Je laisse mes yeux parcourir les livres en déambulant d'une rangée à l'autre. Personne ne me parle. J'aime bien ça. Cela me manque parfois. Il y a d'autres façons de communiquer qui ont plus de sens que de parler.

J'ouvre un autre livre, la couverture en plastique craque sous mes doigts.

Je ne me souviens pas de son apparence, de la couleur de ses cheveux ou du son de sa voix, mais je me souviens de lui. Les tremblements de ses muscles alors qu'il m'écrasait dans ses bras et m'enfouissait dans sa poitrine, sans laisser personne me toucher jusqu'à ce qu'il m'emmène à l'hôpital.

Mon père mesurera toujours un mètre quatre-vingt.

Je me souviens à peine de ma mère, et rien de ce que mon père a dit ne m'a aidé à grandir.

Ses bras, eux, m'ont aidée. Je savais qu'il m'aimait. Les gens oublient ce que nous faisons et ce que nous disons, mais ils n'oublient jamais ce que nous leur faisons ressentir.

Je continue, ouvrant un autre livre.

Appelle-moi. 970-555-9012.

Je souris, fermant le livre dans lequel je viens d'écrire le numéro de téléphone de Noah.

Et je continue, appréciant ma propre compagnie plus que je ne l'ai fait depuis des semaines.

La planète se meurt. Nous mourons. Tout est en train de mourir. Quel est le but de tout cela ? Sommes-nous vraiment seuls ? Est-ce que j'en profite au maximum ? D'où vient tout cela ? Et d'où vient cet endroit ? Est-ce que je peux porter un jean ? Devais-je le frapper ? J'aurais dû lui donner un coup de pied ? Est-ce qu'elle va me crier dessus si je dis ça ? Dois-je commander le steak ou le porc effiloché ? Est-ce que je la penche sur le canapé ou est-ce que je lui fais l'amour sur la moquette ? Ai-je besoin d'une douche ? Va-t-elle coucher avec moi si je ne le fais pas ?

Tout est existentiel.

Je referme et range le livre, puis j'en ouvre un autre.

Enfin sur le canapé, j'écris.

Je continue à marcher, la chaleur se répandant dans mes veines à cause de la facilité avec laquelle elle peut attirer mon attention. Tout ce qu'elle a à faire, c'est de se laisser tomber sur mes genoux, en culotte et en débardeur, et de m'entourer de ses bras en se blotissant sur mon torse. En trois secondes, je bande et je ne me souviens plus de ce que je regardais à la télévision.

Je prends un autre livre sur l'étagère.

Elle a toujours su comment me parler.

Elle a tout fait, elle a été patiente et a supporté tant de choses qu'elle n'aurait pas dû. Elle a eu raison de me quitter en avril dernier.

Mais il y a une version de moi qui la mérite. Je dois la trouver, putain.

Je suis ici, et j'ai tout ce dont j'ai besoin, j'écris dans un dernier livre.

Bon, peut-être pas le dernier livre dans l'absolu, mais le dernier pour aujourd'hui. Je jette un coup d'œil autour de moi, certain qu'il doit y avoir des caméras quelque part, mais je n'en vois aucune. Tiernan me réprimanderait pour avoir écrit dans des livres qui ne m'appartiennent pas et la police appellerait probablement ça des graffitis, mais avant, c'était la façon dont je parlais sans que personne ne m'entende. Maintenant, je crois que j'aime l'idée que les gens voient ces mots.

Et qu'ils ne sachent pas d'où ils viennent.

Je commence à partir, mais je lève les yeux et je vois la fille du stand de nourriture de tout à l'heure. Elle s'appuie contre les piles, une autre fille s'approche pour attraper un livre en face d'elle. La blonde à qui j'ai parlé dehors penche la tête, regardant l'autre fille qui lui tourne le dos, les yeux de la blonde descendant le long de ses jambes et remontant jusqu'à ses fesses.

C'est comme ça que je regarde Tiernan.

La plus grande pivote et lui tend des livres avant de retourner à la pile pour en prendre d'autres. Elle a les cheveux noirs, coiffés en deux nattes incrustées, et porte des vêtements de sport, un legging noir moulant et une chemise noire à manches longues. Elle a l'air d'avoir quelques années de plus que la blonde.

La tête de noeud n'arrive pas à la quitter des yeux.

La brune emporte ses livres et je remonte la rangée, la blonde commence à la suivre mais me voit et s'arrête.

"Un petit ami ? Je dis, en continuant à marcher, alors qu'elle se place à côté de moi.

"J'en ai un, oui", explique-t-elle. "Mais il a un ami..."

Elle me coupe la parole, se retourne et me fait face pour que je ne puisse pas passer.

"Et il a un ami et cet ami a une petite amie..." Elle regarde par-dessus son épaule, et je suis son regard jusqu'à une table où se trouvent la brune et deux hommes, que je suppose être leurs petits amis.

La blonde se retourne avec une lueur dans les yeux. "Et ça ne me dérange vraiment pas qu'ils partent tôt pêcher ce week-end et qu'ils la laissent dans la tente avec moi". Elle fait un grand sourire. "Elle est tellement prude. J'aime les prudes."

Elle commence à s'éloigner en tenant ses livres. "Vous restez dans le coin, professeur ?" demande-t-elle. "Ça pourrait être amusant à regarder."

"Je ne suis pas professeur."

"Trop tard", chante-t-elle. "J'ai déjà pris ma décision."

Je la regarde retourner vers son groupe, sautiller une fois sur ses pointes de pieds et sourire à l'autre jeune femme qui regarde la blonde comme si elle était un moustique.

Je me dirige vers le bureau d'accueil. Je suis sûr que je reviendrai, mais je ne pense pas que j'aurai la suite de cette histoire.

"Excusez-moi", dis-je à l'employée, qui fait rouler sa chaise jusqu'à l'imprimante. "Faut-il être étudiant pour utiliser la bibliothèque ?

Je pourrais prendre de la lecture pendant que je suis ici.

Mais la pile de livres empilés sur e comptoir derrière elle bascule sur le sol tandis que les gens en empilent d'autres, et je regarde sa colonne vertébrale se redresser comme une barre d'acier tandis qu'elle serre les dents.

"Tu veux un boulot à la place ?" grogne-t-elle en faisant claquer sa langue entre ses dents. "Tu peux prendre le mien".

***

TIERNAN

Je jette un coup d'œil par-dessus le dossier du canapé alors que je suis assise avec ma tasse de café.

Kaleb ferme la porte du placard et se précipite hors de notre chambre, en passant son T-shirt par-dessus sa tête. Je  glisse mon regard sur ses abdominaux avant qu'il ne les recouvre. Je ne peux pas ne pas regarder. Jamais.

Je m'adosse à l'accoudoir du canapé avant qu'il ne voie que je le regarde et j'écoute la pluie dehors. Elle tape contre les trois grandes baies vitrées de notre loft. Les murs sont recouverts de briques apparentes et les reflets de l'eau dansent dessus. Ce samedi matin nuageux est calme. J'aime vraiment cet endroit.

Je veux dire, j'ai aussi aimé le Sommet, mais je suis heureuse que nous ne soyons pas restés en Californie. J'ai besoin de temps.

Kaleb enfile un sweat à capuche, prend ses clés et arrive derrière moi. Passant sa main autour de mon cou, il tire doucement ma tête en arrière et plonge pour m'embrasser.

Je déglutis. "Comment se passe le travail ?"

"Bien."

Je déteste son nouveau travail.

"Juste bien ?" Je lui demande en levant les yeux vers lui. "Tu es rentré plus tard que moi hier soir".

"Je t'ai dit que j'étais de la deuxième équipe". Il me mord les lèvres, ce qui provoque des frissons sur mes jambes, mais heureusement, une couverture les recouvre et il ne peut pas les voir. "Tu te souviens ?" dit-il.

Oui, je m'en souviens.

Je ne déteste pas son nouveau travail. Mais quelque chose a changé, et ça ne sent pas bon.

"Qu'est-ce qui ne va pas ?

Je réalise que je n'ai pas répondu à voix haute. Je relève la tête. "Rien. Tu as l'air plus heureux. Ça fait plaisir à voir.

Il glousse et se dirige vers la porte. "Je n'aurais jamais pensé travailler dans une putain de bibliothèque, mais c'est mieux que ce garage."

"Ah bon ?"

Il me lance un regard amusé. "Pourquoi tu as l'air surprise ?"

"Sans raison." Je sirote mon café. "Tu y vas déjà ? Je croyais que ton service ne commençait qu'à midi."

Il glisse son portefeuille dans sa poche arrière. "Il y a quelqu'un qui doit arriver..." Il me jette un coup d'œil. "Comment les appelez-vous déjà ? Les gens qui conservent les documents anciens ?"

"Une archiviste ?" Je réponds.

Qu'est-ce que c'est que ce bordel...

"Oui." Il acquiesce. "Je voulais voir comment elle procédait. Ça avait l'air intéressant, alors j'ai échangé mon service avec quelqu'un d'autre. Tu as ton groupe d'étude aujourd'hui, n'est-ce pas ?"

Pourquoi diable voudrait-il voir ça ? Ça ne lui ressemble pas du tout.

"Oui", réponds-je rapidement. "Je serai à la maison à quatre heures. Qu'est-ce qui te plairaît à manger ce soir ? ?"

Il attrape la poignée de la porte et me fait un sourire en regardant par-dessus son épaule. "Tu sais ce que j'aime manger."

J'aspire une bouffée d'air, mes ovaires explosent.

L'humour se reflète dans ses yeux verts et je cache ma rougeur derrière ma tasse de café.

Il part et un instant plus tard j'entends la porte de la cage d'escalier s'ouvrir et se fermer, parce qu'il prend toujours les escaliers même s'il y a un ascenseur dans notre immeuble.

J'attends encore une minute, puis je pose mon café et j'appelle Noah.

Le téléphone sonne une fois, deux fois, puis trois fois, et je panique en mettant fin à l'appel. Je ne peux pas faire ça. Kaleb serait en colère si je parlais de nous à Noah. Je dois parler à Kaleb.

Tout va bien. Je suis sûre que ça va. J'ai des doutes. Je...

Mon téléphone sonne dans ma main et je sursaute. "Merde".

Je lis le nom de Noah sur l'écran.

Fils de pute.

Je suis tentée de l'ignorer, mais il sait que je suis là. Je viens de l'appeler.

Je passe le doigt sur l'écran et porte le téléphone à mon oreille.

"Pourquoi as-tu raccroché ? ", grogne-t-il, l'air endormi.

"C'était une erreur."

"Qu'est-ce qu'il se passe ?"

"Rien."

Nous partageons un court silence, et il me faut trop de temps pour réaliser que je suis toujours là, que je n'ai pas mis fin à l'appel.

"Meuf..." dit-il. "Il est bien trop tôt pour me faire tourner en bourrique. Tu m'as réveillé, tu vas fait cracher le morceau."

J'éloigne mon téléphone de mon oreille, vérifie l'heure avant de le porter à nouveau à mon oreille. "Il est presque dix heures du matin à ton heure. Si je suis debout, tu devrais l'être aussi."

Il y a deux heures de moins que chez lui.

"Mes obligations sont plus tardives le soir", rétorque-t-il.

"Ugh..."

"Je parlais de motocross, abrutie", crache-t-il, et je l'entends grogner comme s'il se redressait. "Les événements, les courses, les rencontres..."

"Peu importe..." Je croise mon bras sous l'autre, en essayant de prendre un ton joueur, parce que c'est ce que Noah et moi faisons, mais ça fait du bien d'entendre sa voix. "C'est étonnant de voir à quelle vitesse quelqu'un qui avait l'habitude de se lever avant l'aube peut se défaire de ses vieilles habitudes en un clin d'œil ", dis-je en guise de taquinerie.

"Jalouse ?"

En quelque sorte. J'aimerais que Kaleb reste au lit le samedi matin maintenant.

"Alors, qu'est-ce qui ne va pas ? demande Noah.

J'inspire. Je ne sais pas quel genre d'asssurance je pense obtenir de Noah, mais je n'ai personne d'autre à qui parler. À part Jake, Noah est la seule personne qui aime à la fois Kaleb et moi.

"Je ne devrais pas te parler de ça", dis-je à voix basse, comme si mon petit ami était encore dans l'appartement. "Mais Kaleb agit bizarrement."

"Bizarre comment ?"

"Heureux ?"

Il y a une courte pause, puis un grognement.

"Noah..."

"Je suis désolée." Il se met à rire de façon incontrôlée. "C'est tellement drôle. C'était un psychopathe enragé à tel point que tu t'inquiètes quand il est agréable."

"Il n'a jamais été un psychopathe."

"Oh, tu n'as pas à le défendre", répond Noah. "C'est mon frère. Je l'ai aimé en premier."

Je soupire, jette la couverture et me lève. "Écoute, il ne voudrait pas que je te dise ça, alors ne lui dis rien, d'accord ? Il a pris un nouvel emploi à la bibliothèque de l'université."

"C'est un bar ?"

"Quoi ?" J'ai lâché. "Non. Une bibliothèque."

"C'est le nom bizarre d'un atelier de mécanique ?"

"Des livres, Noah !"

Une putain de bibliothèque ! Bon sang.

J'entends un souffle. "Oh, mon Dieu. Tu es sérieuse ?" demande-t-il.

"Tu vois ce que je veux dire ?" Je m'écrie. "C'est bizarre, non ?"

"Putain, oui."

Mes yeux se remplissent de larmes, mais c'est seulement parce que je suis énervée. Il a confirmé que c'était bizarre, et je ne sais pas si je me sens mieux parce que je n'ai pas tout inventé ou pire parce qu'il est d'accord avec moi.

"J'essaie d'être cool avec ça", lui dis-je. "Il semble avoir trouvé quelque chose pour lui. Il n'a pas été très heureux depuis qu'il est arrivé ici, et je voulais le laisser s'installer sans le harceler, mais... je sais que la maison lui manque."

Je savais que lorsque nous avons emménagé ici, il n'était pas à l'aise. C'était horrible de partir en cours le premier jour. Aller dans une direction différente de la sienne. Ne pas travailler ensemble ou prendre tous les repas ensemble comme nous le faisions avant. J'étais la seule chose qu'il avait ici.

"J'évitais d'en parler, parce que j'espérais qu'il s'habituerait, mais j'avais aussi peur qu'il trouve le courage de me dire qu'il voulait partir. Avec ou sans moi."

Je sais qu'il m'aime, mais ce n'est pas suffisant. Il détestait être ici et j'aurais dû le comprendre. Je n'ai pas voulu y faire face.

"Mais un jour, il y a quelques semaines, il est finalement rentré à la maison", j'explique. "Il a dit qu'il avait pris un nouveau travail et qu'il était heureux."

"Mais il travaille avec beaucoup de femmes", dit Noah.

J'expire, un poids enfin enlevé de mes épaules. Oui. Merci, Noah. Je suis reconnaissante de ne pas avoir besoin de tout lui dire. Il a tout compris.

"Oui, je murmure.

"Et c'est une université, ce qui signifie qu'il est entouré de beaucoup de jeunes femmes."

"Oui."

"Je vois maintenant."

Je sais qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter. Je sais qu'il n'y a rien à craindre.

Je lui fais confiance.

Mais encore une fois, je ne fais confiance à personne à cent pour cent. Je ne sais pas s'il ne va pas changer. Je ne sais pas s'il ne va pas vouloir élargir ses horizons et rencontrer des gens qui correspondent davantage à ses nouveaux centres d'intérêt. Je sais que je rencontrais des gens qui n'avaient rien à voir avec lui quand j'ai commencé l'école, alors peut-être que c'est ce qu'il ressent.

"Et c'est une université que je ne fréquente pas", poursuis-je. "Je n'ai donc aucune excuse pour m'y rendre."

"Et tu veux aller voir."

Oui.

Mais je ne le dis pas à voix haute. C'est insensé. Kaleb ne s'est jamais présenté à mes cours ou à mon groupe d'étude.

"Pourquoi penses-tu que Kaleb était malheureux avant ? demande Noah.

"Il avait le mal du pays."

Mais Noah répond : "Non."

Il le dit comme s'il m'avait posé une question lors d'un examen, et que j'ai donné la mauvaise réponse.

"Il était malheureux à Chapel Peak aussi, avant que tu n'arrives", me dit-il. "Cela n'avait rien à voir avec le fait que la maison lui manquait. Il était malheureux parce qu'il était probablement intimidé. Et te voilà, tu n'étais plus la petite souris docile sans amis ni famille venue au Colorado, et il a été ton tout pendant six mois. Il est devenu ton monde à part entière. Maintenant, tu as une ville, de l'argent pour aller faire tout ce que tu veux, et des objectifs dont il est exclu. Il a eu peur que tu le voies vraiment et que tu constates le peu qu'il a à t'offrir. Il ne peut pas être compétitif en dehors de chez lui, au Sommet."

"Je l'aurais suivi n'importe où."

"Et il ne t'aurait jamais permis de faire ça", dit-il. "Il t'aime trop.

Mon cœur bat plus fort, la chaleur emplit ma poitrine.

"Va à la bibliothèque", dit Noah. "Espionne-le comme une petite amie psychopathe, et s'il t'attrape, dis-lui la vérité. Il aimera probablement entendre que tu as peur de le perdre".

Ou il pensera que je suis trop autoritaire. Sa vie ne tourne pas autour de moi. Notre déménagement n'a pas à être centré sur moi.

Je mords le coin de ma bouche pendant une seconde avant de demander : "Et s'il est avec quelqu'un ?"

"Alors accours vers moi", répond Noah rapidement. "On regardera du porno et on se masturbera."

"Ugh, putain..." Je grommelle en laissant tomber ma tête en arrière.

Il éclate de rire et raccroche.

***

"Hey", j'appelle Ashleigh Han à l'extérieur de la bibliothèque Suzzallo. "Merci de me venir me rejoindre".

"Pas de problème". Elle se lève des marches en pierre et attrape son sac. "Qu'est-ce qui vous a donné envie de venir travailler ici ?"

"On s'en fout", répond quelqu'un avant que je ne puisse répondre. Je regarde Josh Biardi, Nick Lunger et Eric Chung qui s'approchent, ce dernier portant un plateau de cafés. "L'architecture est incroyable", poursuit Josh. "Pourquoi ne sommes-nous pas venus ici avant ?

Je me détends un peu.

Je pensais qu'ils seraient de mauvaise humeur parce que j'avais changé d'endroit à la dernière minute, mais nous sommes des étudiants en design. Nous aimons l'esthétique et cet endroit a tout pour plaire. Je me suis renseignée en ligne lorsque Kaleb a obtenu le poste ici.

Je contemple les contreforts, mais mon cœur me dirige plutôt vers les portes. Kaleb est là, quelque part.

Nous entrons et je les guide, alors que je n'ai aucune idée de l'endroit où je vais. Je n'y suis jamais entrée, mais Kaleb m'a dit qu'il y avait plusieurs étages de livres et de nombreux espaces d'étude.

L'extérieur est composé de terre cuite, de grès et de briques, mais je ne m'attendais pas à ce que ce soit pareil à l'intérieur. On se croirait dans un château. Nous passons devant un grand escalier et entrons dans une salle imposante qui ressemble à la nef d'une cathédrale, mais à la place des bancs, il y a des rangées de tables, de chaises et de lustres. Des gens lisent, des étudiants prennent des livres dans les étagères en chêne qui tapissent les murs, et la lumière des lampes se reflète sur les lunettes des gens qui se penchent sur leur travail.

"Cela ne me dérangerait pas qu'on se retrouve ici à chaque fois", déclare Nick.

Suivi par Eric, "Mais c'est plus loin. Cela impliquerait que tu te réveilles plus tôt, et nous savons que ce n'est pas ce que tu fais."

Je promène mon regard dans la pièce, lentement, pour ne pas avoir l'air de le chercher.

"Comme si je pouvais m'endormir à une heure décente", marmonne Éric. "Avec tes ronflements".

Certains élèves lisent, d'autres font leurs devoirs. Certains se dirigent vers le service d'assistance, d'autres nous dépassent et montent les escaliers. Plus de la moitié sont des femmes. Elles ont à peu près mon âge.

"Trois mots", dit Nick à Eric. "Casque anti-bruit".

"Je ne peux pas dormir avec ça."

Je les guide vers les escaliers, parce qu'on va se faire virer s'ils continuent à se disputer.

En plus, Kaleb n'a pas l'air d'être en bas.

On arrive au troisième étage, on s'installe et on dépose nos sacs sur la table.

"Ok, j'ai réservé le studio", nous dit Josh. "A moins que l'un d'entre vous n'ait de la place pour garder le projet".

"Mais dans ce cas, nous devrions travailler chez lui, et je ne pense pas que ce soit ce que vous voulez", dit Ashleigh.

"C'est clair", lui dis-je également. "Je suis désolée. Je ne veux pas de ce bazar chez moi".

Nous sommes censés concevoir et construire un modèle. On a besoin d'un endroit où on peut mettre le bazar.

"J'ai compris. Il lève les mains. "Je paierai la location du studio. Tous les deux vous apporterez les fournitures." Il fait un geste vers Eric et Nick avant de reporter son attention sur moi. "Et toi. Qu'est-ce que tu amèneras ?"

"Des snacks", dis-je.

"Des trucs sains et des cochonneries", ordonne Ashleigh. 

J'acquiesce, mais les poils de mes bras se dressent. Il est quelque part. Il me voit peut-être déjà. Mon cœur bat à tout rompre.

Je mets les mains sur les hanches. "Je reviens", dis-je, essoufflée.

Ils s'affairent à sortir des cahiers et des documents de recherche, Eric distribue notre café, et ils pensent probablement que je vais chercher des toilettes, mais je m'arrête plutôt au bureau d'assistance.

Une jeune femme avec deux piercings dans les sourcils et un dans le nez tape rapidement sur un clavier. Ses cheveux jaunes sont épinglés sur le dessus de sa tête, les pointes se dressant en petits épis ici et là. Je jette un coup d'œil à son T-shirt sans manches Black Flag.

"Kaleb Van der Berg est là ? Je lui demande.

Ses yeux s'écarquillent, agacés. "Oui, oui. Je lui dirai que tu l'as demandé."

"Pardon ?"

Demandé ? Elle ne me connaît pas. Comment saura-t-elle lui dire qui est passé ?

Elle inspire, arrête de taper et lève les yeux vers moi. "Ecoutez, vous pouvez noter votre numéro", me dit-elle, son piercing à la langue scintillant dans la lumière. "Et après votre départ, je le mettrai à la poubelle comme tous les autres, ou vous pouvez simplement aller le chercher et le lui donner vous-même."

Qu'est-ce que ça veut dire ?

Elle n'a même pas demandé pourquoi je voulais le voir. Elle a juste supposé. Comme si la raison de ma présence ici allait de soi.

Je fais demi-tour et me mets à sa recherche, parcourant tout le deuxième étage, le troisième et le quatrième. Fils de pute.

Mon groupe va commencer sans moi.

Je parcours les allées de livres, passe devant les salles d'étude et les bureaux, et redescends au rez-de-chaussée en glissant mes mains dans les poches de ma mini-jupe pour cacher mes poings que je n'arrive pas à desserrer.

Pas étonnant qu'il adore venir ici. Il peut à nouveau faire la loi. C'est un putain de buffet de femmes qui, comme moi, sont trop jeunes pour savoir ce qu'il en est.

J'entre dans l'annexe de la bibliothèque Allen et je monte les escaliers. Je ne le vois plus.

Il doit être dans un bureau. Ou dans un espace d'étude privé. Avec quelqu'un.

J'inspire, ma poitrine tremble. Je ne le trouverai pas s'il est enfermé quelque part. I...

Et soudain...

Il est là.

Je m'arrête, plonge immédiatement derrière une étagère et jette un coup d'œil dans le coin.

Mon estomac se noue et une légère sueur perle sur mon front.

Une jeune femme, ressemblant à Miss Teen Alabama, saute devant lui, essayant de lui arracher quelque chose des mains qu'il déplace de l'une à l'autre pour le maintenir hors de sa portée.

Il sourit, secoue la tête et tente de ranger un livre, tandis qu'elle bondit à gauche puis à droite, essayant d'attraper ses mains.

Son petit corps frôle le sien pendant qu'elle joue, son ventre bronzé est dénudé par le crop top de son survêtement et ses longs cheveux blonds sont parsemés de mèches plus claires. De temps en temps, j'aperçois son visage, son sourire éblouissant et ses lèvres roses pleines. Sa peau dorée et ses yeux brillants.

Elle ressemble à une "Pretty Little Liar".

Enfin, elle attrape sa main et l'ouvre en prenant un petit objet.

Elle brandit une clé sur une chaîne et fait une petite danse excitée avant de l'entourer de ses bras et de l'embrasser sur la joue.

Mes yeux se remplissent de larmes. Espèce de salaud.

Mais à quoi sert cette clé ?

J'avais raison.

Enfoiré de Kaleb Van der Berg.

La première personne qui m'a fait ressentir l'amour. Mon cœur se déchire en deux et mon menton tremble.

C'est alors qu'il lève la tête et que ses yeux rencontrent les miens.

Je m'arrête de respirer, son sourire s'efface et la fille au pantalon de survêtement ample le serre dans ses bras et s'éloigne joyeusement.

Les yeux rivés sur lui une seconde de trop, je le vois se lancer à ma poursuite. Je fais volte-face et dirige vers mon groupe pour prendre mes affaires et partir d'ici.

Je me précipite au rez-de-chaussée, dévalant les escaliers. Ses bruits de pas me parviennent aux oreilles et il est sur moi avant que je puisse m'enfuir.

Il m'attrape la main. "Whoa, whoa, whoa", dit-il en me tirant pour que je m'arrête. "Qu'est-ce que tu crois avoir vu ?"

Je serre les dents et retire ma main. "Tu sais, honnêtement, je ne peux même pas le dire", je grogne en me tournant vers lui. "Mais je crois que je préférerais revivre le moment où tu as enfoncé ta bite dans la gorge de Cici dans cette grange plutôt que de te voir sourire et t'amuser avec la fille la plus mignonne que j'aie jamais vue de ma vie !

Je ferme ma bouche, car je fais trop de bruit. Heureusement, le foyer est vide.

Kaleb redresse sa colonne vertébrale et sourit. "Je lui dirai que tu as dit ça." Ses yeux brillent. "Elle va adorer."

Je t'emmerde.

"Pas étonnant que tu sois si heureux." Je ris amèrement. "Je savais que ce n'était pas moi. A quoi servait cette clé ?"

"Une salle".

Je hausse un sourcil.

"Une salle privée", explique-t-il.

Pour elle et lui. Pour plus tard. Pour quoi ?

Mais ses yeux sont rieurs, il s'amuse, putain.

Je commence à reculer. "Je ne te supplierai pas de me donner des réponses", dis-je. "Je rentrerai tard."

Mais son expression devient sombre et il attrape la ceinture de ma jupe, m'attirant près de lui. "Si tu rentres tard, je te garderai éveillée toute la nuit", dit-il sévèrement.

Une étincelle s'allume sous ma peau et je bloque ma mâchoire pour étouffer la montée d'excitation dans ma poitrine. Mon Dieu, qu'il aille se faire foutre.

Je l'emmerde.

"Suis-moi", dit-il.

Il me prend la main et me conduit à travers la bibliothèque, vers le fond.

J'essaie de retirer ma main. "Kaleb...

Je trottine pour suivre ses longues foulées alors qu'il m'emmène dans une rangée, deux murs de livres nous protégeant de part et d'autre.

"Pars", dit-il à un étudiant installé dans un recoin isolé contre un mur de fenêtres.

Je roule des yeux, le pauvre gars reste bouche bée devant mon connard de petit ami, mais il finit par attraper ses affaires et s'en va.

Kaleb me soulève et me pose sur le bureau. Je me débats immédiatement pour sauter. "Laisse-moi descendre."

Il maintient mes hanches, ne bougeant presque pas, sauf pour sourire légèrement quand j'essaie de le repousser et que j'échoue.

"Arrête !" Je grogne.

Mais il fait un geste vers ma droite.

Je suis son regard et à travers la fenêtre je reconnais la fille à qui il vient de parler. Une autre jeune femme aux cheveux plus foncés se penche sur elle, écrivant quelque chose sur le papier de l'autre. La blonde lève les yeux, l'observant.

"C'était la clé de la dernière salle d'étude que nous avons ouverte", me dit-il. "Elle s'appelle August ", dit doucement Kaleb, sa mâchoire contre ma tempe alors qu'il les observe aussi. "Elle a dix-huit ans, elle est en première année. Elle aime les cupcakes au glaçage bleu layette, déteste la musique live mais se laisse porter par la foule, et a trois cent vingt-six rubans de compétition de natation."

Je respire difficilement. Il a manifestement passé du temps avec elle.

"Elle a un petit ami qui a une meilleure amie, et..." Il montre l'autre fille. "C'est sa petite amie. Elle s'appelle Nicolo."

Je regarde les deux femmes, quelque chose dans les mouvements de la blonde me fait réfléchir. La façon dont elle lève les yeux, observe Nicolo, se penche un peu en arrière, presque comme pour la toucher, mais ne le fait pas...

"Elle a vingt et un ans", me dit Kaleb. "Elle est en dernière année. Finance ou quelque chose de froid comme ça. Ils font des rendez-vous à quatre, des sorties en camping, des voyages, des virées en voiture... Ni l'une ni l'autre n'a l'intention de rompre avec son petit ami, mais cela n'empêche pas August de désirer Nicolo. La plus âgée ne perçoit pas les signaux d'August, mais celle-ci obtiendra ce qu'elle veut. Je suis presque sûr qu'elle le fait toujours". Il ricane doucement. "Elle fait semblant d'être mauvaise en statistiques ou quelque chose comme ça pour que Nicolo lui donne des cours particuliers."

Il me lâche et s'éloigne. Je le regarde.

Alors, ils sont juste amis ? Lui et August ? C'est ce qu'il est en train de me dire ?

"Pourquoi tu ne m'as pas parlé d'elle ? Je lui demande.

"J'aurais pu", dit-il. "Nous ne sommes pas proches. Pas encore."

Je fronce les sourcils.

"Elle a l'étoffe d'une petite sœur agaçante", me dit-il.

C'est ça. Je saute du bureau, mais il me bloque, plaçant ses deux mains sur mes côtés.

"Et parce que je ne pense pas à elle", murmure-t-il. "Je pense à toi."

La chair de poule monte le long de mon cou jusque dans mon cuir chevelu.

"J'aime être ici", dit-il. "Les gens ne me parlent pas beaucoup, mais je peux les observer. Il n'y a pas beaucoup d'environnements où l'on peut avoir les deux."

Je baisse les yeux.

La honte m'envahit. Mon Dieu.

Ils sont amis.

Ils sont vraiment amis.

Il a quitté la maison. Il a déménagé dans un lieu où il ne voulait pas être. Et au moment où il a trouvé quelque chose pour lui, j'ai essayé de tout gâcher. J'aurais pu simplement lui parler, mais les formes de communication que j'ai apprises en grandissant étaient non verbales. Evitement et négligence.

"La femme..." Je commence. "La femme à la réception a laissé entendre que tu attirais pas mal l'attention ici. Des femmes."

Je lève les yeux, ses yeux verts me retiennent comme ils le font toujours.

"Tu n'es pas tenté ?" Je lui demande.

"Tenté ?", taquine-t-il. "C'est bien ce que tu as dit ?"

Il a l'air de vouloir se moquer de moi.

D'accord. Peu importe. J'essaie d'être honnête et de lui parler, mais s'il se moque de moi...

Je le contourne pour partir, mais il tend un bras, saisit l'étagère et me bloque le passage. Je m'arrête net, aspirant une bouffée d'air.

"Je suis désolé", raille-t-il, le ton soudainement dur. "Tu as cru que j'avais changé ?"

La veine de mon cou palpite et je ne peux pas le regarder. Il se tient près de mon épaule, sa grande taille s'incline tandis que son nez effleure mes cheveux.

Et il inspire, il me sent. Mes paupières papillonnent et je me retrouve propulsée dans le garage de Chapel Peak, la première nuit où je l'ai rencontré.

"J'ai juste... J'ai juste pensé..."

"Tu pensais que j'en avais fini avec toi."

Et il prend ma mâchoire d'une main, me repoussant contre les étagères.

Je halète, soudain incapable de reprendre mon souffle.

"Le pire reste à venir", raille-t-il en passant une main autour de ma taille et l'autre dans mes cheveux. "As-tu oublié que tu as toujours été à moi ?

Ses lèvres effleurent mon front et la chaleur recouvre chaque centimètre de mon corps.

Depuis la nuit où je t'ai vue pour la première fois jusqu'à cette nuit sur le canapé où je t'ai vue te toucher. Depuis toutes les nuits où je t'ai entendue pleurer et où je t'ai prise dans mes bras pendant tes cauchemars jusqu'à la nuit de l'incendie", murmure-t-il. "Je t'aime. Je te garde."

Je lève le menton, mes lèvres cherchent les siennes. "Kaleb...

Mais sa main couvre ma bouche et il passe la main sous ma jupe, tirant sur mes sous-vêtements.

Je gémis, jetant des regards à gauche et à droite pour voir si nous sommes seuls.

Mes sous-vêtements au niveau de mes cuisses, il glisse sa main sur ma chair tendre, me faisant frissonner.

Il regarde entre mes jambes. "C'est très joli, jeune étudiante".

Je commence à sourire, mais je me mords la lèvre inférieure pour m'en empêcher. Je ne veux pas lui faire plaisir, pas encore.

Il soulève mon tee-shirt, presse mon soutien-gorge et me regarde dans les yeux tandis que je pose mes mains sur son ventre. Il caresse la peau juste au-dessus de la dentelle et sourit lorsqu'il voit le suçon qu'il y a laissé il y a deux jours.

Je commence à remonter mes sous-vêtements, mais il les prend et les arrache.

Je halète, respirant difficilement. "Kaleb, on ne peut pas..."

Il glisse mes sous-vêtements déchirés dans sa poche et incline son front vers le mien, glissant sa main entre mes jambes. Il enfonce un doigt dans mon intimité et m'observe pendant qu'il le fait entrer et sortir, et je sens une vibration derrière moi sur l'étagère où je suis appuyée.

Je tourne les yeux, Kaleb glisse un deuxième doigt en moi. J'ouvre la bouche, j'aspire une bouffée d'air.

"Quelqu'un chuchote juste derrière moi, de l'autre côté des livres.

"Kaleb... J'ouvre la bouche en secouant la tête.

On va se faire prendre.

Il fait des mouvements de va et viens avec deux doigts, les recourbant pour toucher le point sensible au plus profond de mon corps, et à chaque fois qu'il se retire, je sens à quel point je mouille.

Putain. Je ne l'arrêterai pas. Je ne vais pas dans cette fac de toute façon.

Je capture sa bouche avec la mienne, glisse mes bras autour de son cou, presse mon corps contre le sien et m'enfonce sur ses doigts. Il dépose des baisers dans mon cou et je gémis lorsqu'il continue à bouger ses doigts en moi. Je sens son muscle épais durcir dans son jean.

"Sors-la", ordonne-t-il à voix basse.

Un frisson d'excitation rampe sous ma peau.

Je lève les yeux vers lui, je détache sa ceinture et j'ouvre son jean, j'y plonge ma main et je le caresse.

Je sors son membre et il retire ses doigts de mon corps, soulève ma jambe et se positionne juste à mon entrée. Nos lèvres sont à moins d'un centimètre l'une de l'autre lorsqu'il me pénètre et je gémis, enfouissant ma bouche dans son cou pour étouffer le son.

Me tenant fermement, il entre et sort avec de légères poussées, et je jette un coup d'œil juste au moment où quelqu'un passe à côté de moi. Elle ne nous voit pas et disparaît en une seconde.

"Kaleb...

Mais il fait glisser sa langue sur mes lèvres et nous nous fixons dans les yeux, nous regardant l'un l'autre ressentir la sensation quand s'enfouit en moi. Maintenant. Et encore.

Et encore.

Je gémis. Et encore.

"Oui."

Mon orgasme grandit.

Quelqu'un chuchote quelque part autour de nous : "Hé, tu as le résumé ?"

On bouge à peine, sans se quitter des yeux. 

"Il est dans mon classeur bleu", répond-on.

Il m'embrasse, taquine mes lèvres tout en me baisant lentement. Mon orgasme atteint son paroxysme et j'enroule un bras autour de son épaule, l'autre sous son bras entourant son dos et le serrant contre moi.

Nous nous balançons ensemble, mes gémissements étouffés dans sa poitrine s'amplifient, et je suis trop proche pour m'en soucier.

J'aspire l'air, je me resserre et j'éclate, enfonçant mes ongles dans son cou pendant que je jouis.

"Je t'aime, Kaleb".

Ma tête flotte au-dessus de mon corps alors que l'orgasme reflue.

"Je t'aime aussi, bébé", dit-il.

Il me soulève dans ses bras, enroule mes jambes autour de son corps tandis qu'il pousse fort et rapidement, et plonge dans mon cou, le mordant.

Au bout d'une minute, il jouit, s'enfonçant dans mon corps avec force, puis il me maintient là pendant une minute alors que nous essayons tous les deux de contrôler notre respiration.

Mon Dieu, je l'aime.

"Quelqu'un demande soudain : "Hé, où vas-tu ?

Je lève la tête et je le repousse en tirant sur ma chemise et en remettant mes vêtements en place.

Merde. On a dû nous voir.

Ou alors on a eu beaucoup de chance.

Trop de chance.

Il boutonne son jean et rattache sa ceinture, je lisse ma jupe et mon polo, je resserre ma queue de cheval.

Il faut que j'aille à la salle de bains pour me nettoyer. Il a mes sous-vêtements et ça risque de couler dans une seconde.

Je ne veux pas le quitter.

Mais je dois retourner voir mon groupe. Je le tire vers moi et je souris en l'embrassant encore une fois.

C'était fou.

Lorsque nous avons terminé, il me regarde, saisit ma fesse gauche à travers ma jupe et me dit : "Si je vous trouve encore en train de traîner toute seule, jeune fille, me prévient-il, nous recommencerons."

Je me retiens de sourire alors que nous marchons tous les deux jusqu'au bout de l'allée, il se dirige dans un sens, et je suis sur le point de tourner dans l'autre, mais j'hésite juste assez longtemps pour le voir tourner la tête et me sourire par-dessus son épaule.

Mes mamelons durcissent, frottant contre mon soutien-gorge, et je me retourne dans l'autre sens et me dirige vers mon groupe.

Je reviendrai certainement.

Mais pas seule.

Avec mon jean le plus serré et sans soutien-gorge, pour le rendre fou alors que je travaillerai de manière innoncente avec mon groupe d'étude. 

Il faut qu'il apprenne qu'il y a aussi des animaux sauvages à chasser en ville.

***

18 mai 2023

L'infiltrée de Lou Garance

L'infiltrée Lou Garance

Sortie VF le 2 mars 2023

Présentation : Editions Addictives

Un accord périlleux avec un homme qui l'est tout autant... Peut-on vraiment refuser une mission dangereuse, quand la vie d'un être cher est en jeu ? C'est la question qui assaille Elena lorsque le lieutenant de police Darcy Aleksev lui fait une offre effrayante : en échange de son aide, il abandonnera les charges contre celui qu'elle aime comme un petit frère. Si elle accepte, Elena sait qu'elle court droit à sa perte : personne n'échappe à Baulieu, le criminel dont elle est censée infiltrer les rangs. Mais personne n'échappe non plus à la volonté de fer de Darcy Aleksev, qui est bien décidé à se servir d'elle pour faire avancer son investigation. En s'alliant à un homme intraitable pour en faire tomber un autre, Elena va pénétrer dans un monde féroce et découvrir les pires vices de la ville de Sokal. Et le plus terrible est peut-être ce qu'elle commence à ressentir pour l'homme qui l'a plongée dans cette situation chaotique...

L'avis d'Evenusia : 

Je suis toujours à la recherche d'histoires originales qui sortent un peu du lot et celle-ci en fait partie.

Elena se prostitue dans les rues de Sokal depuis l'âge de 16 ans. Sa seule famille c'est Dixie, son amie de l'orphelinat, ainsi que son petit frère Alan. Quand celui-ci se retrouve impliqué dans une sombre affaire, les flics vont en profiter pour obliger Elena à collaborer avec eux. Elena va devoir infiltrer un gros réseau de prostitution dirigé par Marius Bealieu, un proxénète à la tête de La Niche.  

Elena est un personnage fort à tous les niveaux. Elle a vécu à la dure, d'abord à l'orphelinat, puis ensuite quand elle a décidé de faire le trottoir à Sokal. Mais elle est maître de sa vie et n'a pas honte de ce qu'elle fait. C'est une coriace qui n'a pas peur de défendre sa liberté. Elle n'a pas l'habitude de montrer ses sentiments et n'aime pas se sentir en position de faiblesse, ce qui lui donne une personnalité un peu dure.  

Darcy enquête sur Beaulieu et sur tout le traffic couvert par La Niche et son réseau de prostitution. L'équipe sur le coup est sans nouvelles d'une de leurs recrues qui a réussi à s'infliltrer et à obtenir des informations qu'elle a stockées sur une clé USB. Elena devra s'inflitrer à son tour et récupérer la clé. 

Le roman est essentiellement basée sur l'enquête, la romance étant un slow burn qui s'installe très lentement. L'attraction entre les deux héros est très présente et se met rapidement en place sous couvert de réparties bien senties. Ils se détestent. Certaines scènes sont super hot, Elena sait se servir de son corps et elle ne va pas hésiter une seconde à le faire, elle jouer avec les nerfs de notre flic sexy jusqu'à le rendre dingue. 

J'ai adoré de bout en bout cette histoire, l'enquête bien menée, l'infiltration du réseau, le rythme soutenu. On retient sa respiration tout au long de la lecture. Il y a des scènes dures, violentes qui peuvent déranger.  J'ai apprécié que les deux héros gardent leurs caractères têtus et ne cèdent pas au premier regard. Ils sont tellement opposés par leur métier mais pas si différents quand il s'agit de montrer leurs sentiments. Ils ne veulent laisser personne percer la carapace qui les protège et qui les rendrait vulnérables. 

Je suis ravie d'avoir découvert cette auteure et vais regarder de plus près ses autres parutions. 

Merci à Editions Addictives et Loui Garance pour ce roman gagné dans un concours organisé par Beli Livre Sa Vie

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10 mai 2023

À table ! Avec les pirates, les ninjas et autres personnages historiques

A table avec les pirates

Auteurs : Rachel Levin & Natalia Rojas Castro
Éditeur : Phaidon
Sortie le 21 Avril 2023

L'avis d'Izabulle :

Cet ouvrage nous emmène à la découverte des civilisations d'une façon très originale, à savoir à travers l'alimentation.
Deux doubles pages sont consacrées à chaque époque ou civilisation, avec des textes courts retraçant le contexte historique. À chaque fois, un petit "cherche et trouve" incite l'enfant à repérer les aliments consommés durant cette période et attention les auteurs sont vicieux, il y a des pièges !

Ainsi, nous avons découvert que les hommes préhistoriques ne buvaient pas de lait car ils ne le digéraient pas. Les hommes de l'Égypte antique de leur côté buvaient exclusivement de la bière car l'eau du Nil était contaminée. Et que les ninjas se confectionnaient des boulettes désaltérantes et énergisantes, pour pouvoir se restaurer tout en passant inaperçus.

Nous avons dévoré notre lecture ! C'était instructif, ludique et très dynamique avec ce "cherche et trouve", nous faisant élaborer une multitude de suppositions. Et pour ceux à qui la lecture ouvrirait l'appétit, pas de crainte, des recettes sont même proposées en fin d'ouvrage ! Nous avons déjà prévu de tester celles des glands rôtis et du gâteau au miel et au souchet.

Coup de cœur ❤️

26 avril 2023

Otaku manga #3 - Presse junior Mars/avril 2023

Otaku Manga 3

Éditeur : Geek Junior
Magazine bi-mensuel

L'avis d'Izabulle :

C'est un vrai plaisir de découvrir ce troisième numéro, d'autant que nous retrouvons un article sur le film d'animation Suzume, alors que dans le numéro juste avant on nous annonçait sa sortie !

Mon fils de 11 ans a eu de jolis coups de cœur pour la fabrication de dragon ball comestibles ou encore le poster de Ripper (je confirme il est sublime 😍).

Côté tentations, nous retenons le manga "Balade au crépuscule" chez Noeve Grafx et le jeu de société "Tokaidu Duo" avec son design traditionnel japonais et ses promesses de stratégie au pays des mangas.

Pour les fossilisés comme moi, l'article sur Albator saura ranimer la flamme. C'est forcément intense et nostalgique !

Et pour finir, les petits jeux qui vont bien à la fin, avec le sudoku japonais et les mots mêlés.

Ce dont je viens de vous parler ne sont que des exemples de ce que vous pourrez trouver dans ce magazine qui est très complet et varié en terme de contenu. Pour preuve, nous ne nous en laissons pas et c'est tellement agréable de se laisser tenter par toutes ces pépites qu'Otaku manga déniche pour nous ♥️

24 avril 2023

Les amoureux de Montmartre de Laurence Chevallier

Les amoureux de Montmartre Laurence Chevallier 

Sortie VF le 19 avril 2023

Présentation : Hugo Poche

La trentaine largement dépassée quand Adam l’abandonne enceinte, Zoé emménage dans un appartement de la Butte Montmartre dans l’espoir d’y refaire sa vie. Elle ignore tout de son voisin, acteur de films X, qui va l’aider à surmonter cette douloureuse épreuve. 

Kaël a vécu un passé tourmenté et mène une existence tumultueuse. Lorsqu’il porte secours à sa voisine de dix ans son aînée, il ne se doute pas que cette rencontre marquera un tournant dans sa vie. Alors qu’il se croyait pour toujours prisonnier de ses ténèbres, Kaël finit par s’épanouir au contact de cette femme solaire, dont les fêlures sont aussi profondes que les siennes. 

De cette rencontre va naître une belle amitié. 

De cette amitié va naître un amour passionné… 

Résistera-t-il au regard des autres et aux préjugés ? 

L'avis de Twix : 

Dans cette jolie romance, nous allons découvrir un homme et une femme qui n'étaient pas destinés à se trouver...
Nous rencontrons Zoé, 36 ans, qui emménage dans un nouveau lieu alors qu'elle est à quelques semaines d'accoucher.
C'est pour elle le point de départ d'une nouvelle vie sans son ex qui n'a pas voulu tenir son rôle de futur père.
Dans son nouvel immeuble, elle rencontre des gens sympathiques, dont son voisin de palier.

Kael, 26 ans, "surveille" d'un oeil bienveillant cette future maman qui semble seule. Comme il est acteur de film X et qu'il a beaucoup de temps libre, il lui propose régulièrement son aide pour la soulager. Une belle amitié va naître. 

Avec Zoë, ils vont se lancer dans un projet où l'art et la photo vont se rencontrer, ce qui risque de les emmener sur des chemins plus intimes, mais est ce bien raisonnable ?

Avec ce titre, nous rencontrons un amour difficilement envisageable pour diverses raisons.
Tout d'abord, Zoé a 10 ans de plus que Kael et de surcroît attend un enfant !
Quant au jeune homme, il a un métier bien particulier qui l'oblige à "coucher" avec de nombreuses partenaires.
Comment alors envisager une relation solide et fidèle dans ces conditions ?
Certes, il faut savoir faire la part des choses, mais quand on "travaille" dans ce milieu, les tentations sont courantes.

J'ai apprécié le personnage de Kael de par sa maturité, car s'il fait ce métier, c'est aussi dans un but bien précis.
C'est un homme généreux, mais qui supporte de plus en plus difficilement sa carrière lorsqu'il entrevoit un plus avec Zoé. Il lui est d'ailleurs difficile de faire comprendre à Zoé que sa vie professionnelle s'arrête quand il sort des studios de tournage. 

Cette future maman déçue par la gente masculine, est bien décidée à faire une croix sur une quelconque relation et surtout avec son charmant voisin qui la fait craquer. 

Mais ces deux là ont besoin l'un de l'autre, ça se ressent de suite.

Le fait de partager des moments légers de convivialité ou d'autres plus intense comme la naissance de Lilou, va les rapprocher inexorablement l'un vers l'autre, comme s'ils étaient déjà un vrai couple.
Et puis il y a les amis fidèles qui transitent autour d'eux, toujours présents, tant dans les épreuves comme dans les bons moments.

Pour conclure j ai aimé cette lecture avec des personnages peu banals mais attachants, avec lesquels j'ai passé un agréable moment. 

26 avril 2023

L'homme est-il un singe ?

l'homme est il un singe

Auteurs : Emmanuelle Figueras & Fred L.
Éditeur : Saltimbanque
Sortie le 14 avril 2023

L'avis d'Izabulle :

Le titre de cet ouvrage documentaire m'a interpellée et c'est pourquoi j'ai choisi de le lire avec mon fils. Alors que la question a toujours divisé les "créationnistes" et les adeptes de la théorie de l'évolution, l'ouvrage se pose au-dessus de cela. Pas de réponse binaire, mais plutôt un entre deux intéressant à découvrir.

Il y est expliqué que l'homme n'est pas un singe, mais que le singe est l'espèce la plus proche de nous génétiquement. À partir de ce constat, le livre va retracer nos similitudes que ce soit en matière d'habitat, de nourriture, de soins...

Il ne fait pas de doute que certains singes sont très intelligents et nous ressemblent beaucoup, mais il peut y avoir aussi de grandes différences comme le fait que seul l'homme mâle humain est capable de nourrir, laver, cajoler et soigner un bébé.

Pour conclure, un livre documentaire très intéressant, accessible aux enfants à partir de 8 ans. Il nous fait découvrir les singes sous un angle différent, en effectuant un parallèle constant avec notre humanisme.

12 avril 2023

Le livre extraordinaire des singes

Le livre extraordinaire des singes

Auteur : Simon Treadwell
Éditeur : Little urban
Sortie le 14 avril 2023

L'avis d'Izabulle :

Les livres extraordinaires prennent de plus en plus de place dans notre bibliothèque et pourtant c'est à chaque fois une nouvelle découverte incroyable.

Avec mon fils, nous avons fait cette fois-ci la connaissance avec 36 espèces de singes. Des plus imposants comme le gorille, aux plus petits comme le tamarin-lion doré, ils nous ont tous fait fortement impression.

Nous avons été déroutés par le physique de chat, aux yeux de chouette du Douroucouli. Impressionnés par le Gélada, avec son regard perçant et sa poitrine rouge. Le Drill quant à lui, nous a replongé dans les films de "La planète des singes", tant son charisme est impressionnant.

Nous avons été surpris de découvrir qu'un singe vivait tout près de nous en Espagne et Maghreb. Il s'agit du Macaque de Barbarie et il semble si mignon.

1

Mais il y en a un qui nous a fait forte impression. Il s'agit du Rhinopithèque de Roxellane, avec sa tête rouge, ses yeux et lèvres bleus, mais surtout à cause de ses canines extrêmement longues. Ce singe vit dans les forêts montagneuses chinoises et donc très loin de nous, ce qui nous a quelque peu rassuré !

2

Et voilà, nous avons voyagé à travers le globe, d'un continent à l'autre, d'une forêt tropicale aux montagnes enneigées. Nous ne nous sommes pas ennuyés un seul instant durant notre lecture et avons même rêvé que ces espèces pour la plupart menacées ne le soient plus à l'avenir.

Coup de cœur ♥️

12 avril 2023

Let's Play #2

let's play 2

Auteur : Leeane M. Krecic
Éditeur : Kotoon
Sortie le 16 février 2023

Résumé :

Afin de se faire pardonner, Marshall promet à Sam de donner une nouvelle chance à son jeu.
Sam, quant à elle, se décide à faire un pas vers Link, son ami d'enfance, qui aimerait bien être plus qu'un ami pour elle.
De son côté, Charles, en tant que directeur de l'entreprise familiale souhaite préparer la jeune femme à son futur rôle de CEO.
Sam n'a plus le choix : elle va devoir s'affirmer, tant dans sa vie professionnelle que personnelle.

L'avis de Nabulle :

Ayant adoré le premier tome, j'attendais avec impatience cette suite.

Les relations entre Marshall et Sam ne sont plus au centre de l'histoire dans ce second tome. L'auteure faisant le choix de développer le personnage de Sam, en la faisant évoluer dans son contexte professionnel, avec sa famille et un potentiel futur petit ami.

J'ai été plutôt étonnée de la tournure pris par le scénario, proposant un rythme plus lent et bien moins intéressant que le premier tome, je dois le reconnaître.
Marshall m'aura presque manqué. Les échanges piquants entre Sam et lui étaient un peu la touche de ce roman graphique, en maintenant une tension scénaristique agréable.

Je ne peux qu'espérer pour la suite que le projecteur soit à nouveau tourné sur notre couple fétiche, car j'adore les voir se chamailler.

À suivre....

22 mars 2023

The far east incident #2

The far incident 2

Auteur : Aguri Ohue
Éditeur : Vega Dupuis
Sortie le 17 février 2023

Résumé :

Septembre 1945, Tokyo. La guerre est finie. Le commandement suprême des forces alliées, GHQ, effectue des opérations strictement confidentielles pour neutraliser les armes humaines nommées « variants », créées par l'unité 731 de l'Armée impériale japonaise. Ces variants doivent être abattus jusqu'au dernier mais, niant la défaite japonaise, ils intensifient leur lutte et enchaînent les attentats contre le GHQ et les civils. Kankurô Konoe et Saika parviennent à éliminer les variants les uns après les autres... jusqu'au 26 février 1946, où un événement imprévu frappe la capitale ! Un nouvel attentat fait 32 morts. Litchi Gotô, l'instigateur des attentats, s'avère être une vieille connaissance de Kankurô.

L'avis d'Izabulle :

J'ai découvert cette série en commençant par ce second tome. Cela n'a pas été problématique grâce à la présentation des personnages en début de manga et au contexte historique qui aide à se situer.

C'est notamment ce versant historique qui m'a le plus plu. La seconde guerre mondiale, la capitulation du Japon et les bombes atomiques. Lorsque cet ensemble se mêle à des combats et à l'apparition d'hommes surnaturels, l'intrigue n'en est que plus intéressante.

Néanmoins les situations et les illustrations sont très sombres. Les combats rapides et violents. Les exécutions sommaires ont lieu quasiment toutes les deux pages, relevant parfois un peu de la boucherie. Le classement de ce manga en Seinen n'est clairement pas à prendre à la légère.

Les rebondissements sont nombreux avec une tension scénaristique qui ne lâche pas le lecteur.

Vivement la suite !

29 mars 2023

The croaking #1 Au premier envol

The coraking 1

Auteur : Megan Grey
Éditeur : Kotoon
Sortie le 16 Mars 2023

Résumé :

Après une guerre civile dévastatrice, les derniers membres de la civilisation des Avians – des humains dotés d'ailes d'oiseaux – se sont établis sur la seule île encore habitable. Depuis lors, les Corbeaux, qui ont déclenché cette guerre fratricide, sont mis au ban de la communauté au contraire des Aigles qui constituent l'élite de cette nouvelle société.

Dans ce contexte, Scra est accepté à l'académie militaire la plus prestigieuse du monde, le Perchoir. C'est le premier Corbeau à y être admis. Entre les tests de vol, les cours et les meurtres, Scra et ses camarades, Ky et Ree, doivent s'unir pour démêler les secrets qui entourent son admission. Leur enquête les mènera à s'interroger sur la guerre des Corbeaux, responsable de la chute de leur civilisation, et sur l'existence d'une super arme appelée The Croaking.

L'avis de Nabulle :

Waow ! Waow ! Waow !
Ce roman graphique est une pépite, une tuerie, une dinguerie !
Adapté du Webtoon du même nom, il regroupe dans ce broché 25 épisodes.

L'histoire fantasy est originale avec ces hommes ailés qui se regroupent en clan. Scra et Kai sont censés se détester et pourtant une amitié particulière semble se créer. Point de romance dans ce premier tome, mais j'avoue que je ne serais pas contre une petite homoromance entre ces deux-là !

Les illustrations sont extraordinaires. Les plans de nuit sont nombreux et permettent d'instaurer un suspense constant où tous les coups sont permis. D'ailleurs, il y a de l'action du début à la fin. Je l'ai lu extrêmement vite, alors même qu'il fait presque 300 pages.

Ne passez pas à côté de ce roman que je pressens déjà comme l'adaptation Webtoon de l'année.

Coup de cœur 💙

28 février 2023

Ne jamais flirter avec un sportif de Natasha Madison [Les règles du jeu tome 4]

Ne jamais flirter avec un sportif Natasha Madison

Sortie VF le 15 février 2022

Présentation : collection Infinity, Editions Bookmark

Elle, n'était pas prête à faire la rencontre de quelqu'un et encore moins à craquer pour le nouveau coach de son fils. Lui, est prêt à prouver à tout le monde qu'ils sont faits l'un pour l'autre.

CAROLINE

Je ne m'attendais pas à devenir mère célibataire à seize ans. Mais je ne changerais mon passé pour rien au monde, parce que ce petit garçon est tout pour moi. Comme mon fils ne s'intéresse qu'au hockey, je cumule deux boulots pour m'assurer qu'il puisse y jouer. Je serais prête à tout pour qu'il n'ait pas à souffrir des mauvaises décisions de son père. Quand il remporte un entraînement pendant tout un été, je sais au fond de moi qu'il va s'éclater. Par contre, je n'étais pas prête à rencontrer son nouveau coach. Il est magnétique, puissant, et c'est un joueur... dans tous les sens du terme. Si la vie m'a bien appris une chose, c'est d'éviter de prendre de mauvaises décisions, et Justin Stone est la définition même d'une mauvaise décision. Je ne serai jamais le genre de femme que sa famille approuve. Même si j'aimerais que ce soit le cas.

JUSTIN

Être le fils d'un dieu du hockey est une chose. Être le frère d'un deuxième dieu du hockey en est une bien différente. Je dois me montrer à la hauteur, alors heureusement que j'adore ce sport. L'été est ma période de repos, mon temps libre, mais, quand on me demande de coacher un groupe de gamins issus de milieux défavorisés, je ne peux refuser. Quand elle débarque en tenant un petit garçon par la main, mon coeur cesse de battre. À moins qu'il ne se soit mis à battre pour la première fois. L'un n'irait pas sans l'autre, et je le sais ; je les veux plus que tout ce que j'ai jamais voulu. Il ne me faut pas longtemps avant de comprendre que, quoi qu'il arrive, je serais prêt à tout pour les protéger. Elle est la seule femme dont j'ai envie. Et, le moment venu, je devrai prouver à tout le monde que c'est mon choix et que, entre nous, c'est fait pour durer.

L'avis de Twix :

Justin est prêt pour lancer son projet de camp d'entraînement de hockey estival. Il va accueillir des jeunes de 8 à 17 ans de tous niveaux, et trouver, qui sait, un futur joueur de hockey à l'avenir prometteur.

C'est alors qu'arrive Dylan ce petit bonhomme qui se révèle avoir un talent particulier malgré son jeune âge.
Et puis il y a Caroline, sa maman qui ne laisse pas indifférent notre hockeyeur professionnel.

Craquera-t-elle pour cet homme qui est tombé littéralement sous son charme ? Car si jusqu'icia la vie n'a pas fait de cadeau à Caroline, Justin pourrait bien être celui qui lui redonnera goût au bonheur...

Caroline vit seule avec son fils et galère financièrement, mais son fils est sa priorité et sa force. Son ex est devenu une épave dont elle doit rembourser les dettes alors que la vie est déjà assez dure comme ça.

Mais lorsque Dylan est sélectionné, cette maman est la plus heureuse du monde.

Justin, le coach sportif quiva s'attacher autant à ce petit garçon si adorable qu'à sa maman.

À partir de là, la vie de cette jeune maman et de son fils va complètement être transformée. Car si Justin ouvre son cœur, il sait aussi ouvrir son portefeuille pour améliorer le quotidien de ces deux-là.

Alors certes, cela fait un peu cliché avec un beau jeune homme sportif plein aux as offrant un peu de bonheur matériel à cette petite famille. Mais peu importe et puis Caroline n'est pas du style à profiter et à accepter facilement cette aide.

En somme, c'est un tout car nous avons là une romance avec un homme complètement sous le charme de Caroline et qui devra trouver la clé de son cœur. 

Et évidemment l'argent ne fait pas tout pour arriver à ses fins...

Une petite parenthèse sur Dylan, qui est un petit garçon très touchant, qui se rend compte de tout ce que fait sa maman pour le rendre heureux. Il est très observateur et malgré ses 8 ans, très mature. À sa manière, il va contribuer au bonheur de sa mère avec Justin.

Et puis comme il s'agit du tome 4, nous retrouvons les personnages rencontrés dans les tomes précédents.

Ce titre peut être lu indépendamment, mais vous aurez certainement envie de connaître les autres personnages de cette série qui sont tout sauf ennuyeux !

Voilà une romance plaisante à découvrir dans l'univers du hockey.

  

28 février 2023

Des poignards dans les sourires de Cécile Cabanac

Des poignards dans les sourires Cécile Cabanac

Sortie VF le 18 juin 2020

Présentation de l’éditeur : Pocket

Catherine Renon n'a plus vu son mari François depuis des jours et ne semble pas s'en émouvoir. Dans ce coin d'Auvergne où les rumeurs blessent et tuent, pas question de prêter le flanc à la calomnie. Et surtout pas à sa belle-mère, qui voue à son fils un culte tout en démesure.

Virginie Sevran et Pierre Biolet, du SRPJ de Clermont-Ferrand, ont été appelés pour constater la présence d'un corps démembré et en partie brûlé au Col des Goules. C'est la première enquête de Virginie depuis qu'elle a quitté le Quai des Orfèvres pour la province. Quant à Pierre, il observe sa nouvelle coéquipière d'un œil à la fois bienveillant et inquiet. Qu'est-elle venue chercher ?

Quand l'enquête met un nom sur ce corps, celui de François Renon, les questions les plus folles surgissent, avec une seule certitude : tous les meurtriers possibles de ce fils de bonne famille sont autant de facettes d'une victime annoncée.

L'avis de Linagalatée :

25 Novembre 2000, 16 heures, Ceyrat François est poignardé dans sa cuisine après une énième cuite. Sa femme et ses enfants sont partis. Il meurt tout seul comme un chien. Il n’a même pas pu voir qui lui avait porté les coups fatals.

28 Novembre 2000, Catherine et les enfants, Clémence, Maxime et Eliott, rentrent d’un week-end à Fontainebleau, chez tante Annie.

Catherine a laissé les enfants chez son amie Martine, sur le retour. Il faut absolument qu’elle et François se parlent, s’ils veulent redonner une chance à leur couple. Mais François a quitté la maison en emportant ses affaires dans la grande valise. Mais il règne dans la maison une drôle d’odeur d’eau de javel et d’autre chose qu’elle ne parvient pas à définir.

Apparemment François a décidé de partir refaire sa vie ailleurs loin de sa femme et de ses enfants, sans un mot, sans aucune explication.

1er décembre 2000, un buste carbonisé et portant de nombreuses blessures à l’arme blanche, est retrouvé par un trailer au col des Goules, l’identification va être compliquée sans tête, ni bras, ni jambes.

Le duo Virginie Sevran – Pierre Biolet va être chargé de l’enquête. Elle, toute fraîche débarquée du prestigieux Quai des Orfèvres, va devoir faire ses preuves.

Alors, certes, toutes les familles ont leurs petits secrets, mais là !!!! Chaque membre de la famille Renon, traine des casseroles incroyables.

La complexité des personnages est très intéressante et leur donne un relief qui les rend tantôt attachants, tantôt détestables.

Michelle, la grand-mère paternelle de Maxime, Clémence et Eliott, veut se donner bonne conscience en disant qu’elle a aimé ses enfants (surtout François), avis que ne partagent pas du tout ses filles, qui la caractérisent comme une mère violente et abusive. Leur père était un coureur de jupons (trait que partage également François), mais c’était une époque où les femmes ne travaillaient pas et élever 3 enfants seule, n’était pas chose facile. Alors elles pardonnaient beaucoup. La vie de Michelle n’a certes pas été facile, mais elle l’a beaucoup fait payer à ses filles.

Les deux filles de Michelle et sœurs de François, qui, bien qu’elles n’aient pas pardonné à leur mère, sa violence et sa maltraitance, ont un sentiment de culpabilité à l’abandonner à son triste sort, et continuent de venir lui rendre visite régulièrement, alors que tout leur corps voudrait fuir loin d’elle.

Catherine, l’épouse de François, quant à elle n’a pas l’air de beaucoup s’inquiéter de la « disparition » de son cher et tendre mari. Elle a l’air même bien soulagée, qu’il se soit décidé à déguerpir avec l’une de ses « conquêtes ». Son fils ainé, adolescent, voue à son père, un culte sans bornes et fait tout pour le retrouver. Mais ce qu’il va découvrir va bien ébranler les bases du piédestal sur lequel il l’avait placé.

Quant aux policiers, avec si peu d’indices, et, il faut bien l’avouer, une certaine mauvaise volonté de tous les protagonistes, ils vont devoir prêcher le faux pour savoir le vrai, monter les suspects les uns contre les autres pour les pousser dans leurs retranchements.

Mais quant on découvre que le père de François, avait eu 2 fils avec une autre femme et que François le savait, les éléments prennent encore une autre tournure.

C’est ma seconde lecture de cette auteure, et vraiment j’adore sa plume. La lecture est toujours très addictive et on a bien du mal à reposer le roman.

Il s’agit du premier roman du binôme Sevran/Biolet, le second est « Requiem pour un diamant « dont la chronique ne devrait pas tarder, et le troisième « La petite ritournelle de l’horreur » qui a déjà été chroniqué.

Je les ai lus dans le désordre, ce qui n’est pas très gênant en soi, mais les lire dans l’ordre permet de mieux appréhender l’évolution du binôme.

Une très agréable lecture qui révèle bien des rebondissements inattendus.

1 février 2023

Le livre extraordinaire de la Rome Antique

Le livre extraordinaire de la Rome Antique

Auteur : Eugenia Nobati
Éditeur : Little urban
Sortie le 3 février 2023

L'avis d'Izabulle :

Rome, Pompéi, Jules César, Antoine, Cléopâtre... Quel fabuleux voyage qu'est l'histoire de l'empire romain au travers de ses œuvres d'arts et ses vestiges !
C'est ce qui vous est proposé dans cet ouvrage qui répertorie les différents objets ou fresques récupérés de cette époque.

La statue de la louve nourrissant Romulus et Remus, m'a permise d'expliquer à mon fils de 10 ans l'origine de la création de Rome. Un casque de gladiateur magnifiquement ouvragé et conservé, nous a plongé dans l'excitation et la dangerosité des arènes romaines.
Des reliques originales, tel que le premier couteau suisse ou encore un set de beauté réunissant pince à épiler et cure ongles, démontrent de l'inventivité des ingénieurs de l'époque. Sans omettre bien sûr l'invention de l'acheminement de l'eau potable dans les villes.

Il ne s'agit pas de photos, mais bien d'illustrations qui sont présentées dans ce livre, toutefois leur réalisme est si saisissant que j'ai l'impression à chaque fois de me balader dans un musée sans avoir à quitter mon fauteuil.

Cela a été une expérience de lecture incroyable que j'ai adorée partager avec mon fils. Nous avons pris notre temps, un petit peu chaque soir, en n'omettant pas de faire des comparaisons avec les célèbres Astérix et Obélix.

Coup de ♥️ !

15 février 2023

Quand j'étais petite pendant la seconde guerre mondiale

Quan j'étais petite pendant la seconde guerre mondiale

Auteurs : Hélène Lasserre et Gilles Bonotaux
Éditeur : Saltimbanque
Sortie le 10 février 2023

L'avis d'Izabulle :

J'étais tombée amoureuse du 1er opus de cette collection qui relatait la vie d'une jeune fille née dans les années 80-90. Et c'est donc naturellement que j'ai voulu découvrir celui-ci qui allait m'emmener sur les traces de mes grands-mères.

Vous vous doutez au titre de l'ouvrage et l'époque évoquée que l'ambiance est toute autre ici. Nous plongeons dans les souvenirs d'une fillette qui insouciante se demande au départ si son pays est réellement en guerre. Puis progressivement, nous voyons son regard évoluer, le comportement de ses parents et son entourage se modifier. Les couvres feu, les cartes de rationnement, ses amies qui arborent l'étoile jaune avant de disparaitre totalement. Jusqu'à la fuite de sa famille en zone libre...
La fillette n'en est plus une à la fin de la guerre. Elle est une adolescente lucide sur le monde et surtout heureuse de vivre.

Détrompez-vous, cet ouvrage est un ouvrage jeunesse. Malgré la gravité du sujet, je l'ai lu avec mon fils de 10 ans qui a été captivé du début à la fin. Son arrière-grand-mère n'est plus de ce monde pour lui raconter comme elle l'avait fait pour moi sa vie de "guerrière" avec un sourire bienveillant. Car c'est ce que fait ce livre. Il nous délivre un message fort, tout en rassurant l'enfant sur nos capacités de résilience et d'espoir.

Je dois reconnaître que cette lecture m'a un peu remuée. Partager cela avec mon fils était émouvant et avec cette sensation que ma grand-mère quelque part nous regardait lire.

Un ouvrage que je recommande en lecture familiale à partir de 10 ans. Un livre magnifique et si bien dosé, que ce soit dans ses mots ou ses illustrations. Ni trop, ni pas assez. Un joli petit chef d'œuvre ♥️

27 février 2023

Beasts of Prey de Ayana Gray

Beasts of Prey Ayana Gray

Sortie VF le 10 novembre 2022

Présentation : Editions de Saxus

Koffi, une jeune fugitive qui possède un mystérieux pouvoir et Ekon, un futur guerrier qui veut prouver sa valeur, décident de former une alliance singulière pour traquer le légendaire Shetani, un monstre qui menace leur ville depuis près d'un siècle.
Ensemble, ils entrent dans la Grande Jungle, un monde imprégné d'une magie sauvage et d'indicibles dangers. La chasse commence... mais il devient rapidement difficile de savoir s'ils sont les chasseurs, ou les chassés.

L'avis de Vachara

J’ai fini récemment BEASTS OF PREY et mon avis est assez mitigé sur ce premier tome.

Commençons par les points forts de ce livre:

J’ai beaucoup aimé le fait que l’histoire s’inspire du folklore panafricain, je vais peux-être me répéter mais les récits fantasy avec des fae, je n’en peux vraiment plus…

La magie, ici connue sous le nom de splendeur, existe bien dans le monde d’Eshoza et tire sa source de la nature et de la terre.

L’histoire se passe dans un monde composé de déserts et de jungles, peuplé par des créatures fantastiques tel que le grootslang (effroyable créature qui serait à l’origine de l’éléphant et du serpent).

Nos héros en rencontreront bien d’autres sur leur périple mais ca, je vous laisse le découvrir par vous même si vous décidez de le lire.

Ca fait certainement écho à la volonté de l’autrice, comme elle l’expliquera dans les notes, de mettre en avant cette culture panafricaine peu connue du grand public et encore peu présente dans la littérature de l’imaginaire.

La où l’autrice a frappé fort selon moi, c’est quand elle puise dans l’histoire du colonialisme et qu’elle n’hésites pas à inclure l’esclavage ou encore la misogynie/masculinité toxique dans son récit.

J’ai quand même trouvé qu’il y avait pas mal de longueurs dans la première moitié de l’histoire.

On passe pas mal de temps à découvrir le quotidien de nos protagonistes avant de rentrer dans le vif de l’histoire: la chasse au Shetani.

Vous vous en rendrez certainement compte en le lisant, les apparences sont souvent trompeuses et dans un monde qui est décrit comme dangereux, la confiance y est accordée bien trop facilement; que ce soit dans le duo formé par Koffi et Ekon où encore dans l’arc narratif centré sur Adiah.

Les retournements de situations étaient, quant à eux, bien trop prévisible à mon goût.

Je vais attendre la suite avant de me prononcer sur cette série car la fin de ce premier tome était quand même bien rythmé et je suis sur que l’autrice a le potentiel de nous surprendre.

28 mai 2023

Campus Drivers #4 - Love Machine de CS Quill

Campus Drivers 4

Sortie VF le 24 mai 2023

Présentation de l'éditeur : Hugo New Romance

Lorsque les Campus Drivers débarquent à Miami, Lewis et ses acolytes décident de nouer un partenariat prometteur avec une application qui cartonne : la Love Machine. Conduire les étudiants c’est bien, mais les accompagner à leurs premiers rencards, c’est encore mieux ! Sauf pour Rafael Torres. Voir de l’amour dégouliner sur sa banquette arrière et un petit coeur pendre à son rétroviseur, très peu pour lui ! Il n’a pas signé pour ça en intégrant la nouvelle équipe des Campus Drivers.

Juliet Monroe, elle, donnerait tout pour ne pas monter à bord de la voiture de Rafael. Mais ses frères et soeurs ne lui laissent pas vraiment le choix. Il est, selon eux, temps pour elle de faire de nouvelles rencontres, et ce partenariat entre les Campus Drivers et la Love Machine tombe à pic.

Rafael et Juliet veulent à tout prix éviter la sortie de route, mais à trop se protéger, ils risquent de passer à côté du virage de leur vie.

L'avis d'Evenusia

Welcome back dans l’univers des Campus Drivers ! Si vous n’avez pas lu les tomes précédents (ou étiez vous?) faites un retour à la case départ car sinon il faudra vous accrocher pour intégrer tous les personnages et leurs caractéristique si propres à chacun.

Une nouvelle génération de CD a vu le jour à Miami avec une collaboration toute particulière : la Love Machine, une application de rencontres où nos chauffeurs ont la responsabilité du premier rdv afin que tout se passe en toute sécurité. Rafael, notre nouveau CD n’adhère pas du tout à ce partenariat mais c’est au cours de l’une de ses premières courses pour la Love Machine qu’il va faire la rencontre de Juliet, plus tétanisée à l’idée de monter en voiture que par son premier rendez-vous.

CS Quill a donné à ses deux héros des particularités. L’une physique pour Rafael et l’autre psychologique pour Juliet. Si Rafael ne cache pas sa prothèse, et son handicap qui fait aujourd’hui sa force, il ne parle jamais de ce qui en est à l’origine. Il en va de même pour Juliet et son problème de voiture, elle se ferme totalement des qu’on évoque le sujet. Ces deux là sont au moins d’accord sur ce point. Par contre pour le reste ils sont totalement à l’opposé : elle adore le roller, lui adore le skate, ce qui renforce encore leurs différences et donne lieu à des échanges on ne peux plus piquants ! On est dans un slow burn friends to Lovers qui va prendre tout son temps.

Les Campus Drivers ont déjà fait leurs preuves et ce quatrième tome reprend les mêmes ingrédients si caractéristiques à CS Quill : une histoire bien ficelée, des héros attachants, des moments graves et poignants, le tout avec une bonne dose d’humour si propre à l’auteure.

Tous les Campus Drivers sont présents et forment autour des nouvelles recrues une famille totalement disjonctée. Joutes verbales, compétitions, et défis sont au rendez-vous des Campus Drivers, ne le ratez pas !

11 décembre 2022

Amours rebelles de Melissa Foster [Les Whiskey Tome 6]

Les Whiskey 6

Sortie VF le 7 décembre 2022

Présentation : 

Ce n’est pas parce qu’elle est la princesse du club de motards des Dark Knights qu’elle a droit à un chevalier en armure étincelante ou à un château de conte de fées, mais elle s’en fiche, parce que Dixie Whiskey n’a jamais eu besoin d’un homme pour terrasser les dragons ou la rendre épanouie. Pourtant, après avoir vu tous ses frères tomber amoureux, elle aimerait bien connaître, elle aussi, le grand amour. Mais sous la surveillance omniprésente des Dark Knights, et puisque le seul homme dont elle a toujours rêvé reste hors de sa portée, elle n’attend rien de spécial.

À l’approche du lancement de la collection la plus importante des motos Silver-Stone, Jace Stone a besoin d’un service de la part de la seule femme qui détient le pouvoir de le mettre à genoux. Il sait qu’avec Dixie Whiskey, cette beauté flamboyante qui ne mâche pas ses mots, il doit marcher sur des œufs et rester vigilant. Mais il a besoin d’elle pour son entreprise… et Jace Stone obtient toujours ce qu’il veut.

Quand le beau, grand et ténébreux biker lui offre une occasion que toute autre femme considérerait comme la chance de sa vie, Dixie refuse tout net. Mais Jace est plus que déterminé et il déploie tous les moyens en sa possession, au grand dam des frères surprotecteurs de la jeune femme. Mais cette dernière, plus rebelle que jamais, va s'imposer.. Elle choisit la liberté et l’homme qu’elle a toujours voulu. Un seul baiser brûlant les lie à tout jamais. Mais Jace n’a aucune envie de se faire passer la corde au cou et Dixie refuse de jouer les seconds rôles. Ces deux cœurs indomptables pourront-ils trouver l’amour dans les bras l’un de l’autre ?

L'avis de Twix :

Lorsque Jace propose à Dixie de travailler pour lui, elle hésite à accepter. À 18 ans, elle est tombée sous son charme mais Jace étant plus âgé qu'elle, il avait refusé net ses avances. Le retrouver aujourd'hui est une épreuve pour la jeune femme.

Mais le deal est bien tentant, cependant arrivera-t-elle à oublier ce qu elle ressentait autrefois pour lui ?

Dixie,c est la petite sœur des bikers les plus féroces de Peaceful Harbor et aussi la fille du président des Dark Knights.
Mais en dehors d avoir des frangins trop protecteurs, c'est une jeune femme qui travaille dur au sein du club.

Elle est entourée, aimée et reconnue par les siens mais aucun homme n'a pu toucher son coeur sauf Jace...

Jace Stone, à l'aube de la quarantaine, et bien implanté dans les affaires, se prépare à lancer une nouvelle gamme de motos ainsi qu'une ligne de vêtements. 
Quand on vient lui proposer à la dernière minute que Dixie remplace le mannequin indisponible, des images de la jeune femme telle qu'il la connaissait, le troublent plus qu il ne voudrait. Entre ces deux là, il y avait déjà un quelque chose que Jace tentait de mettre en sourdine.

Et se retrouver en compagnie de Dixie quasiment 24 h sur 24, va être bien plus éprouvant qu il n'y paraît.

On s'en doute, l'issue est prévisible mais ça ne sera pas sans une lutte acharnée pour Jace pour retenir les sentiments qu il a depuis le début pour cette femme exceptionnelle.

Rien ne sert de lutter quand le destin vous a mis sur la route votre moitié !

Un nouveau tome de cette série qui nous permet de retrouver l'ambiance et le clan soudé des Whiskey.
Entre Dixie et Jace, le combat est inégal. Une fois de plus nous sommes témoins que vivre une histoire d'amour ne se fait pas forcément dans la douceur et qu il faut savoir trouver le chemin pour y parvenir. 

Un sixième tome que j'ai aimé découvrir au fil des pages avec des personnages tout sauf ennuyeux.

Et c est toujours un plaisir de retrouver également la famille Whiskey et tout le clan de Peaceful Harbor .
Le prochain tome arrive bientôt sous les traits de Quincy Gritt.

À savoir que chaque titre peut se lire indépendamment. 

14 décembre 2022

From Seoul with love - in France

From Seoul with love

Auteur : Heydjuce
Éditeur : K! World
Sortie le 27 octobre 2022

L'avis de Nabulle :

La présentation, le design, les couleurs, les photos... C'est un ensemble de choses qui rend ce carnet d'adresses incroyable. En effet, l'ouvrage pourrait se contenter de compiler les bonnes adresses de France sur la culture coréenne, tel un vulgaire bottin, mais non. Ce carnet d'adresses met des étoiles dans les yeux et fait carrément saliver.

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L'influenceuse Heydjuce nous embarque avec elle à travers ses découvertes. Restaurant Coréen, café, musée asiatique, école de danse, karaoké, magasins de mode Coréenne, de beauté... Les références et adresses sont tellement nombreuses qu'il vous faudra une vie entière pour tester tous ces lieux. Le but est d'ailleurs bien là, car le carnet présente une partie à compléter par son lecteur, avec les lieux visités, les Kdramas vus, les Kbeautys testés...

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Bref, ce carnet est hyper ludique et se transforme rapidement en petit journal intime dont on ne peut plus se passer.

Pour ma part, il est certain que j'irai tester ce café proposant des Lattés originaux en mousse 3D. Ça semble si mignon !

Si vous êtes fan de culture Coréenne, il vous faut absolument ce carnet d'adresses !

Coup de Koeur !

12 décembre 2022

Viens avec moi de Corinne Michaels [Les Frères Arrowood #4]

Reste avec moi

Sortie VF le 5 décembre 2022

Présentation de l'éditeur : 

Hollywood m’a appris tout ce que je sais en matière de relations, si ce n’est comment en vivre une. En tant qu’acteur, je suis devenu expert pour faire semblant. Faire semblant que mon enfance ne m’a pas perturbé, faire semblant que tout va bien, faire semblant de savoir comment sauver la situation, la fille et le monde entier.

Mais j’ai toujours su la vérité : je ne suis le héros de personne.

Jusqu’à ce que je doive retourner à Sugarloaf pour six mois et que Brenna Allen m’offre une chance de prouver le contraire. Elle est tout ce que j’ai toujours voulu, sans pouvoir en rêver. Son cœur brisé, son visage parfait et ses adorables enfants bouleversent mon existence. Au lieu de me préparer pour mon prochain premier rôle, j’organise pour cette mère célibataire une pièce de théâtre au collège de la petite ville.

Pourvu que je réussisse à la faire sourire.

Plus je passe de temps ici, plus j’ai envie de rester, de me construire une vie dans cette ville que j’ai juré de quitter... pour elle.

Mais quand le monde s’écroule autour de nous, je dois décider si je fais le bon choix en restant ici ou si, pour la femme que j’aime, il vaut mieux que je m’en aille.

L'avis d'Evenusia

Quatrième et dernier tome de la saga des 4 frères Arrowood, c'est au tour de Jacob d'avoir son histoire et de passer six mois sur les terres des Arrowood, comme l'a stipulé le testament de son père. 

Jacob a tout ce qu'il veut, une carrière de comédien, une série qui cartonne avec un rôle qu'il adore, des fans qui lui vouent un amour inconditionnel. Il se retrouve de retour dans la petite ville dans laquelle il a vécu, et sans rien à faire qu'à préparer son prochain rôle. 

Il ne s'attendait pas à avoir un coup de foudre pour une rousse flamboyante, veuve et mère de deux enfants. Mais sans vraiment s'en rendre compte, il se retrouve à diriger des élèves et monter une pièce de théâtre, aller à la pêche et partager des dîners en famille. 

L'issue de son attirance pour Brenna est claire depuis le départ. Jacob ne restera jamais à Sugarloaf, il souhaite continuer sa carrière, et de son côté Brenna est maintenant installée dans cette petite ville et ne compte pas repartir de sitôt. Bref, cette relation s'annonce compliquée...

Jacob est un héros doux et gentil. Focalisé sur sa carrière, il a peu de temps pour se lancer dans une quelconque relation amoureuse qui serait étalée aussitôt dans les tabloïds. Il ne souhaite pas imposer ce genre de choses à la personne avec qui il partagerait sa vie. 

Passer du temps avec Brenna et ses enfants lui fait vivre de magnifiques moments.

Corinne Michaels raconte souvent des histoires qui se déroulent dans l'armée. C'est un milieu qu'elle connaît bien et on sent qu'elle sait de quoi elle parle. Ici le mari décédé de Brenna était militaire et souvent en détachement. L'auteure parle de ces couples qui se retrouvent à jongler entre les absences de l'un des membres pendant de longs mois, pendant qu'une autre partie de la famille essaye de vivre en attendant le retour. 

J'ai beaucoup aimé cette histoire qui n'est pas aussi dramatique que les précédentes, même si elle ne manque pas de moments émouvants. Elle clôture parfaitement cette série des frères Arrowood dont l'enfance a été marquée par la disparition de leur mère et un père violent.

Lancez-vous dans cette série qui malmènera vos petits coeurs. 

23 novembre 2022

Rokudo Tosoki #2 : Le tournoi des six royaumes

Roduko Tosoki 2

Auteur : Serina Oda
Éditeur : Vega Dupuis
Sortie le 4 novembre 2022

L'avis d'Izabulle :

Le grand jour est arrivé, celui du tournoi des six royaumes. Notre personnage principal, En, se retrouve donc seul, sans Miroku et son coach.

Alors que je m'attendais à un tournoi organisé avec tout de même quelques règles, il n'en est rien. L'arène est en réalité une sorte de ville à l'abandon où tous les coups sont permis. Chacun saute sur l'autre, les attaques à plusieurs sont légion et tout cela est encouragé par un classement où l'on récupère les points de celui que l'on vient de tuer. L'ensemble est donc propice à l'organisation de belles chasses à l'homme.

Si je devais résumer ce second tome ce serait, baston, baston et encore baston. Cela n'est en rien péjoratif, d'autant que l'humour est également présent grâce au personnage disco et déjanté de Joe Montana. Joe est extrêmement caricatural avec ses bottes dorées et ses lunettes en forme d'étoile. Il nous aura provoqué de nombreux fous rire.

Mon fils a adoré les combats et le dragon Banryu. Les illustrations sont époustouflantes et servent des attaques spectaculaires. De mon côté, j'ai adoré le charisme et la personnalité des différents personnages. Impossible de les confondre car ils sont chacun extrêmement bien travaillés.

Vous l'aurez compris, ce shonen a su séduire mère et fils, pour notre plus grand bonheur !

Coup de cœur ♥️

7 décembre 2022

Vanupied #1

Vanupied 1

Auteurs : Valne & Maluko
Éditeur : Kana
Sortie le 21 octobre 2022

Résumé :

À Vesmondo, où chaque vêtement confère un pouvoir magique à son porteur, vit Luth Sakristo, un adolescent orphelin doté d'un étonnant pouvoir incontrôlable. Lancé à la poursuite des criminels qui ont enlevé son grand-père, Luth arrive aux abords de la ville de Suno mais cette dernière semble frappée d'un étrange mal. La venue de notre héros risque bien de bouleverser le quotidien des habitants.

L'avis d'Izabulle :

Luth est un jeune garçon plutôt intriguant. Alors qu'il déambule seul sous la neige et vêtu d'un simple short, il fait la rencontre d'un vieux monsieur qui le prend pour son fils disparu. Tout s'emballe alors qu'il le ramène à son domicile et se bat seul contre plusieurs personnes possédant d'impressionnants pouvoirs.

Ce shonen est vraiment original et c'est en découvrant les personnages du sultan et de Malfrio que nous avons vraiment compris de quoi il en retournait. Le versant fantastique de cette histoire se trouve dans l'utilisation de vêtements magiques. Bracelet de force, manteau hurlant, chapeau anti-chaud, tunique lumière... Luth possède la faculté de détourner la capacité de ces vêtements magiques et par la même occasion de devenir incroyablement puissant.

Entre sa quête pour retrouver son grand-père et la défense des personnes opprimées par le Sultan, Luth n'a pas un moment à lui. Il n'y a d'ailleurs aucune lenteur dans ce shonen, où les émotions et l'action alternent agréablement.

Mon fils a été subjugué par Luth et son short magique. De mon côté, se sont les illustrations qui m'ont transportée, avec un petit coup de coeur pour le personnage du capitaine Nolen à qui je trouve un charisme incroyable.

Vous l'aurez compris, nous avons eu un beau coup de coeur pour ce shonen et avons eu également la chance de rencontrer les auteurs à la convention Paris Manga 2022. Merci à eux pour leur gentillesse.

30 décembre 2022

Rendez-moi mon Noël de Vinie Aberas

Rendez-moi mon Noël Vinie Aberas

Sortie VF le 1er décembre 2022

Présentation de l'éditeur : Stories by Fyctia

Pour Elora, rien ne vaut Noël !

Sapin, chocolat chaud et lecture de Noël à gogo, le tout dans son cocon bien au chaud et surtout saupoudré de tranquillité !

Mais c'était sans compter sur sa meilleure amie Victoria qui débarque avec ses problèmes et amène dans son sillage Max, une sorte de Bradley Cooper grognon, allergique à Noël...

Elora laissera-t-elle son coeur s'ouvrir? Saura-t-elle embarquer Max dans la féerie?

Etincelles de Noël garanties...

L'avis de Twix

Elora aime les livres ! 

C'est même carrément une addiction ! Ajoutez un chocolat chaud, un plaid et un fauteuil confortable et pour la jeune femme c'est le bonheur puissance mille. 
Mais c est bien connu, ces petits plaisirs ne durent jamais assez longtemps, surtout quand une copine débarque pour pleurer sur son épaule...

Fini la tranquillité, mais Elora est une amie sur qui compter,même si pour cela elle doit abandonner à regret sa lecture du moment.

Sur un concours de circonstances, elle voit débouler le frère jumeau de Bradley Cooper, qui pourrait bien aider sa meilleure amie, pour qu'enfin elle retrouve sa tranquillité et retourne à sa lecture.

Mais tout ne se passe pas toujours comme on le veut et la période de Noël pourrait être propice à de belles surprises....

Voilà le genre de lecture qui vous fait passer un agréable moment de lecture sans prise de tête.

Une histoire qui vous berce dans un cocon de douceur tout comme les chamallows dans un chocolat chaud.

C'est pile le livre à déguster en cette période de Noël. 

Une romance sans surprises qui m'a agréablement séduite et qui mérite amplement sa place parmi les romances de Noël de cette année.

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