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Les chroniques d'Evenusia
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29 novembre 2017

The Crime de Marie Rutkoski

the crime

Sortie VF le 21 septembre 2017

Présentation de l'éditeur : chez Lumen 

Gagner peut être la pire des malédictions...

Fille du général le plus titré de l'Empire, Kestrel a eu la faiblesse, alors qu'elle réprouve l'esclavage, d'acheter dans une vente aux enchères un jeune homme du nom d'Arin. Pire encore, elle a eu la bêtise de lui permettre de devenir son ami... et de laisser la ville entière s'en émouvoir. Elle n'a compris qu'au dernier moment son erreur, en découvrant l'impensable : espion aux ordres de son peuple oppressé, les Herranis, le jeune homme était là depuis le début pour la trahir, pour renverser le pouvoir. 

À présent, tout a changé. Kestrel a été contrainte de lutter pour sa survie. Elle a vu ses amis tomber autour d'elle et a dû supporter la douleur de la trahison d'Arin – elle dont l'éducation entière lui souffle de tout faire pour se venger. Mais, quand il a fallu choisir son camp, elle a préféré, à son tour, l'impensable : sacrifier son bonheur pour celui des Herranis, céder à un terrible chantage qui la force à tourner le dos à Arin une bonne fois pour toutes. Elle est désormais la fiancée du fils de l'Empereur. S'ouvre, à la cour, un terrible jeu d'échec où Kestrel doit mentir à tout le monde, depuis le monarque – un homme sans pitié qui se délecte de la souffrance d'autrui – jusqu'à Arin lui-même, en passant par la masse des courtisans qui n'espèrent que sa chute. 
Gagner sera-t-il pour elle la pire des malédictions ?

L'avis d'Izabulle:

Alors que Kestrel séjourne à Val depuis un mois déjà, elle reçoit une missive du ministre de l'agriculture d'Herran. Elle regrette de ne pas avoir de nouvelles d'Arin, mais elle sait aussi que ce serait les mettre en danger, si ont les voyaient ensemble. L'empereur cache derrière un comportement aimable envers elle des menaces voilées, qu'elle peine à interpréter. L'empereur a systématiquement un coup d'avance sur elle et elle craint pour une fois d'être tombée sur plus fort qu'elle.

Ce second tome reprend les éléments m'ayant fait complément craqué sur le 1er livre. La plume de l'auteur est toujours aussi soutenue, poétique et énigmatique. Alors que nous vivons avec Kestrel les jeux politiques des hommes et femmes de la capital, l'auteur joue de son côté avec les mots, pour nous narrer son histoire avec subtilité et un suspense original. Je tiens notamment à saluer le travail de traduction, sans qui nous ne pourrions admirer à ce point la magnifique écriture de Marie Rutkoski.

Ce second tome est assez lent dans sa narration concernant l'avancée du scénario. Je pense que je ne m'attendais surtout pas à l'existence d'un 3éme tome, vibrant de découvrir enfin la suite de cette belle histoire. Malheureusement, les révélations arriveront assez tard et même les détails infiniment réalistes de l'auteur sur son monde dystopique, ne m'auront pas fait oublier cette lenteur. Je me suis toutefois délectée de ces paysages magnifiques du monde Valérien et des voyages sur les mers ou dans la Jungle d'Arin.

Alors que tout s'accélère sur la fin et qu'il ne reste qu'une vingtaine de pages, j'ai été très agréablement surprise par le tournant pris par l'auteur, promettant une suite très intense émotionnellement. Je ressors toutefois de ma lecture de ce tome extrêmement frustrée, mais à la fois remplie de ces fabuleux mots et tournures de phrase qui m'envoutent à chaque fois. L'auteur nous offrant selon moi avec sa saga de la pure dystopie poésie.

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2 décembre 2017

Spring Girls de Anna Todd

spring girls

Sortie VF le 2 novembre 2017

Présentation de l'éditeur : chez Hugo New Romance

Les quatre filles de l'officier Spring vivent avec leur mère, Meredith, sur la base militaire de Fort Cyprus, près de la Nouvelle-Orléans, alors que leur père est en mission en Irak.

Durant les vacances de Noël, Meg, l'aînée des Spring qui espère la demande en mariage de son petit ami militaire, est perturbée par le retour d'un ancien " ami ". Sa cadette Jo, 17 ans, ambitieuse et révoltée, se découvre de nombreuses affinités avec le nouveau voisin, Laurie.
Amy, la plus jeune des sœurs, peste contre leurs problèmes d'argent et l'absence de cadeaux sous le sapin tandis que Beth, calme et discrète, fait de son mieux pour seconder leur mère à la maison.

Entre premiers émois amoureux, trahisons entre amis et difficultés financières, le quotidien de cette famille américaine est jalonné de problèmes auxquels les quatre sœurs font face, chacune à leur manière. Dans cette période riche en changements, les Spring Girls parviendront-elles à trouver leur place dans le monde ?

L'avis d'Izabulle:

Alors que pour moi Les Quatre filles du docteur March est un dessin animé japonais, diffusé lorsque j'avais une dizaine d'années sur "la Cinq", mes références sont donc limitées pour me permettre de faire une comparaison avec le livre d'Anna Todd, Spring Girls. Pour autant, si les prénoms et caractéristiques physiques des quatre filles sont respectés par l'auteur, nous sommes en tout cas bien loin de l'univers de l'époque.

L'histoire se déroule sous l'angle de quatre points de vue différents, celui de la mère, Meredith, sur le premier chapitre et celui des trois filles ainées pour le reste du livre. J'ai apprécié l'entrée en matière avec la mère, qui nous présente de façon naturelle ses quatre filles, sous son œil bienveillant. Par la suite, pour autant, je n'ai pas été convaincue par l'alternance des points de vue entre Meg, Jo et Beth, qui a pour effet de nous brouiller un peu les repères spatiotemporels.

Nous partageons, un pan de vie de la famille Spring avec deux parties distinctes. Une partie où le père Spring est en mission en Corée et ensuite celle où il revient, mais gravement blessé et handicapé. Si la personnalité de chaque membre de la famille est très largement détaillée, j'ai trouvé que le père était le grand oublié de l'histoire. Alors qu'il est impatiemment attendu durant plus de la moitié du livre, son retour est pour le moins peu abordé ou totalement relégué au second plan face à la vie amoureuse de ses filles.

Si une scène sexuelle entre Meg et son petit copain John est légèrement détaillée, nous sommes pour autant sur des sujets de réflexion très adolescents. Les échanges entre les filles Sprincg et leurs petits copains sont peu approfondis et pas toujours pertinents pour l'histoire. Beaucoup de non-dits et de quiproquos viennent complexifier la vie des filles Spring sans toujours d'intérêt.

Le rythme du livre est assez lent et de nombreuses répétions autour des conditions de vie des familles de militaires ou de l'obsession de Meg pour Sephora et le maquillage, n'arrangent pas les choses.

Relooker les Quatre filles du docteur March version 3.0 était un pari osé. Le côté moderne est clairement réussi, entre les références à Facebook, Netflix et vidéos de maquillage, on est servis !

Les fans de la série After pourront retrouver la patte si particulière d'Anna Todd, tout en s'immergeant au sein d'une base militaire, ce qui est assez original.

2 décembre 2017

The studying hours de Sara Ney [How to date a douchebag #1]

How to date a douchebag

Résumé : traduction Evenusia (on copie, on crédite svp ! )

BRUT. ARROGANT. GROS CONNARD

Pas de doute, Sebastian "Oz" Osborne est l'étudiant sportif le plus célèbre de l'Université - et peut-être le plus grand des connards. Un cliché sur pattes. Il a une grande bouche, un corps fantastique, et ne se soucie pas de ce que les autres peuvent penser. 

INTELLIGENTE, CHIC, CLASSE

Ne vous méprenez pas, Jameson Clarke est peut-être l'étudiante la plus studieuse de l'Université, mais ce n'est pas une sainte. Passant le plus clair de son temps dans les couloirs obscurs de la bibliothèque, James se méfie des pervers, dragueurs et des connards, et Oz Osborne est les trois choses à la fois. 

Elle est intelligente, sarcastique et pas ce à quoi il s'attendait. 

Chaque connard a ses faiblesses.

Il veut être son ami. 

Il veut passer du temps avec elle. 

Il veut la rendre folle. 

Il la veut. 

Mon avis : 

Si vous pensez avoir déjà lu cette histoire... et bien vous aurez raison :D. Rien n'est vraiment nouveau dans le scénario, il n'y a pas de surprise d'aucune sorte et les héros sont de véritables clichés, lui l'arrogant abruti, sportif de haut niveau et dragueur à souhait, et elle la fille studieuse et sérieuse, qui ne veut rien avoir avec ce genre d'hommes. 

Mais je me suis vraiment beaucoup amusée à lire cette histoire. 

Tout démarre par un pari tout bête dans lequel Oz est censé convaincre Jameson de l'embrasser. Oz est à l'opposé de ce que recherche Jameson chez un garçon. Il est une montagne d'arrogance et pense qu'aucune fille ne peut lui résister, surtout pas un petit rat de bibliothèque comme Jameson. Jameson a beau porter un cardigan et un collier de perles, elle est bien plus badass qu'elle n'y paraît, et ne va certainement pas se démonter devant ce défi. De fil en aiguille, Oz, intrigué par cette fille qui ose lui résister, va revenir régulièrement travailler avec elle à la bibliothèque, rien que pour lui pourrir un peu l'existence avec ses réflexions et sa suffisance. 

Le récit est écrit d'un point de vue alterné entre les deux héros et Oz est vraiment le connard parfait, imbu de lui même. Il pense qu'il est l'idole de toutes les filles et le fait que Jameson ne sache pas qui il est le rend dingue. Il aura beau succomber à la classe et au charme de Jameson, il lui faudra un peu de temps pour se rendre compte que ce qu'il ressent pour elle est bien plus que de la curiosité ou de l'amitié. 

De son côté, Jameson n'est pas prête à succomber à un tel connard qui n'a qu'une envie c'est de la mettre dans son lit par tous les moyens possibles. Bien sûr il est beau, charmeur et elle passe du bon temps avec lui, mais elle attend bien plus que ça d'un petit ami et Oz n'est pas prêt à lui donner bien plus. 

Chaque chapitre est précédé d'une anecdote hilarante, absolument pas politiquement correcte, et qui illustre bien ce que sont les connards qui se croient irrésistibles et qui ne pensent qu'au sexe. 

Voilà une série bien  sympathique qui gagnerait à être traduite en français ! 

30 novembre 2017

Là ou les bois sont noirs de Lisa Jackson

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Sortie VF le 2 novembre 2017

Présentation de l’éditeur : chez Harper Collins

Lors d’une fête organisée dans les collines du Montana, sorte de cache cache nocturne géant, Bianca est poursuivie par une présence mystérieuse et découvre un cadavre lors de sa fuite. C’est celui de Destiny, une autre lycéenne. L’autopsie révèle qu’elle a été étranglée par un agresseur d’une force surhumaine alors qu’elle était enceinte de deux mois. Regan Pescoli, la mère de Bianca enquête avec sa partenaire Selena Alvarez.

Sous le choc, le club local des adeptes de Bigfoot, convaincu que Bianca a été poursuivie par un sasquatch, monte un docufiction sur cette traque. Le père de Bianca (et ex-mari de Regan Pescoli) y voit l’opportunité de faire de sa fille une véritable star… C’est alors que d’autres femmes sont retrouvées mortes. Regan et Pescoli ne devront pas simplement résoudre une enquête. Elles devront aussi affronter la puissance des superstitions sur une population apeurée.

L'avis de Linagalatée :

Cette nuit-là, Bianca n’aurait pas du mentir à sa mère en lui faisant croire qu’elle dormait chez sa copine, Madison. Elle ne se serait pas retrouvée au milieu d’un jeu débile de cache-cache, en pleine nuit, au milieu de la forêt, qui lui a fait la peur de sa vie. En s’enfuyant, certainement d’un garçon, censé la rattraper, elle est tombée sur un vrai cadavre, une fille de leur âge, de leur lycée même. Mais à bien y réfléchir, ce qui la poursuivait, c’était beaucoup plus grand qu’un homme, et cette odeur de pourri …… Elle aurait du, d’autant moins mentir, que sa mère, n’est autre que Regan Pescoli, l’adjointe du shérif  du comté de Pinewood.

Bianca a réussi à récupérer un portable, ils avaient été réquisitionnés par les garçons avant le début du jeu, afin d’appeler la police et les secours.

Les garçons et certaines filles avaient consommé de l’alcool et même fumé quelques joints. Avec la découverte de ce cadavre, les ennuis allaient vraiment commencer.

C’est avec délectation que je me suis jetée sur ce nouveau et 7ème tome des aventures de Regan Pescoli et Séléna Alvarez. Forcément au bout de 7 romans, on est fortement attachés à elles.

On les a vues commencer leur carrière et faire leurs premières arrestations sous les ordres du Shérif Dan Grayson, aujourd’hui remplacé par Hooper Blackwater. On les a vues évoluer dans leur vie personnelle, Séléna toujours en couple avec un courant d’air, et Regan après un divorce houleux et l’éducation de deux enfants, a retrouvé la sérénité dans les bras de Santana.

Cette fois-ci il s’agit de retrouver l’assassin de Destiny, une jeune femme de 17 ans, élève au lycée, et enceinte de surcroit. Si le mobile peut paraître évident, il sera beaucoup plus compliqué de retrouver le meurtrier, dans cette petite ville où tout le monde se connaît, où tout le monde est allé au lycée ensemble, et aujourd’hui c’est leurs enfants qui ont pris leur suite.

Et une fois encore les indices sont maigres, seule Bianca a vu quelque chose qui ressemblait étrangement à quelqu’un de très grand. Une empreinte de pas gigantesque a été trouvée près du ruisseau où Bianca est tombée sur le corps de Destiny.

Les esprits s’enflamment à grande vitesse, aidés par une chaleur quasiment insoutenable.  Et si c’était là une empreinte de Big Foot ? Il est des croyances ancestrales qui ont la vie dure, et les fervents supporters de Big Foot vont alimenter cette rumeur, bon train.

Cela va attirer des escrocs de tous poils, le sasquatch, encore jamais vu jusqu’à ce jour, existe c’est sur, on le traque, on veut le filmer. Et quand on l’aperçoit de loin en loin, et qu’il s’en prend même à une autre jeune fille, qui parvient à s’enfuir, un film va être tiré de cette histoire.

C’est là que l’on va être confrontés à l’un des maux de notre temps : la télé-réalité et le besoin de reconnaissance rapide de certaines personnes. Car cela touche adultes et plus jeunes sans distinction. Un père qui voit le profit qu’il va pouvoir générer sur le dos de sa fille. La fille qui veut accéder à la célébrité et partir pour Hollywood. L’épouse qui se prend pour une jeunette et tente de séduire le producteur, pour tenter d’avoir un rôle plus important, les exemples ne vont pas manquer.

Mais entre déceptions et désillusions, il y a une jeune fille qui est morte, et ça c’est la réalité. L’enquête, au milieu de tout ce cinéma, c’est le cas de le dire, va être compliquée, d’autant plus que la fille de Regan est impliquée.

Encore un tome parfaitement réussi, parfaitement mené, une enquête cohérente, c’est tout ce que j’aime dans l’écriture de Lisa Jackson ; un parfait dosage.

J’ai eu la chance de l’interviewer en juin 2013, lors de son passage à Paris, et nous avions bien évidemment discuté de cette série que j’affectionne particulièrement et dont j’ai refilé le virus à ma maman. Lisa Jackson nous avait fait quelques confidences à cette époque, elle nous avait divulgué qu’il y aurait un bébé, bébé il y a, et que le dernier opus se déroulerait l’été (les 6 précédents se déroulaient l’hiver dans des tempêtes de neige).

Quand elle a parlé du dernier tome, mon anglais n’est pas suffisamment pointu pour savoir si elle voulait dire le dernier qu’elle avait écrit, ou le dernier de la série.

Mais pour l’avoir terminé, je peux vous dire, que ça ne peut pas se terminer comme ça, on ne peut pas laisser nos héroïnes là comme ça, du jour au lendemain.

Je crois très sincèrement, du moins de l’espère à l’écriture d’un tome 8.

Non : JE VEUX UN TOME 8 !!!!!!!!!

7 décembre 2017

Brutale de Jacques-Olivier Bosco

Brutale

Sortie VF le 19 janvier 2017

 Présentation de l’éditeur : chez Robert Laffont – Collection La Bête Noire

Elle est jeune. Elle est belle. Elle est flic. Elle est brutale.

Des jeunes vierges vidées de leur sang sont retrouvées abandonnées dans des lieux déserts, comme dans les films d'horreur. Les responsables ? Des cinglés opérant entre la Tchétchénie, la Belgique et la France. Les mêmes qui, un soir, mitraillent à l'arme lourde un peloton de gendarmerie au sud de Paris. 

Que veulent-ils ? Qui est cet " Ultime " qui les terrorise et à qui ils obéissent ? 
Face à cette barbarie, il faut un monstre. Lise Lartéguy en est un. Le jour, elle est flic au Bastion, aux Batignolles, le nouveau QG de la PJ parisienne. La nuit, un terrible secret la transforme en bête sauvage. Lise, qui peut être si douce et aimante, sait que seul le Mal peut combattre le Mal, quitte à en souffrir, et à faire souffrir sa famille. 

L'avis de Linagalatée :

Lise Lartéguy a suivi les vœux de son père, elle est devenue flic à la BRB (Brigade de répression du banditisme), quartier des Batignolles, à Paris. Camille, son frère, a suivi lui, les traditions familiales, il est capitaine de gendarmerie.

Un soir, hors service, Lise assiste à un cambriolage de bijouterie. Elle fonce à la poursuite des braqueurs, engageant une course poursuite à travers les rues de Paris, le périphérique et l’autoroute, laissant derrière elle, des carambolages de voitures, des passants choqués.

Camille, lui est beaucoup plus posé. Un soir en simple opération de test d’un nouveau cinémomètre de dernière génération, Lise passe voir son frère. L’humeur est détendue, mais le pire va arriver, une fusillade suite à un simple contrôle routier, Camille va rester au sol, une balle dans la tête et plusieurs dans le corps. Lise, elle est partie à la poursuite des tireurs.

Dès les premières pages, l’action est omniprésente. Des courses poursuites, en voiture, en moto, des tirs à l’arme lourde, on est confrontés de plein fouet à des individus du grand banditisme.

Malheureusement pour moi, la mayonnaise n’a pas pris du tout. Les personnages ne sont pas du tout attachants, on ne sait rien d’eux, Lise est un monstre de violence à l’état brut, qui aurait certainement plus sa place en psychiatrie qu’à la BRB, pour elle, comme pour les autres.

L’histoire est incohérente, violente gratuitement, gore sans raisons.

Certes, l’action est présente tout au long du roman, et tient le lecteur, mais tout est tellement « trop », que ça en devient lassant, presque risible, sauf que ce n’est même pas drôle.

Tout est dans l’exagération, en permanence. Pour ma part, l’histoire, les actions des protagonistes, doivent revêtir une certaine crédibilité. Hors dans ce roman, peu de choses sont crédibles. Lise est en acier et a à peine trois petits bleus, alors que les bagarres sont violences, elle vient de se confronter à plusieurs adversaires, qu’elle a laissés au sol, elle saute à nouveau sur sa moto, à la poursuite d’autres truands …….

Pour pouvoir atteindre ceux qui ont tiré sur son frère, elle va jusqu’au repaire de l’ennemi public n° 1, qui va accepter de collaborer avec elle, puisqu’ils ont la même cible, et que cet homme a des valeurs ! Bah oui, bien sûr...

Je pense que certains lecteurs avides de boulets de canon, trouveront leur compte dans cette lecture, j’ai quant à moi terminé le roman, mais je n’y ai pris aucun plaisir. Too much, too much !

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22 novembre 2017

Madame Malcolm Tome 2.5 de Katy Evans

Madame Malcolm

 

Sortie VF le 9 novembre 2017

Présentation de l'éditeur : chez Hugo Roman, collection New Romance

Auront-ils droit à leur " ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants " ? 

IL N'EST PAS UN SAINT MAIS IL A FINALEMENT SUCCOMBÉ AU CHARME D'UNE SEULE FEMME 

Après tout ce qu'ils ont traversé, la trahison, les mensonges et la rupture, Malcolm et Rachel sont enfin heureux ensemble et prêt à s'engager. 

Mais pour ce couple, rien n'est simple puisque leur histoire est scrutée et interprétée par les médias. 

Après des fiancailles sous le feu des projecteurs, il est temps de s'attaquer tranquillement aux préparatifs du mariage. Mais c'est sans compter sur Rachel, qui, afin de pimenter leur vie, refuse de faire l'amour avec Malcolm jusqu'au jour J. 

L'organisation du mariage sera synonyme de frustration et de séduction tant que le jeune homme ne pourra pas posséder la femme qu'il aime. 

Katy Evans nous offre un épilogue alléchant, excitant, qui clôt à la perfection l'histoire de Malcolm et Rachel.

Mon avis : 

Quand on est fan d'une série, le must c'est quand l'auteur offre à ses fans un petit plus sous forme de novella. Tantôt c'est le point de vue masculin, tantôt c'est un épilogue à rallonge pour passer un peu plus de temps avec le couple adoré. 

Ici l'épilogue permet de clore parfaitement l'histoire de ce couple qui a vécu de véritables motagnes russes dans les deux tomes précédents (Malcolm le sulfureux, Malcom + 1

Il n'y a plus de questions sur leur relation puisqu'ils s'aprêtent à vivre un des moments les plus importants de leur vie : leur mariage. 

Nous les retrouvons donc en plein préparatifs festifs, et même si quelques désaccords font leur apparition, ce ne sont que des broutilles qui ont vite fait de s'arranger sur l'oreiller... Enfin ça c'est avant que Rachel décide de ne plus coucher avec Malcolm jusqu'au jour de leur mariage. 

Vous découvrirez toutes les coulisses de ce mariage. Qui aura le dessus de Malcolm ou de Rachel, entre l'un qui veut un grand mariage et l'autre qui veut un mariage discret ? Où aura lieu leur union ? Qui sera de la partie ? 

Ce sont toutes ces questions et d'autres encore qui trouveront leurs réponses dans ce bonus de 162 pages, qui prolonge encore un peu cette série et met une fin heureuse à ce couple tumultueux. 

19 novembre 2017

Alpha Ops Tome 5 : A hauts risques de Emmy Curtis

alpha ops 5

Sortie VF le 27 octobre 2017

Présentation de l'éditeur : chez Milady Romance 

Sa mission ? Ne pas entrer en contact avec sa cible...

Agent de la CIA infiltré, Abby Barton ne peut se permettre le moindre écart. Quand elle perd le contrôle et couche avec Malone Garrett, un ancien agent du Special Air Service chargé en secret de sa protection, Abby pense qu'il ne s'agit que d'une aventure d'un soir avec un bel inconnu habitué à agir dans le feu de l'action. Mais une crise internationale éclate et elle se retrouve face à un choix : soit elle confie son secret - et son coeur - à Mal et s'associe avec lui, soit elle risque de tout perdre en un clin d'oeil...

L'avis de Twix : 

Surveiller la fille de son patron est à priori une mission tranquille. 

Mais Abigaïl, cache bien son jeu et par là même bien des choses à son papa. Quand Malone découvre qu'elle est un peu plus qu'une personne travaillant dans l'humanitaire, les complications risquent d'arriver assez vite. D'autant que cet ancien agent secret tombe sous le charme de la jeune femme et ne doit pas dévoiler sa véritable identité, au risque de contrarier la mission.

Décidément, avec cette série, ce sont un peu les montagnes russes. Suivant les tomes, on est ravis... Ou déçus !

Le début du récit s'installe tranquillement lorsqu'une incohérence perso m'a perturbée. J'ai cru qu'il manquait des pages... Est ce dû à la traduction ?

On passe de la page 45 avec un vouvoiement entre ce couple et à la page suivante notre héroïne de dire à monsieur : tu es super baisable ! Dans la cohérence la lecture, c'est perturbant ! D'ailleurs, je suis revenue en arrière pensant que j'avais loupé quelque chose... Petit détail certes, mais je ne sais pourquoi d'un coup ça venait trop vite et ça m' a déstabilisée dans ma lecture.

Sinon hormis ce léger détail, j'ai continué mon récit et replongé dans l'espionnage !

La romance est bien présente au milieu du chaos entre nos héros qui se cachent leurs véritables identités et aux épreuves qui les attendent dans leurs missions respectives. 

Une histoire somme toute sans grande surprise avec une fin logique.

On pourra dire que ce n'est pas un tome qui se détache des autres. Pour ma part, je l'ai trouvé un peu en retrait par rapport à d'autres titres d'Alpha Ops.

Pourtant, je suis prête à lire si une suite est prévue !

Petite parenthèse sur la jolie déclaration de l'auteure à la fin du livre pour son mari militaire qui l'a inspirée pour cette série !

7 novembre 2017

La galerie des Jalousies Tome 3 de Marie-Bernadette Dupuy

la galerie des jalousies 3

Sortie VF le 8 novembre 2017

Présentation de l’Editeur : chez  Editions Calmann Levy

Faymoreau (France), 1921 Jolenta est retournée en Pologne. Elle s’est bien gardée d’avouer qu’elle n’a pas l’intention de revenir vivre en France, de sorte que, si Isaure et Thomas peuvent enfin s’aimer, ils sont toujours contraints de se cacher. Certes, ils comptent régulariser leur relation, mais cette avenue n’est pas exempte d’obstacles. Sur son lit de mort, la mère d’Isaure lui révèle un secret qui lui ouvre des horizons nouveaux et qui rend possible la réalisation de son rêve. C’est donc avec un bonheur renouvelé qu’elle se consacre tout entière à des enfants malades des environs ainsi qu’à de jeunes orphelins privés de leurs parents en raison de la guerre. Or, qui donc s’acharne à entraver un projet aussi généreux? Apparemment, ses succès ne répondent pas au goût de tout un chacun… Avec une intrigue et une action soutenue, Marie-Bernadette Dupuy conclut cette palpitante trilogie, où elle fait revivre le milieu des mines de charbon vendéennes.

L'avis de Linagalatée :

Le sort s’acharne sur notre belle Isaure. Tout ce qu’elle dit ou fait se retourne contre elle, avec à chaque fois des conséquences, qui lui minent le moral.

Elle est en train de perdre sa maman, et même si les relations n’ont jamais été au beau fixe entre elles, elle se doit d’aller la voir une dernière fois. Et ce qu’elle va apprendre de sa bouche, va la laisser complètement effondrée. Si tout d’abord elle croit à des divagations de mourante, elle va bien être obligée d’accepter la vérité.

Jolenta, l’épouse de Thomas, ne reviendra jamais de Pologne, c’est une évidence. Il n’y a plus guère que son père qui le croit et l’espère. Celui-ci devient de plus en plus bougon et la haine qu’il voue à Isaure grandit de jour en jour. A ses yeux, elle seule est responsable de toutes les situations qui le dépassent.

Mais Thomas et Jolenta sont toujours mariés, et il y a peu de chance que la situation change, ils sont donc obligés de vivre leur grand amour dans le secret le plus complet. Mais même si cela doit durer toute la vie, ils s’en contenteront.

Grâce aux donations de Justin Devers et du comte Théophile de Régnier, Isaure va enfin pouvoir donner vie à son projet de maison pour handicapés et orphelins de guerre. Thomas vient vivre avec d’autres ouvriers dans les dépendances de la grande maison, ce qui donne encore du grain à moudre aux mauvaises langues.

Isaure est plus heureuse que jamais, elle va enfin pouvoir être institutrice et pour les plus démunis, un rêve enfin devenu réalité. Le personnel est au complet,  l’instituteur va bientôt arriver pour la classe des garçons, et début octobre la classe commence. Une nouvelle vie à l’horizon, et même si tout n’est pas encore rose, beaucoup de choses sont un peu moins noires.

Quel beaux personnages, tous ont tellement de qualités de cœur, qu’il est bien difficile de les quitter.

Isaure, tenace, généreuse, éperdument amoureuse de son Thomas depuis sa plus tendre enfance. Elle a tout accepté pour ne pas lui nuire, ni nuire à sa vie, mais les sentiments étaient trop forts. Mais la roue tourne, et des jours meilleurs se profilent à l’horizon.

Thomas, doux rêveur, il ne s’est pas rendu compte qu’Isaure avait grandi et lui portait un amour sans bornes. Quand il s’en rendra compte, et que surtout il acceptera que la réciproque est également vraie, il est trop tard. Thomas est marié à Jolenta, une jolie polonaise, qui attend un enfant de lui. Le couple va s’éloigner l’un de l’autre au fil du temps, jusqu’à ce que le mariage devienne irrécupérable. Mais on ne divorce pas comme ça en 1920 ! Thomas a bien tenté de résister à la vague dévastatrice qui déferlait sur lui, mais son amour pour Isaure grandit chaque jour, jusqu’à l’envahir tout entier, l’amenant aux portes de la folie.

Le couple Marot, les parents de Thomas, connaissent eux aussi Isaure depuis petite, depuis que Thomas l’a prise sous son aile pour la protéger d’un père violent et d’une mère indifférente. Grâce à eux, elle a pu goûter à des bonheurs simples et un peu d’amour.

Tous ces gens qui ont peu, mais qui n’hésitent pas à partager avec d’autres qui ont encore moins qu’eux.

Une trilogie remplie d’amour, d’écueils, de difficultés, d’erreurs, d’amitié, de vie tout simplement.

Isaure a vraiment un destin hors du commun. Issue de cette petite métairie, elle n’aura de cesse de changer sa vie et se tirant vers le haut ! Echapper à cette violence, cette cruauté, ce manque d’amour, c’est ce qui l’a animée des années durant.

L’auteur a eu la délicatesse à la fin de la trilogie de nous donner des nouvelles des destins des uns et des autres, jusqu’à la seconde guerre. Les décisions d’Isaure sont égales à son image, protéger les plus démunis.

J’aurais pour ma part adoré que l’aventure continue encore, surtout qu’il y avait matière avec les évènements de 1939-1945, j’aurais bien vu une Isaure cacher des enfants juifs dans son institution, Thomas et Denis prendre le maquis, je n’avais pas envie de les quitter. Pas encore. Pas du tout d’ailleurs.

L’auteur en a décidé ainsi, tant pis, je me plais à imaginer des suites dans mon imaginaire, celui dans lequel Isaure, Thomas, Pierre, Denis,  Geneviève et Armand, Christine et Jérôme, Viviane et Félix.

Une magnifique trilogie, qui s’est arrêtée trop tôt à mon goût.

19 octobre 2017

Adopted Love #1 de Alexia Gaïa

 adopted love 1

 

Sortie VF le 12 octobre 2017

Présentation de l'éditeur : chez Hugo Poche, collection New Romance

Orphelin, Teagan erre depuis son plus jeune âge de foyers en familles d'accueil.
Bad boy écorché par la vie, la justice le rattrape à l'aube de ses 18 ans. La sentence ? Un an de conditionnelle durant lequel il devra se tenir à carreau s'il ne veut pas finir en prison. Il ne lui reste qu'une chance de se remettre dans le droit chemin et c'est dans une ultime famille d'accueil qu'elle va se jouer. Mais la rencontre avec Elena, la fille aînée de la famille risque de compliquer les choses.

L'avis d'Izabulle:

Teagan doit saisir cette dernière chance qui lui est offerte. Il doit se tenir à carreau jusqu'à sa majorité et s'intégrer à sa nouvelle famille d'accueil, qui ne ressemble à rien de ce qu'il a connu par le passé. La famille Hills est très aisée et habite dans un quartier bourgeois. Il va dans un lycée privé dont Mr Hills n'en est autre que le directeur. Autant dire que ce changement brusque d'environnement le déstabilise quelque peu. Ils sont tous trop parfaits à ses yeux, excepté la fille ainée, Elena, qui a son âge, et semble totalement détonner du reste de la famille. Elle est agressive, a un langage vulgaire, et fait clairement comprendre à Teagan qu'il n'est pas le bienvenu chez eux.

Cette romance New Adult est beaucoup plus sombre et dramatique que veut bien le laisser penser son résumé. Teagan nous dévoile petit à petit à travers ses cauchemars, les horribles épreuves qu'il a vécues durant son enfance. Elena, le personnage féminin n'est pas en reste puisque nous découvrons également que son comportement cache un traumatisme profond et que, contre toute attente, ces deux têtes brulées vont devenir la béquille de l'un et de l'autre.

Cette lecture a été assez éprouvante, car l'auteur oscille entre les périodes très dramatiques et noires et des moments plus légers où je me suis bien marrée à voir Elena rembarrer tout ce qui bougeait autour d'elle. Teagan est aussi très attendrissant, notamment lorsqu'il échange avec son assistance sociale, qui est devenue pour lui un substitut de mère. Teagan et Elena se déchirent beaucoup et j'ai nettement préféré les moments de rapprochement et de complicité. Ce roman, m'a beaucoup fait penser à la saga After d'Anna Todd, de part justement ces montagnes russes émotionnelles et ces deux jeunes qui arrivent à se déchirer et s'aimer en même temps.

Certains clichés et incohérences m'ont parfois fait lever le yeux au ciel, notamment pour tout ce qui concerne les procédures de placement d'enfant en danger ou d'adoption. Toutefois, l'histoire étant située aux Etats Unis, j'ai réussi à faire l'impasse dessus. Le comportement du couple Hills est aussi très questionnant, car ils semblent ne pas voir le désarroi de leur fille. Ils le verbalisent, mais clairement ne font rien pour y remédier. Semblant plus inquiets pour l'équilibre de leur protégé Teagan, que de leur propre fille.

Cette histoire est très addictive et je l'ai dévorée très rapidement. Le final est juste insoutenable et frustrant et nous promet, je pense, une suite toute aussi explosive émotionnellement.

23 octobre 2017

La perle et la coquille de Nadia Hashimi

la perle et la coquille

Sortie VF le 20 octobre 2017.

Présentation de l’éditeur : chez Milady

Kaboul, 2007 : les Talibans font la loi dans les rues. Avec un père toxicomane et sans frère, Rahima et ses sœurs ne peuvent quitter la maison. Leur seul espoir réside dans la tradition des bacha posh, qui permettra à la jeune Rahima de se travestir jusqu'à ce qu'elle soit en âge de se marier. Elle jouit alors d'une liberté qui va la transformer à jamais, comme le fit, un siècle plus tôt, son ancêtre Shekiba. Les destinées de ces deux femmes se font écho, et permettent une exploration captivante de la condition féminine en Afghanistan.

L'avis de Linagalatée :

Rahima et sa sœur Parwin n’iront plus à l’école, telle est la décision de leur père, Arif. Elles sont à un âge où les garçons commencent à les taquiner. Avec cinq filles à la maison, ce pauvre homme n’a pas fini de se faire des cheveux blancs.

Mais leur père n’est pas un homme de confiance, à la solde de Abdul Khaliq, seigneur de guerre, pour endurer les combats, il use et abuse d’opium, jusqu’à en être devenu complètement dépendant.

Raisa, leur mère, est complètement dépassée par la situation et, en épouse soumise, elle n’ira pas à l’encontre des décisions de son mari.

La solution va leur être apportée par leur tante Khala Shaima, la sœur de leur mère, à travers l’histoire de leur arrière-arrière grand-mère, Bibi Shekiba. Arif, complètement perdu dans les vapeurs d’opium, va à peine se rendre compte du changement.

Rahima, va devenir Rahim, une bacha posh, jusqu’à son adolescence. Cheveux courts, habillée en garçon, sa vie prend un tournant radical et tout à coup, tout devient possible.

Rahim va à l’école, joue au ballon avec ses copains, va faire les courses pour la maison, mène une vraie vie de petit garçon, charge à ses sœurs de faire tout le travail domestique auquel elle ne participe plus.

Mais un jour sa route va croiser celle de Abdul-Khaliq, et avec lui l’horreur. Voulant l’épouser, il ne reculera devant rien. Rahima étant la troisième fille, ses sœurs Shala et Parwin doivent se marier avant elle. Pas de problème Abdul-Khaliq a la solution, elles seront mariées à deux de ses cousins, et lui épousera Rahima, contre de l’opium à volonté, et une énorme somme d’argent.

Khala Shaima va bien tenter de s’opposer à ces mariages, mais qui est-elle pour prendre des décisions dans une maison qui n’est pas la sienne ? Même la pauvre Raisa n’a rien à dire, elle ne peut que pleurer le départ de ses trois filles.

Pour elles trois, l’enfer va vraiment commencer, violées par leurs maris, rudoyées par leurs épouses, elles sont corvéables à merci en tant que dernières épouses. Elles ne sont ni plus ni moins que des esclaves.

C’en est fini des belles histoires de Khala Shaima, elles ne sauront pas ce qu’est devenue Bibi Shekiba.

C’est à chaque fois le cœur gros que je referme les romans de Nadia Hashimi. La condition féminine depuis leur tendre enfance jusqu’à leur mort, me laisse anéantie par tant de souffrance.

Leur vie n’est que misère et esclavage, privées de scolarité, elles n’ont aucun moyen de s’en sortir, tel est le sort qui leur est réservé dans les régions rurales.

L’histoire de Rahima en est l’exemple même, et pourtant, elle subit sans se plaindre, elle sourit, elle est joyeuse. Elle a eu la chance d’avoir ce vent de liberté quand elle était bacha posh, mais elle le paye plus cher que les autres filles, peut-être. En effet, quand on n’a jamais connu cette liberté d’apprendre, de mouvements, revenir au rang d’esclave, doit paraître particulièrement injuste.

Ce que je ne comprends pas non plus, ce sont ces épouses plus vieilles, qui parce qu’elles ont subi les rudesses de leur mari et de leur belle-mère, se plaisent à répéter la même situation, envers les nouvelles épouses. Elles ont souffert à l’époque, mais elles oublient ou se vengent, je ne sais pas.

Ses romans sont tellement bien écrits, qu’’on ne peut que s’identifier à ces femmes, on s’imprègne de leur histoire, de leur souffrance, et avec nos yeux et nos mœurs d’européennes, on a du mal à admettre leur sort.

Nadia Hashimi, a publié récemment un roman spécifique au sort des bacha posh, Ma vie de bacha posh, et un autre sur l’exil des afghans, Si la lune éclaire nos pas.

Pour ma part, je lirai avec grand plaisir « Ma vie de Bacha Posh » qui est destiné aux 9-12 ans, car le personnage principal croise la vie de Rahima, héroïne de « La perle et la coquille ».

En revanche, je ferai l’impasse sur « Si la lune éclaire nos pas », car je crains fort qu’il soit très très difficile émotionnellement.

Plus tard peut-être.

Quoi qu’il en soit, nous avons à faire, une fois de plus, à une magnifique histoire de femme, superbement racontée d’une écriture si élégante.

La Perle et la coquille a été élu Prix des Lectrices 2016 (Milady)

20 octobre 2017

La cave de Natasha Preston

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Sortie VF le 19 avril 2017

Présentation de l’éditeur : chez Hachette Romans

Imaginez une maison comme n’importe quelle autre. Dedans, une pièce. Dans cette pièce, une armoire. Derrière cette armoire, une porte. Au-delà de cette porte, des escaliers. Et en bas, une cave. Une cave où sont séquestrées trois filles, Rose, Iris et Violette, soumises à la folie maniaque et meurtrière d’un homme : Trèfle.

Dans une autre maison, dans une ville où il ne se passe jamais rien, Summer mène une vie parfaitement banale. Elle a des parents, un frère, des copines, un petit ami. Mais un soir, sa route croise celle de Trèfle, et Summer ne rentre pas chez elle. Elle se retrouve enfermée dans une cave en compagnie des autres filles et rebaptisée Lilas. Mais contrairement aux autres filles, elle n’est pas prête à accepter son sort jusqu’à faner et dépérir…

L'avis de Linagalatée :

Colin Brown est comptable dans un cabinet d’avocats,  mais la plupart du temps il est Trèfle, et quand il est Trèfle, il vit sa vie parfaite avec sa famille parfaite. Depuis le décès de sa maman, Trèfle vit seul dans cette grande maison dont il a hérité, mais c’est à la cave qu’il vit sa vie parfaite avec ses fleurs.

Rose est la plus ancienne, déjà trois ans qu’elle vit là, à la cave, dans un cadre qu’il a aménagé spécialement pour elle, puis sont venues Iris, Violette et enfin Lilas.

Lilas est la dernière arrivée, elle ne s’habitue pas, elle continue à vouloir être appelée Summer, mais ce n’est pas possible, Rose, Iris et Violette tentent de lui expliquer. Ca va aller…

Pour ne pas devenir folle Summer fait profil bas, elle s’enfuira un jour, elle le sait, d’ailleurs elle s’est trouvée une alliée, elles vont tenter quelque chose.

Puis Violette est morte, et une autre Violette est arrivée, Trèfle règne sur ses fleurs, il impose la terreur, souffle le chaud et le froid, selon ses humeurs.

C’est Lilas maintenant qui rassure la nouvelle Violette, elle a vu de quoi Trèfle était capable. Summer est sortie du corps de Lilas pour l’aider à supporter la situation jour après jour.

Quel roman ! Quelle histoire ! Je n’ai pas pu poser ce thriller, tellement j’étais suspendue aux faits et gestes de Trèfle, un fou parmi les fous. J’ai tremblé du début à la fin pour ces fleurs qui ont à jamais perdu leur véritable identité, laminées par leur tortionnaire.

J’ai espéré jour après jour que les recherches pour retrouver Summer portent leurs fruits, mais chapitre après chapitre, je revenais près d’elles à la cave, espérant que Trèfle serait dans un bon jour, et ne les maltraiterait pas.

La plume est violente parfois  à la hauteur de la violence de Trèfle, les mots sont crus pour décrire ses agissements, parce qu’il n’y a pas de mots doux pour décrire la folie.

J’ai adoré ce roman, il m’a fait trembler de peur, de rage. Il m’a remplie d’espoir quand je sentais les recherches avancer, quand je voyais la ténacité de Lewis, le petit ami de Summer, soutenu par leurs parents. J’ai fermé les yeux, en murmurant « non, non, non » quand les scènes devenaient insoutenables.

Bref, je me suis complètement immergée dans cette histoire et cette ambiance, sous la plume de Natasha Preston dont c’était ma première lecture. La cave a déjà été traduit en un nombre incroyable de langues, et je me plais à penser que d’autres lecteurs ont eu le même ressenti que moi, à l’autre bout de la planète.

 

30 octobre 2017

Pacte de sang de J.R.Ward [L'héritage de la dague noire #2]

pacte de sang

Sortie VF le 25 août 2017

Présentation de l'éditeur : chez Milady

Récemment intégré au programme d’entraînement de la Confrérie, Axe, aussi doué qu’il est sauvage, se complaît dans sa solitude, et l’attraction subite qui naît entre lui et la jeune femme qu’il est chargé de protéger le prend au dépourvu. Pour Elise, récemment victime d’une tragédie familiale, Axe est exactement ce qu’il lui faut pour la distraire de son chagrin. Mais les secrets du jeune homme pourraient bien détruire leur relation avant même qu’elle ne commence... Et même Rhage, qui a pris Axe sous son aile, se révèle impuissant à l’aider lorsqu’un nouveau venu menace la famille qu’il a créée avec Mary. Les deux combattants devront choisir à quoi se raccrocher dans les ténèbres : la colère, ou l’amour ?

Mon avis : 

Je prends toujours beaucoup de plaisir à lire JR Ward, même si j'ai un peu délaissé sa série La Confrérie de la Dague Noire après le 11ème tome. Je n'ai pourtant pas hésité à me jeter dans cette série spin-off de sa Saga. Tout de suite dans le premier tome, j'ai retrouvé l'ambiance des premiers tomes de la Confrérie que j'avais adorés et j'espérais que l'auteure garderait un peu ce rythme là. 

Si j'ai bien apprécié ma lecture de ce second tome, j'avoue être tout de même un peu déçu dans l'ensemble. Axe et Elise ne sont pas vraiment le couple phare et Rhage et Mary leur volent un peu la vedette. Cela m'a un peu agacée, même si j'adore Rhage et Mary. On suivra donc deux histoire en parallèle dans ce tome. 

Le côté entrainements du premier tome ainsi que l'ambiance parmi les jeunes recrues n'est pas aussi intense que dans le tome précédent. On aperçoit à de nombreuses reprises Novo puisqu'elle partage avec Axe le goût pour le club de BDSM, le cousin d'Elise puisqu'il veille sur elle, mais il n'y a pas réellement d'intéractions avec les autres membres.

L'histoire d'Alex et Elise a un petit goût de déjà-vu, même si l'ensemble reste bien sympathique à lire, et clairement la plume de JR Ward toujours aussi plaisante. 

Les fans de la série seront certainement ravis dans l'ensemble mais pour ma part je suis restée sur ma faim. J'espère que le prochain tome sur Novo remplira toutes ses promesses. 

10 octobre 2017

Ne compte que sur les tiens de Vincent Villeminot [La Brigade de l’Ombre Tome 3]

ne compte que sur les tiens

Sortie VF le 11 octobre 2017

 Présentation de l’éditeur : chez Casterman

Adé, la première fois, avait entendu les coups sourds de la goule se jetant avec fureur, de tout son poids, contre la porte. Depuis, elle s'arrangeait pour ne plus rien savoir, pour feindre d'ignorer. Elle se mettait des bouchons d'oreille, écoutait de la musique très fort dans sa chambre. Elle essayait de ne penser à rien pendant sept heures, d'oublier qu'une fois par mois, derrière une porte renforcée de sa propre maison, il y avait une créature susceptible de la déchirer, la massacrer, lui arracher un membre avant de fouailler, à coups de dents, son thorax et son abdomen. Et que cette créature était son père.

********ATTENTION SPOILERS SUR LES TOMES PRECEDENTS*******

L'avis de Linagalatée :

Après le carnage de la fin du tome 2, Markowicz, Jobert et Toussaint se sont vus débarqués de la police. C’est fini pour eux la « Brigade des Goules ». La direction a été reprise par Bosco, fidèle bras droit de Marko.

Diane de Moitié et Jimy se sont rapprochés et sillonnent les routes ensemble à moto, vivant au jour le jour.

Markowicz, a fui loin de la capitale et a retrouvé ses racines corses avec ses filles Adélaïde et Fleur. Ils vivent dans une maison sommaire au milieu de la forêt. Il est en plein sevrage alcoolique et a pris des mesures particulières pour pouvoir se barricader dans sa chambre, quand survient une crise. Régulièrement une fois par mois, Bosco rend visite à la petite famille, histoire de parler et de voir comment ça va.

Aucune goule n’a été recensée en Corse et il n’existe de fait, aucune structure permettant de les accueillir.

Mais un événement tragique va redistribuer les cartes, et de nouveaux joueurs vont faire leur apparition. Jouera bien qui jouera le dernier !

Ce troisième et dernier tome de la série de « La Brigade de l’Ombre » est encore différent des deux autres.

On est en Corse, et finies les enquêtes et la traque des goules. Mais la vie ne va pas être si tranquille. Markowicz a enfreint une règle avec la complicité de Bosco encore en poste, et l’agression d’Antonin, le petit ami de Fleur, va faire se resserrer les rangs du clan ! Ils n’ont plus peur, ils se protègent les uns les autres, Marko s’est rapproché de ses filles, même si les conversations sont encore tendues.

On découvre un nouveau Marko, plus humain peut-être, en tout cas plus responsable.

Adélaïde a grandit et comprend beaucoup de choses. Elle s’exprime toujours avec autant de tournures désuètes mais tellement drôles. Elle suit sa scolarité à la maison alors que Fleur est à la fac, et ne rentre que le week-end.

On dirait presque une vie familiale normale et posée, il n’en est rien, les blessures sont toujours à fleur de peau, et ne demandent qu’à ressurgir à la moindre occasion.

Et l’occasion va se présenter, c’est surtout Antonin qui en fera les frais, mais Fleur ne sortira pas indemne non plus. Marko et Adé font corps autour des leurs avec l’aide de Jimy et Diane.

Des rebondissements, des personnages qui s’affirment, surtout celui d’Adé, des situations tendues, et de la violence encore, parce qu’il semblerait bien que la vie de Marko en soit entourée.

Un père en colère peut-il être plus fort qu’une goule enragée ou bien l’inverse ?

J’ai autant apprécié ce troisième tome, même si, aux premières pages, j’ai pensé que ça manquait de punch, mais très très vite, ma lecture m’a prouvé que je m’étais bien trompée, et qu’une fois encore j’allais être plongée dans une histoire qui me tiendrait en haleine jusqu’à la fin.

17 octobre 2017

La galerie des jalousies Tome 2 de Marie-Bernadette Dupuy

la galerie des jalousies 2

Sortie VF le 18 octobre 2017

Présentation de l’Editeur : chez Calmann-Levy

Décembre  1920. Le village minier de Faymoreau est en deuil après la mort de la petite Anne Marot, emportée par la tuberculose. Pour son frère Thomas, un mineur, déjà marié à une ouvrière d’origine polonaise, et pour Isaure, fille de métayer des environs, la peine est amplifiée par la culpabilité d'avoir échangé un baiser le soir de Noël. Dans l'espoir de mettre un terme à cet amour impossible, Isaure décide dès le lendemain de suivre à Paris son amant, le commissaire de police Justin Devers.

La vie est agréable dans la capitale, mais Isaure souffre d'être loin de son village et surtout de Thomas. Leur relation semble pourtant dans une impasse car Jolenta, l’épouse de Thomas, est sur le point de lui donner un enfant.
De retour à Faymoreau, Isaure fait la connaissance d'Olympe Mercerin, la belle-mère de l'ancien directeur de la mine, et devient sa gouvernante. Thomas, si proche et si loin à la fois, continue de la hanter…

L'avis de Linagalatée :

Ce n’est pas en restant à Faymoreau dans l’ombre de Thomas, qu’Isaure arrivera à l’oublier. En devenant la maitresse de Justin Devers, elle pensait y parvenir, et même si elle aime beaucoup Justin, l’amour qu’elle lui porte , n’atteindra jamais celui qu’elle porte à Thomas.

Quand Justin, qui n’est pas dupe de la situation, propose à Isaure de venir avec lui à Paris quelques temps, elle saute sur l’occasion. Malgré que Justin soit absolument adorable, qu’il lui fasse visiter le plus beau de Paris et qu’il l’emmène au théâtre, au restaurant, qu’il lui présente sa mère, le cœur d’Isaure est resté en Vendée, et elle décide de rentrer.

Jolenta, l’épouse de Thomas, lui mène une vie infernale, à cause de sa jalousie maladive, amplifiée par sa grossesse, le retour d’Isaure, aggrave encore la situation, et Thomas est complètement perdu dans ses sentiments. Certes il n’a pas vu Isaure grandir, mais il aime sa femme, et est heureux de devenir papa, mais Isaure accapare toutes ses pensées.

Viviane, dont l’époux et ancien directeur de la mine, est en prison maintenant, est elle-même sous surveillance policière et hospitalisée pour dépression.

Sa mère, Olympe Mercerin, revient à la demeure familiale avec les enfants de Viviane, Paul et Sophie. Elle garde Isaure à son service, à la demande expresse de sa fille, malgré qu’Isaure souffre d’une réputation de femme légère et de briseuse de ménage.

Mais un vent de colère sociale souffle sur les mines, le nouveau directeur veut imposer par la force de gros changements, mais c’était sans compter avec la force tranquille des mineurs.

Isaure apparaît parfois comme une toute jeune femme capricieuse et indécise, surtout vis-à-vis de ses sentiments envers Justin, l’amour qu’elle porte à Thomas la ronge. Elle demeure toutefois toujours aussi pétillante et d’une grande maturité malgré tout.

On retrouve avec un grand bonheur les personnages rencontrés dans le premier tome, si ce n’est la petite Anne Marot, qui a rendu son dernier souffle entourée de ceux qu’elle aimait, grâce  à Isaure, qui a vraiment de grandes qualités de cœur.

On retrouve la vie simple de gens simples, des gens de la terre et des mines, manquant souvent du nécessaire, mais toujours prêts à s’épauler.

Mais comme dans tous les villages, les langues de vipère sont légion, ces ménagères qui passent leur temps à espionner leurs voisins, et ce qu’elles ne savent pas, elles l’inventent. Jolenta va en être la victime, manipulée par une voisine sans scrupules, elle souffle le chaud et le froid dans sa maison.

C’est je crois le personnage qui m’est le moins sympathique, je la trouve manipulatrice, sournoise, mais elle souffre certainement de cette jalousie. J’ai du mal à lui trouver des excuses. Tout le monde adore Isaure, sauf elle.

Isaure va à nouveau vivre de grands bouleversements, qu’elle va devoir traverser seule, et même si elle a trouvé finalement deux amies en Viviane et Olympe, il ne faut pas oublier qu’elle n’a que 19 ans et qu’elle s’assume toute seule, là où d’autres sont encore chez leurs parents ou sont promises à un homme travailleur.

Isaure avance seule dans la vie, d’une solitude intérieure pesante, décidemment j’ai beaucoup de tendresse pour ce personnage, que je trouve d’une force incroyable, faisant fi des conventions, bravant les tempêtes que les uns et les autres dressent sur le chemin de sa vie.

Ce second tome, a comme le premier d’ailleurs, considérablement raccourci mes nuits. Je n’ai pas pu le lâcher, j’avais sans cesse besoin de savoir ce qui allait se passer. L’attente du troisième tome, début novembre, va me mettre au supplice c’est certain !

Mais je vais m’organiser pour le lire une fin de semaine, afin de ne pas avoir à me préoccuper des heures de sommeil qui s’étiolent, car je sais d’avance que ce troisième et dernier opus ne me laissera pas de répit. J’ai hâte de retrouver notre héroïne et voir quelles malveillances elle va encore devoir déjouer pour enfin vivre et être heureuse, comme elle l’entend.

Je vous le redis, une fois encore, ne passez pas à côté de cette merveilleuse histoire, pleine de rebondissements, de jalousies, d’amour, de vie.

Lire la chronique du tome 1

20 octobre 2017

Maverick de Karina Halle [North Ridge #2]

Maverick AMAZON

Sortie VO le 16 octobre 2017

Résumé : traduction Evenusia (on copie, on crédite svp !!!!) 

John "Maverick" Nelson aime vivre dangereusement. Il est un membre précieux de l'équipe de recherche et de sauvetage de North Ridge, ville montagneuse de la Colombie-Britannigue. Avec son air audacieux, il est le premier à braver le danger, à n'importe quel prix. 

Quand il s'agit de femmes, cependant, Maverick fait preuve de prudence. Il a beau avoir un charme arrogant, une beauté animale et un gros sex appeal, il reste aussi inaccessible que les sommets environnants. Sexe hot et sauvage? Il vous dira qu'il n'y a pas de meilleur moyen de passer une nuit froide et hivernale. Une relation suivie ? Il préfèrera se congeler.

Jusqu'à ce qu'il pose les yeux sur l'américaine Riley Clarke. Riley est le nouveau membre de l'équipe de recherche et de sauvetage de North Ridge et la seule femme au sein de l'équipe, ce qui signifie qu'elle va passer beaucoup de temps avec Mav dans des situations bourrées d'adrénaline.

Avec l'alchimie qui crépite entre eux suffisamment chaude pour faire fondre la neige, se tenir suffisament éloignés l'un de l'autre est la condition pour maintenir le succès de leur équipe. D'ailleurs, Maverick est son patron et elle n'a pas travaillé comme une dingue au Colorado juste pour tout envoyer valser pour un moment de sexe époustouflant.  

Mais lorsque le pire des hivers arrive, Riley et Maverick doivent combattre à la fois les éléments et leur attirance l'un pour l'autre. Et si l'un d'entre eux flanche, ils seront tous les deux congelés.

Mon avis : 

Riley exerce le métier de secouriste en haute montagne. Après avoir perdu son binôme et ami au cours d'une opération de sauvetage, elles décide d'aller au Canada reprendre son activité. Elle a été à été acceptée comme nouveau membre d'une équipe basée à North Ridge. 

À son arrivée, elle est plutôt bien accueillie, seule femme parmi les hommes, ce dont elle a l'habitude. Tout devrait bien se passer si ce n'était son attirance pour son chef, Maverick Nelson. Celui-ci qui n'est pas insensible non plus, lui a tout de même imposé de se tenir tranquille côté sexe, car toute relation dans l'équipe serait synonyme de renvoi de la part du gouvernement qui les emploie.  

Mais Riley est un sacré personnage, comme on en croise trop peu dans la romance. Elle a du cran, est courageuse et sait ce quelle veut et en l'occurrence c'est Maverick qu'elle veut mettre dans son lit. Elle va, sans cesse, le provoquer et le pousser à bout, ce qui amuse tout d'abord Maverick mais finira par lui mettre les sens en feu. Il sera obligé de remettre Riley à sa place, ce qui ne découragera pas pour autant notre héroïne. Cela donnera lie à des réparties piquantes et des dialogues très chargés en électricité.

Maverick et Riley sont extrêmement attirés l'un vers l'autre mais c'est une relation qui si elle venait à se savoir les conduirait à abandonner leurs postes. Mais à force de se côtoyer, l'attirance va devenir de plus en plus difficile à maîtriser, et puis les règles ne sont-elles pas faites pour être transgressées ? 

Riley est une très belle femme, avec des bras tatoués qui lui donnent un côté badass qui va de pair avec son métier. Il faut au moins cela pour tenir tête à Maverick et sa stature imposante. Il est d'un naturel dominant avec un côté très animal. Il plait aux femmes et ne s'encombre pas de relations suivies. Il exerce un métier dangereux et il ne veut surtout pas que son attention soit détournée pendant les opérations dangereuses. 

Ce second tome peut être lu séparément de la série, même si je vais vite lire le précédent consacré à son frère Shane. J'ai adoré l'ambiance des grands espaces enneigés et des sauvetages en montagnes.

Riley et Maverick forment un couple dont la relation est tout d'abord basée sur leur attirance sexuelle et s'ils s'efforcent de ne pas succomber, l'attente ne fera qu'attiser cette tension et cela finira par donner lieu à des scènes ultra sensuelles et intenses. Riley n'est pas une timide et n'hésitera pas à aguicher Maverick qui répondra toujours présent... quel que soit le lieu. 

Voilà une histoire torride qui ne vous laissera pas de marbre.  

12 octobre 2017

Ça a commencé comme ça de Angela Morelli

 ça a commencé comme ça

Sortie VF le 4 octobre 2017

Présentation de l’éditeur : chez Harlequin collection &H poche

Ça a commencé quand Flore a fait brûler sa confiture de groseilles . Ou alors, quand son père l’a appelée à l’aide, coincé entre les branches du vieux pommier. En fait, non,  ça a vraiment commencé quand ses amis l’ont inscrite au concours de confitures. Oui, c’est à partir de ce moment-là que la vie de Flore a pris un tournant inattendu. 

Car la jeune mère célibataire presque trentenaire a dû faire face à un obstacle de choix : confectionner une confiture aux figues… sans figues. Et, malgré la mobilisation de tout le village pour la soutenir dans sa quête, impossible de trouver les fameux fruits au beau milieu de cette canicule qui frappe le Sud-Ouest de la France. Impossible ? Non, pas tout à fait. Car il y a bien quelqu’un qui en a, des figues : Corto, le beau jardinier mystérieux que tous les habitants du village considèrent avec méfiance. Et pour cause : il est tatoué et dégage une aura de mystère et de danger. 

Alors, oui, ça a commencé comme ça, avec un concours de confitures, une pénurie de figues et Corto. 

L’avis de Linagalatée :

Flore vit dans un petit village perdu près d’Agen, avec son père et sa fille de 8 ans Clélia. Flore est tombée enceinte très tôt et a arrêté ses études, mais son histoire d’amour avec Gauthier, le père de Clélia, s’est estompée pour disparaître complètement. Si elle avait encore eu sa maman, les choses se seraient peut-être passées autrement, mais c’est la vie et Flore n’est pas du genre à se plaindre.

Elle vit également entourée de Long John Silver, le chien, Staline et Lénine, les chats, Delphine et Marinette, les poules, et de son amie Fanny, amie d’enfance et BFF pour le meilleur et pour le pire. Un engagement pour la vie.

Ses journées c’est du 6h/22h00, entre la cuisson des viennoiseries, des gâteaux, son travail à la supérette, alors elle n’a vraiment pas de place pour les hommes dans sa vie, même Benoît, aujourd’hui gendarme au village, qu’elle connaît depuis l’enfance, ne trouve grâce à ses yeux, et certainement pas ce fameux Corto, qu’elles ont surnommé Monsieur Sexy ou Monsieur Ultra Hot, avec Fanny, beau comme un dieu, cultivateur de fruits et de fleurs, auquel elle va pourtant devoir demander un service. Il est arrivé dont ne sait où un beau jour il y a 11 mois, secret, mystérieux, solitaire et tatoué, très tatoué !

Ah si ce n’étaient Flore et Mme André, une vieille villageoise dont elle s’occupe tous les jours, qui l’avaient inscrite à ce concours de confiture, elle n’aurait pas été obligée de lui parler, oui mais voilà elle a besoin de ses figues pour faire de la confiture, et besoin de cette confiture pour gagner le concours, et enfin, sortir un peu la tête de l’eau.

Parce que des dettes Flore et son père en sont couverts. Son père a sombré suite au décès de sa femme et la situation a encore empiré depuis qu’il est à la retraite. Depuis qu’elle a 11 ans, c’est Flore qui s’occupe de tout à la maison, de la cuisine comme des réparations. Et des réparations la maison en aurait grandement besoin, entre la chaudière qui lâche, le toit qui fuit, les peintures qui s’écaillent, 19 ans sans entretien, commencent à laisser des marques.

Je ne sais par où commencer, tant cette lecture est aux antipodes de ce que je lis habituellement. C’est le second roman « feel-good » que je lis, et si dès les premières pages les similitudes m’ont sauté aux yeux avec ma première lecture, finalement je me suis laissée embarquer par cette petite pâtissière très attachante et combative.

Une jeune femme anéantie par le décès de sa maman, et le manque de communication avec ce père absent par la pensée. Les non-dits ont été lourds de conséquences et quand Flore découvre un jour la réalité, son désarroi est immense.

J’ai été émue aux larmes par le personnage de Flore, par sa générosité, son dévouement aux autres, sa combativité, son sens du devoir, et son amour sans limite envers sa tribu.

Ce type de lecture « feel-good » porte bien son nom, outre le fait de vous faire passer par toutes les émotions possibles et imaginables, elle vous laisse un sentiment de paix intérieure très agréable, un petit sourire de béatitude sur le visage, et finalement, même si on se dit que ce n’est pas de la grande littérature, elle fait un bien fou cette petite littérature.

Et si c’était tout simplement ça finalement qui était important ? Le bien qu’elle nous fait et dont on se souvient avec douceur et nostalgie.

12 octobre 2017

The cruelty de Scott Bergstrom [Tome 1]

the cruelty

Sortie VF le 1er février 2017 

Présentation de l’éditeur : chez Hachette Romans

Gwendolyn Bloom a à peine sept ans lorsque sa mère est assassinée sous ses yeux, et dix-sept lorsque son père disparaît brutalement, à la même date. Cette nouvelle épreuve s’accompagne d’une découverte accablante : son père n’est pas un diplomate, comme elle l’a toujours cru, mais un espion travaillant pour le FBI, dont les alliés semblent s’être retournés contre lui, après l’avoir accusé d’être passé à l’ennemi. Désespérée, Gwendolyn décide de partir seule à la recherche de son père qui, elle en est sûre, a été enlevé et reste vivant... Commence alors pour elle une longue traque dans les recoins les plus sombres et les plus dangereux d’Europe. Suivant les indices que son père lui a laissés, à Paris, Berlin puis Prague, Gwendolyn croise les pires spécimens de l’espèce humaine. Et surtout elle comprend très vite que, pour survivre à la cruauté de son un ennemi, il faut devenir plus cruel que lui. 

L'avis de Linagalatée :

Gwendolyn Bloom n’était certes pas préparée à l’aventure qu’allait devenir sa vie à l’aube de ses 18 ans. Dix ans jour pour jour après avoir perdu sa mère dans des conditions étranges, son père disparaît. A une telle date anniversaire ça ne peut pas être un hasard, c’est également ce que pensent ses alliés au sein du FBI. Gwendolyn apprend en même temps que, non seulement son père a disparu, mais qu’l était un espion travaillant pour le FBI, mais qu’en plus, ses soi-disant alliés pensent que c’est un traître. D’ailleurs, Gwendolyn trouve qu’ils mettent bien peu de bonne volonté pour tenter de le retrouver.

Courageusement du haut de ses 17 ans et avec l’aide de son meilleur ami, Terrance, elle, va tenter de remonter la piste de son père.

Longtemps interrogée par le FBI en tant que témoin, elle a pu glaner de précieuses pistes et informations pour pouvoir commencer ses recherches.

Son voisin, et ami de son père, Bela Atzmon, va sans le vouloir la mettre sur la première piste, un code livre que Terrance va réussir à décrypter, et qui va amener Gwen à une série de chiffres et à Paris, où elle va rencontrer une amie de Bela, qui va tenter de la former rapidement à la lutte au corps à corps.

Gwen vient de mettre le premier pas dans un engrenage, dont elle va très vite perdre le contrôle.

Un thriller young adult, je ne sais pas si la catégorie existe, mais ce roman mériterait qu’on l’invente pour lui.

On aimerait tous être une Gwendoline, pleine de courage, de ténacité, sans peur (enfin presque), ce personnage qu’elle représente, qui part à la recherche de son père dans les bas-fonds de Paris, Berlin et Prague.

De ces belles villes, elle ne visitera que les recoins les plus obscurs et les plus douteux, allant se frotter et côtoyer la faune underground.

Le personnage est très attachant, par son courage bien sûr, mais aussi par son inconscience. Une gamine de 17 ans, téméraire, sachant à peine se battre et encore moins manier les armes, à l’assaut de la pègre européenne.

Elle va bénéficier d’aide, son père a encore quelques amis, sur lesquels elle peut compter, mais jusqu’à quel point ?

Elle va devoir apprendre à être sans cœur, elle ne pourra s’en sortir que si elle apprend à ne plus ressentir aucune émotion, elle va être confrontée à des choix cruels, mais dont dépendront sa survie et sa quête.

Si son père a encore quelques amis, il compte également, malheureusement, beaucoup plus d’ennemis, qui, s’ils se laisseront berner par le minois enfantin de Gwen, une fois dupés, seront encore plus cruels.

Une aventure à rebondissements multiples, très agréable à lire, qui vous tiendra en haleine au fil des pages, et dont la fin tombe comme un couperet, ouvrant une porte sur la suite, qui je n’en doute pas, nous entrainera vers des aventures encore plus incroyables.

Cependant, je déconseille la lecture de ce roman à des mineurs de 15 ans, certaines scènes sont d’une violence certaine, mais il reste quand même dans la série young adulte.

J’attends la suite avec beaucoup d’impatience, j’ai hâte d’en savoir plus, et de lire les nouveaux déboires de Gwen pour parvenir à ses fins.

10 octobre 2017

Transférés de Kate Blair

Transférés

Sortie VF le 13 avril 2017

Présentation de l’éditeur : chez Michel Lafon

Dans un futur proche, l'humanité a trouvé le moyen de soigner facilement les malades : transférer les maladies aux criminels, qui sont parqués dans des ghettos à l'écart de la société. 

C'est dans ce monde qu'est née Talia Hale. À seize ans, elle est la fille du peut-être futur Premier ministre d'Angleterre. Alors qu'elle est atteinte d'un rhume pour le plus grand dégoût de son entourage, elle va subir son premier Transfert. Mais rien ne va se passer comme prévu et Talia va sauver une petite fille d'une agression. Une petite fille qui vient des ghettos et qui va pousser Talia à découvrir l'envers du décor et l'horreur d'un système déshumanisé. 

Talia va désormais tout faire pour empêcher son père d'aggraver la situation des bidonvilles, pour sauver ses nouveaux amis qui y habitent et rectifier une société où la frontière entre bien et mal est plus floue que jamais. Elle devra briser le cocon doré dans lequel elle a grandi et être prête à combattre tout ce en quoi elle a cru.

L’avis de Linagalatée :

Londres est aujourd’hui séparée en deux. D’un côté les laissés pour compte, les condamnés à de petites peines : Barbican. Les condamnés à de plus lourdes peines sont isolés à la Quarantaine. Mais les peines ne sont plus celles que l’on connaît aujourd’hui.

De l’autre côté,  c’est le bon côté de la société, une vie agréable, sécurisée, et sans microbes.

Ce sont les nouvelles peines, un rhume, les oreillons, une migraine, ces maladies sont transférées aux détenus par un système de transfert de sang. Pour les plus lourdes peines, le microbe est inoculé volontairement et le détenu est envoyé à la Quarantaine où il est à l’isolement complet. Et il y a les « réservistes » en cas d’épidémie de maladie grave, ils sont « en attente » de transfert.

Talia Hale a 16 ans, vit du côté « humanisé » de Londres, elle est la fille désormais unique de Malcolm Hale, candidat au poste de Premier Ministre d’Angleterre, sous la bannière du Parti National de la Loi, assisté d’Alison et de Piers, son chef de campagne. Talia ne voit désormais son père qu’en une seule entité de ces trois personnes.

Sébastien Conway du Parti Démocrate de la Justice, son adversaire, est en tête des sondages, et Piers use de tous les stratagèmes pour inverser la tendance, quitte à utiliser Talia.

Talia est enrhumée et se rend à l’hôpital pour subir un transfert. Elle en ressort guérie, mais un événement va venir bouleverser sa vie, elle va faire la rencontre de Tig, une petite fille du Barbican, elle la sauve d’une agression et devient l’héroïne du jour.

Mais cet événement va lui ouvrir les yeux sur une dure réalité à laquelle elle n’était pas du tout préparée.

Talia est encore une adolescente, mais elle est surtout la petite fille gâtée de son papa. Elle a donc parfois des réactions un peu puériles, elle n’a surtout pas l’habitude qu’on lui tienne tête !

On va découvrir la vie du Barbican grâce à Galien, le grand frère de Tig. Des immeubles délabrés, une vie de débrouille, de violence et de microbes. Talia va également la découvrir et ça va être un choc. Elle va peu à peu prendre conscience des injustices à répétition dont les habitants du Barbican sont victimes et va tenter d’y sensibiliser son père. Mais tout ce qu’elle touche ou fait se transforme en catastrophe !

Malcolm Hale, animé par une ambition et une vengeance personnelle, est complètement manipulé par Piers. C’est finalement un faible qui n’ose pas lui tenir tête pour se préserver des moments seul avec sa fille. J’ai trouvé qu’il n’était pas un personnage très intéressant, et penser qu’il sera peut-être très prochainement Premier Ministre d’Angleterre, peut faire froid dans le dos.

Galien, jeune adulte, est finalement à peu près le seul à avoir la tête sur les épaules, il s’occupe de sa petite sœur en l’absence de leur père, en Quarantaine. Il aide du mieux qu’il peut, avec ses notions de médecine, les transférés, les soulager un peu de leurs maux, panser des blessures, recoudre des plaies.

Je n’ai pas été convaincue par le scénario que j’ai trouvé globalement assez peu fouillé et des personnages superficiels, mais il s’agit donc d’un premier roman. Gageons que si suite il y a, elle sera plus travaillée. On peut également envisager de lire une suite sur l’évolution du Barbican et des lois barbares qui y sont appliquées. Qui sait !

Kate Blair a un parcours atypique. Tour à tour, conservatrice de musée, clown et cuisinière sur un bateau. Les droits audiovisuels de ce roman ont été optionnés par les créateurs de la série Orphan Black, il et se peut donc qu’un jour, on le voit porté à l’écran.

5 octobre 2017

La prêtresse d'Avalon de Marion Zimmer Bradley

Prétresse d'avalon

Sortie VF le 23 août 2017

Présentation de l'éditeur : chez Pygmalion

Au IIIe siècle, Eilan, fille d'une prêtresse et d'un prince de Grande-Bretagne, part sur l'île d'Avalon suivre l'apprentissage rare et magique réservé aux servantes de la Déesse. Au contact des femmes d'exception qui enseignent et règnent sur ce lieu mythique, l'enfant se familiarise avec les rites et les sortilèges, mais aussi avec les lois de cette lignée de
magiciennes. En grandissant, elle découvre les rivalités et le courage nécessaire pour se forger une identité parmi ses ambitieuses condisciples.
Jusqu'au jour où une vision va changer le cours des choses. Bien que promise à un avenir de grande prêtresse, elle décide de quitter l'île pour suivre son c ur et accomplir son étrange destin, celui d'épouse puis mère d'empereur.

La vie fascinante d'une femme partagée entre passion et politique, magie et réalité, qui est aujourd'hui entrée dans l'histoire sous le nom de sainte Hélène.

L'avis de Twix

Eilan est une fillette de 10 ans. Désormais, elle va parfaire son éducation et devenir un jour une grande prêtresse à AvalonCependant, les astres et les dieux vont en décider autrement. C'est une vie hors du commun qui attend Eilan...

Comme le dit l'auteure, ce récit est une légende. Pourtant, des faits historiques sont légion dans cette histoire. Marion Zimmer Bradley est l'auteure incontournable des Dames du LacLa colline du dernier adieu et plus récemment Le secret d'Avalon.

Si vous aimez la légende du roi Arthur, vous ne pourrez échapper à la lecture prenante de ce nouveau titre.

Eilan (ou Hélène) est toute jeune lorsqu'elle arrive à Avalon, lieu de magie. Quelques années plus tard, pour protéger son amie Aelia, elle prend sa place lors d'un rite de sacrifice, et couche avec un guerrier pour engendrer un fils.  

Lorsque sa trahison est découverte, les prêtresses la renvoient d'Avalon. Désormais, elle vit avec son beau guerrier Constance pour qui l'amour est plus fort que tout.

Ce titre est donc la vie de cette femme faite de joies, mais aussi de terribles épreuves ! 

Avoir son guerrier auprès d'elle sera néanmoins une bénédiction jusqu'au jour où leurs chemins devront se séparer... 

Elle continuera à donner sa force et son amour à cet homme et ensuite à leur fils dans leurs quêtes de pouvoir et puissance. Après tout, ils deviendront empereurs à tour de rôle !

À la fin de sa vie, elle retournera à Avalon... Mais pas seule.

Le volume et l'épaisseur du livre m'ont fait un peu peur, je l'avoue ! Mais une fois plongée dans la lecture je me suis attachée à cette femme qui m'a plu dés les premières pages. Légende... ou pas, je suis tombée sous le charme de Eilan, que j'ai appréciée dès le début du récit.

Je me suis laissée entraîner voir happer par le récit de ses amours, ses joies, ses peines, le tout baigné dans la magie d'Avalon.

Une histoire que j'ai pris beaucoup de plaisir à lire et que je ne saurais que vous recommander. 

Une femme extraordinaire pour une vie qui ne l'est pas moins !

3 octobre 2017

L’énigme de Cold Spring de Carla Neggers

enigme de cold spring

Sortie VF le 1er octobre 2017

Présentation de l’éditeur : chez Harlequin

Il était l’héritier d’une grande dynastie, elle une aventurière aussi belle qu’intrépide. Un soir, Colt Sinclair et Frannie Beaudine se sont enfuis à bord d’un avion qui s’est écrasé près de Cold Spring, dans le New Hampshire. Mais jamais personne n’a retrouvé l’appareil, et le sort des amants maudits est demeuré un mystère… Des années plus tard, Pénélope Chestnut tombe par hasard sur la carcasse de l’avion au milieu des bois. La nouvelle est relayée par les médias et, très vite, tout s’accélère… Un détective surgit avec pour mission de vérifier les affirmations de la jeune femme. Puis c’est le neveu du disparu, Wyatt, qui arrive à son tour, bien décidé à apporter des réponses aux questions qui obsèdent toujours sa famille. L’affaire prend cependant une tournure inquiétante lorsque la vérité éclate au grand jour. Une vérité aux conséquences si dramatiques que Pénélope regrettera vite d’avoir fait la lumière sur l’énigme de Cold Spring…

L'avis de Linagalatée :

Pénélope Chestnut est une aventurière dans l’âme, pilote d’avion et randonneuse aguerrie, mais elle est aussi tête en l’air et impulsive, ne réfléchissant pas toujours avant d’agir.

Quand elle se perd en forêt sur les terres des Sinclair, épuisée, affamée et transie de froid,  elle ne s’attend certainement pas à tomber sur la carcasse du Piper Cub de Colt Sinclair et Frannie Beaudine, une enfant du pays, disparus depuis quarante-cinq dans un accident d’avion.

Tout le monde a cherché cette épave à l’époque, y compris le père et le grand-père de Pénélope, personne ne l’a jamais trouvée, et voilà que presque un demi-siècle plus tard, Pénélope tombe dessus par hasard.

Une fois cette nouvelle connue, les journalistes ont rapidement envahi la petite ville de Cold Spring, et bien que Pénélope ait démenti, accusant la fatigue et la peur d’avoir causé des hallucinations, personne ne la croit.

Mais elle tient bon dans sa dénégation, faisant croire qu’elle avait en fait découvert une décharge sauvage.

Brandon Sinclair, le frère de Colt, qui n’était encore qu’un enfant à la disparition de son frère, dépêche un détective, Jack Duning, sur place afin d’élucider ce mystère, Pénélope a t’elle oui ou non découvert l’épave ?

Wyatt Sinclair, le propre fils de Brandon, décide lui aussi de venir à Cold Spring sur les traces de son oncle.

Pénélope, harcelée de toutes parts, va t’elle tenir bon et continuer de nier l’évidence, afin de protéger sa cousine Herriet qui est persuadée d’être la fille de Colt et Frannie, et élevée par l’oncle et la tante de Pénélope.

Elle veut également protéger Bubba, l’ermite du village, qui vit depuis plus de vingt ans sur les terres des Sinclair, sans leur autorisation. Elle a réfléchi bien trop tard, à tous les tracas et désagréments qu’elle allait leur causer à tous les deux.

Une lecture très sympathique avec une belle histoire et ce qu’il faut d’énigme, d’amour et d’aventure pour la rendre palpitante et intéressante.

Des personnages, plus ou moins bons, mais qui ne laissent pas indifférents.

On ressent de la peur, de l’amusement, de l’incrédulité, on en apprend beaucoup sur le sirop d’érable. On imagine parfaitement les paysages féériques dans lesquels se situe l’action, des flancs de montagne jusqu’aux confins du lac.

Vous serez étonnés de certains retournements de situations, donnant du relief à cette histoire. Pour ma part j’ai pris beaucoup de plaisir à cette lecture, et je ne me suis pas ennuyée une seule seconde.

Un romantic suspense bien mené et subtilement dosé.

2 octobre 2017

Covenant #1 Démon suivi de Sang-mêlé de Jennifer L. Armentrout

Covenant 1 Sang mêlé

Sortie VF le 13 octobre 2017
Présentation de l'éditeur : chez J'ai Lu

Sur une île au large de la Caroline du Nord vivent les hematoï, des individus au sang pur et aux pouvoirs divins capables de maîtriser les quatre éléments. Ceux dont la lignée a connu un métissage sont contraints de choisir leur destin : intégrer le corps des Sentinelles du Covenant pour chasser les démons, leurs ennemis originels, ou être réduits à la servitude. 

De retour depuis peu au Covenant pour des raisons qui lui appartiennent, Alexandria n’a pas le choix : fille d’une hématoï et d’un simple mortel, elle se doit de réussir l’examen lui permettant de devenir Sentinelle. L’institution applique une discipline de fer, et les relations entre sang-pur et sang-mêlé sont formellement interdites, sous peine d’exclusion, ou pire. Une règle qui pourrait être simple si Aiden, un sang-pur aux yeux couleur d’orage qu’Alex convoite depuis toujours, n’avait pas été désigné comme son entraîneur personnel…

L'avis d'Izabulle:

Le résumé présente cette nouvelle romance paranormale sous l'angle essentiellement amoureux. Or, Alexandria notre héroïne est une vrai guerrière et ce premier tome tourne essentiellement autour de l'univers paranormal et les combats plutôt qu'autour de la romance.

 

L'histoire commence sur les chapeaux de roue avec un prequel extrêmement intense et dynamique. Alex est confrontée immédiatement à ses ennemis qui sont des démons. Les démons sont des Hematoï au sang pur qui ont été mordus et transformés à leur tour en démon. Elle va devoir se battre et se retrouve très tôt confrontée à la mort. Son retour au Covenant est une nécessité. Alex est complètement détruite et qui mieux qu'Aiden, son béguin d'enfance, pour la remettre sur pied.

 

Cette nouvelle romance paranormale de J.L. Armentrout reprend les codes de toutes les sagas qui ont connu du succès. Un héroïne tête brûlée et fortement malmenée. Un mal alpha très sexy et protecteur. Et surtout un environnement paranormal crédible et suffisamment original pour nous emmener dans un dépaysement agréable.

 

Si je n'ai pas grand chose à reprocher à ce livre, ce n'est juste qu'un sentiment de déjà vu ne m'a pas quitté du début à la fin. Le prequel m'aura fortement fait penser à la saga Lux, de part ses ennemis qui absorbent l'énergie des "gentils" ; Alex qui vit seule avec sa mère comme l'était Katy et la nuque d'Alex qui chauffe quand un ennemi est dans les parages. Concernant l'arrivée au Covenant et l'entrainement d'Alex par Aiden, cela m'a fortement rappelé la saga Divergente et tout le processus de rapprochement entre Tris et Quatre, au cours de leurs entrainements.

 

Malgré la plume extrêmement agréable de J. L. Armentrout, qui fait partie de mes auteurs préférées et une histoire qui se lit très rapidement, je n'ai malheureusement pas été surprise par le déroulé du scénario proposé. Certains avis annoncent des tomes suivants meilleurs que le premier, aussi peut-être que je me laisserai tenter sachant que le final de ce tome 1 nous laisse entrevoir pour la suite un possible triangle amoureux. Je sens que des dents vont grincer !

18 septembre 2017

The curse de Marie Rutkoski

the curse

Sortie VF le 16 février 2017
Présentation de l'éditeur : chez Lumen
Fille du plus célèbre général d'un empire conquérant, Kestrel n'a que deux choix devant elle : s'enrôler dans l'armée ou se marier. Mais à dix-sept ans à peine, elle n'est pas prête à se fermer ainsi tous les horizons. Un jour, au marché, elle cède à une impulsion et acquiert pour une petite fortune un esclave rebelle à qui elle espère éviter la mort. Bientôt, toute la ville ne parle plus que de son coup de folie. Kestrel vient de succomber à la " malédiction du vainqueur " : celui qui remporte une enchère achète forcément pour un prix trop élevé l'objet de sa convoitise. Elle ignore encore qu'elle est loin, bien loin, d'avoir fini de payer son geste. Joueuse hors pair, stratège confirmée, elle a la réputation de toujours savoir quand on lui ment. Elle croit donc deviner une partie du passé tourmenté de l'esclave, Arin, et comprend qu'il n'est pas qui il paraît... Mais ce qu'elle soupçonne n'est qu'une infime partie de la vérité, une vérité qui pourrait bien lui coûter la vie, à elle et à tout son entourage. Gagner sera-t-il pour elle la pire des malédictions ? Jeux de pouvoir, coups de bluff et pièges insidieux : dans un monde nouveau, né de l'imagination d'une auteure unanimement saluée pour son talent, deux jeunes gens que tout oppose se livrent à une partie de poker menteur qui pourrait bien décider de la destinée de tout un peuple.

L'avis d'Izabulle:

Kestrel 17 ans fait partie de l'élite Valorienne. Alors que ses journées se déroulent au rythme des invitations mondaines, des rumeurs et moments volés avec son piano, elle n'arrive à se résoudre à faire un choix. Dans six mois, elle devra choisir entre entrer dans l'armée où se marier.  Évidemment, son père, qui est le général des armées, aimerait la voir suivre ses pas, mais Kestrel sait qu'elle ne se satisfera d'aucune des deux voies offertes...
A l'occasion d'un tour en ville, elle se retrouve malgré elle au marché aux esclaves, et paie le prix fort pour un jeune esclave de 19 ans , prétendument forgeron et chanteur. Forgeron (tel est son nom d'esclave) se montre particulièrement indocile et intelligent pour un esclave Herranis. Et petit à petit, ces deux jeunes gens que tout oppose se rapprochent.

Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas lu une dystopie historique dans laquelle justement le domaine moyenâgeux était aussi réel. De la plume extrêmement soutenue de l'auteur, aux métaphores nombreuses mêlant suspense et mystère dans les dialogues, je ne me suis jamais sentie à ce point happée par un univers aussi original. L'écriture à la 3ème personne ne m'a pas le moins du monde dérangée, alors que mes habitudes de lecture sont principalement à la 1ere personne.
Nos deux protagonistes, Kestrel et Arin (Forgeron), sont des personnages très attachants, avec une profondeur et palette d'émotions très diverses. C'est un régal d'osciller entre les pensés de l'un et de l'autre, et de les voir au quotidien se battre contre leurs sentiments avec beaucoup de fierté et de retenue.

La romance n'est pas, à proprement parler, le cœur même de l'histoire, mais s'entrelace parfaitement, ou plutôt je dirai cruellement, avec le jeu de guerre politique et territorial du royaume. Je suis allée de découverte en découverte avec ce roman, comprenant finalement que l'auteur savait parfaitement à l'avance où elle souhaitait nous emmener.

Il m'arrive souvent d'avoir des coups de cœur pour des dystopies, mais celui-ci est un peu particulier. C'est précisément de l'auteur et de son écriture dont je suis tombée amoureuse ! The crime, le second tome sortira le 21 septembre 2017, et je serai là au rendez-vous.

Je tiens à remercier le blog "Songe d'une nuit d'été" grâce à qui j'ai pu découvrir ce livre via leur concours.

30 septembre 2017

La galerie des jalousies de Marie-Bernadette Dupuy

La galerie des jalousies

 Sortie VF le 6 septembre 2017

Présentation de l’éditeur :chez Calmann Levy

1920. Sur le site minier de Faymoreau en Vendée, un coup de grisou a provoqué l’effondrement d’une galerie. Apprenant la tragédie, Isaure Millet, la fille des métayers du château, s’est précipitée sur les lieux. Thomas Marot, l’homme qu’elle aime depuis toujours, fait partie des mineurs pris au piège. Les secours s’activent. Thomas est sauvé mais le soulagement d’Isaure est de courte durée : le jeune homme est déjà fiancé à une ouvrière polonaise. Comment pourra-t-elle se résoudre à renoncer à lui ?

Les suites de la catastrophe prennent une tournure inattendue: l’une des victimes retrouvées sans vie au fond de la mine a, en fait, été assassinée d’une balle dans le dos… L’enquête bute sur le mutisme des témoins. La belle Isaure, qui lutte pour dissimuler les sentiments qu’elle voue à Thomas, en sait-elle plus qu’elle ne prétend ? Quel secret cache la petite communauté de gueules noires ?

L'avis de Linagalatée :

Isaure Millet a à peine 18 ans mais elle est déjà en passe de devenir institutrice dans son petit village de Faymoreau en Vendée. Pour l’heure, elle vit à La Roche sur Yon où elle est surveillante dans une école privée.

Ses parents sont métayers à Faymereau, sur les terres d’une châtelaine, Madame de Régnier, et elle a pu suivre des études et obtenir ce poste grâce à la bienveillance de celle-ci.

Mais en ce samedi, jour de congé, alors qu’elle flâne, elle voit un article, il y a eu un coup de grisou à la mine de Faymereau, trois morts et deux hommes sont vivants sous les décombres. Sans réfléchir aux conséquences, elle fait son sac et prends le premier train. Il faut qu’elle sache pour Thomas !

Thomas Marot, Son Thomas, qu’elle aime tant, et qui ne lui a même pas envoyé une carte pour son anniversaire. Son Thomas qu’elle aime en secret depuis toujours, lui qui l’a toujours défendue contre les autres enfants qui ne faisaient que la rabrouer et la rabaisser, comme chez elle d’ailleurs.

Thomas, qui pansait ses blessures, qui la consolait, quand son père avait la main ou la ceinture trop leste, et qu’elle ne pouvait pas compter sur la tendresse de sa mère.

Isaure n’est pas une enfant aimée, son père aurait voulu un troisième garçon et sa mère est bien trop soumise pour s’opposer à son mari, alcoolique et violent envers Isaure. La situation s’est encore dégradée après la guerre, les deux fils sont morts et Bastien Marot est devenu encore plus violent, obligeant Isaure et sa femme, à exécuter des travaux dignes d’hommes robustes, Isaure a vu son départ en ville, comme une véritable délivrance.

Thomas fait partie des deux hommes coincés au fond de la mine, sous les gravats, il est en compagnie de Piotr Ambrozy, son futur beau-frère. Il s’est fiancé avec la belle Jolenta, fille d’immigrés polonais, en l’absence d’Isaure.

Thomas n’a pas vu Isaure grandir, elle est toujours pour lui, la petite fille qu’il protégeait, sa petite sœur, et il ne sait rien des sentiments qu’elle lui porte, même s’ils se voient comme le nez au milieu de la figure, même si tout le monde l’a deviné depuis longtemps.

Isaure a tout quitté sur un coup de tête pour venir auprès de Thomas, qui elle l’apprend, s’est destiné à une autre. Le choc est violent !

La vie reprend doucement. Thomas et Jolenta se marient, et Isaure reprend sa vie de fille de métayer. Le dur labeur, les coups, et Thomas qui n’est plus autant disponible pour elle.

Mais il y a un autre homme au fond de la mine, qui n’est pas mort du coup de grisou, il a pris une balle dans le dos, et la police en la personne de Justin Deversa été détaché pour résoudre ce crime.

L’enquête s’annonce très difficile, le meurtrier est-il également mort au fond de la mine ou a t’il réussi à s’enfuir avant l’éboulement ? Et Justin Millet va être confronté à un autre problème de taille : le silence des gueules noires, ce qui se passe au fond de la mine reste au fond de la mine, et on ne dénonce pas un collègue. Bref, ils n’ont pas du tout l’intention de l’aider, mais parfois à ne pas dire les choses, on fait quand même des aveux !

Vous dire que j’ai dévoré ce premier tome serait un euphémisme, je ne l’ai pas lâché, profitant de chaque seconde libre pour en lire quelques mots.

Isaure est devenue mon amie, je suis devenue sa plus proche confidente, j’ai souffert avec elle à chaque coup dur, j’ai détesté Jolenta, comme elle, j’ai haï son père et désintéressée de sa mère, pleuré de la perte de ses frères et du manque d’intérêt de Thomas, son personnage est si bouleversant qu’on ne peut qu’être près d’elle tout au long de la lecture.

Elle est bouleversante d’innocence, de naïveté, de colère brute, de rage et de haine.

Mais tous les personnages du roman sont remarquables, dévoués, aimants, taquins, mais aussi intéressés, fourbes, menteurs.

La famille Marot a également eu son lot de souffrance, si Thomas est revenu de la guerre sans blessure physique, Jérôme lui est revenu sans ses yeux, leur petite dernière Anne est atteinte de tuberculose, elle vit désormais au sanatorium de Saint-Gilles sur Vie, et les deux autres filles Zilda et Adèle sont entrées dans les ordres. Honorine et Gustave, les parents, ont toujours eu une tendresse particulière pour Isaure, qui fait presque partie de la famille, c’était encore chez eux qu’elle venait quémander un morceau de pain quand elle avait trop faim.

Je pourrais vous en parler pendant des heures, tellement j’ai adoré cette magnifique et sombre histoire d’après-guerre, mais il faut que je vous laisse également la découvrir, vous en imprégner, la vivre. Sentir toutes les odeurs des terres d’automne, du froid piquant de l’hiver, de la chaleur d’un bon feu ou des bras de l’homme que l’on aime.

Il s’agit là d’une réédition, les couvertures sépia sont magnifiques, le second tome est prévu pour une parution le 18 octobre, et le troisième le 8 novembre 2017.

J’ai laissé Isaure sur le quai d’une gare de Vendée, mais on s’est promis de se retrouver très vite, elle a tant à me raconter encore.

Lire la chronique du tome 2

26 septembre 2017

Sang à crocs de Kalypso Caldin [Wariwulfs tome 1]

Sang a crocs 1

Sortie VF le 7 septembre 2017

Présentation de l'éditeur : chez La Condamine

(438 pages)

Loups-garous, vampires et beaucoup, beaucoup de malchance...

Un enlèvement. Une morsure. La vie d'Elana, barmaid de Los Angeles, bascule en une soirée. Lorsqu'elle se réveille, elle se sent... différente. Assoiffée de sang. Et elle découvre un monde qu'elle était loin de soupçonner jusqu'alors.

Recueillie par une meute de loups - des Wariwulfs, apprend-elle -, elle doit accepter la terrible vérité : elle est désormais un vampire...

Mais apprivoiser sa nouvelle nature n'est pas simple alors qu'elle doit désormais supporter le troublant Alpha de la meute... Réussira-t-elle à vaincre les démons qui la hantent depuis la nuit du drame ?

L'avis de Twix : 

Si on avait prédit à Elana son avenir, elle aurait bien ri ! Perdre sa part d'humanité pour se retrouver transformée en monstre buveur de sang : n'importe quoi.

Et puis être jetée dans la fosse aux lions ou plutôt celle des loups-garous ? Pourtant, le destin de la jeune femme va bel et bien connaître un virage à 180 degrés. Et comment accepter l'inacceptable et surtout vivre désormais avec ?

C'est alors que la présence d'Aaron est une des clés de sa survie... et un peu plus ?

Alors là, on démarre très fort !

Évidemment, les récits de jeunes femmes transformées en vampires malgré elles et apprenant à faire avec sont légion mais celui-ci a le petit plus qui fait que vous ne lâchez plus le livre. 

Au début du récit, nous avons une jeune femme barmaid de son état qui vit un vrai cauchemar quand elle rencontre Vincent. La scène où il la transforme en vampire est un peu dure d'autant qu 'elle est agressée sexuellement. Mais tout le récit est aussi basé sur le fait que ce qu'elle a subi sera vengé à un moment ou un autre.

Seulement devenir un monstre assoiffé de sang n'est pas de tout repos surtout que notre Elana ne veut pas être un vampire, elle ne l'a pas désiré. 

Se retrouvant parachutée chez les loups qui, on le sait, ne peuvent pas sentir les vampires (sans faire de mauvais jeu de mots^^), ce sera eux pourtant qui la sauveront et l'aideront. Et qui dit meute, dit un Alpha, qui évidemment ne laissera pas indifférente notre héroïne.

Un mot sur Aaron qui bien qu'étant le chef des loups a un passé terrible, et n'aime vraiment pas les vampires, on apprendra pourquoi, mais Elana en subira les conséquences bien des fois ! 

En bref même si c'est une énième histoire entre vampires et loups-garous, ce récit est addictif ! Je l'ai dévoré et agréablement surprise par le style de l'auteure. 

Kalypso Caldin nous fait partager une histoire riche en émotions, action et sentiments.

Même si les vampires ne sont plus à la mode, Sang à crocs est un coup de cœur !

Je me réjouis si une suite est prévue, car ici, il s'agit du tome 1...

Une dernière parenthèse sur la couverture que je trouve fort réussie.

18 septembre 2017

Charles à l'école des dragons : nouvelle édition brochée, livre + cahier d'activité

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Auteur: Alex COUSSEAU et Philippe-Henry TURIN
Editeur : Seuil Jeunesse
Parution le 21 Septembre 2017
Résume : 
À l'école des dragons, on apprend à voler et à cracher du feu. Sauf quand on s'appelle Charles et qu'on préfère écrire des poésies...
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L'avis d'Izabulle :
Charles est un petit dragon pas comme les autres. Il a d'énormes pieds, d'immenses ailes, sur un corps tout maigrichon. Il a une tête de doudou et des couleurs chatoyantes d'or et turquoise. Il est super mignon, mais ne sait pas voler, ni cracher. Quel comble pour un dragon ! Il subit moqueries et isolement de la part de ses camarade de classe. Même sa maitresse est sur le point de baisser les bras. Mais rien n'est perdu, car notre petit Charles est sur le point de vivre le plus beau jour de sa vie !

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Comment vous dire que ce livre est le must du must pour les enfants entre 5 et 10 ans. Parlons de l'objet livre tout d'abord, qui est juste magnifique. Tel un coffret il s'ouvre, d'un côté le livre avec l'histoire de Charles et l'autre un cahier de coloriage et dessin. Cet ouvrage est d'une qualité remarquable, tout en couverture cartonnée et glacée. Les dessins sont sublimes, nos yeux hypnotisés par tout ces dragons plus majestueux les uns que les autres. Les couleurs sont belles, vives et lumineuses.
J'ai complètement craqué également sur le cahier d'activité, qui permet de prolonger la magie du livre. L'enfant est incité à colorier, dessiner, mais aussi à inventer certaines scènes avec Charles le dragon. Il y a aussi deux grands mandalas avec des formes de dragons, qui raviront des enfants un peu plus grands ou voir même les parents !
L'histoire de Charles aborde l'école et ses lots de moqueries et discriminations. Mais également un message final très positif, sur la notion de persévérance et l'importance d'aller au bout de ses rêves.
Cet ouvrage est parfait pour faire un cadeau à un enfant. Vous verrez ses petits yeux pétiller et s'émerveiller !

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